mardi 11 octobre 2016

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Dans moins d’un mois, la fin du cauchemar Trump?

Nous devons tous souhaiter et prier ardemment pour que, le 8 novembre, la centriste Hillary Clinton remporte, par un raz-de-marée électoral si c’est possible, l’élection présidentielle américaine.
Quand je dis tous, c’est tous ceux qui, à droite, à gauche et au centre sont attachés à la démocratie républicaine, qui défendent ses valeurs et ses principes.
Quand je dis souhaiter et prier, c’est parce que l’heure est grave même si, en France et en Europe, beaucoup ne prennent pas la mesure du cauchemar que les Etats-Unis vivent actuellement – que beaucoup d’Américains, également, minimisent – et qui pourraient devenir encore plus effrayant s’il se prolongeait après le 8 novembre par une victoire de Donald Trump.
Ce n’est même plus une question de savoir dans quel camp on est à moins d’être dans celui du populisme démagogique, fervent admirateur de l’insulte et du mensonge en politique et considérant la démocratie comme un système à abattre.
Il n’est guère étonnant de voir l’extrême-droite française, mélange de haine, de populisme, de démagogie et de pouvoir personnel (voire familial au FN) parler de Trump avec envie et admiration en le soutenant.
Il n’est guère étonnant de voir la droite radicalisée en faire de même parce que le promoteur newyorkais est un nationaliste borné et un (faux-)dur qui joue des muscles et des menaces à tous ceux qui ne sont pas d’accord avec lui, provoquant chez eux de l’envie et de l’enthousiasme.
Il n’est guère étonnant qu’il reçoive le soutien de tous les autocrates et dictateurs du monde entier au premier rang desquels on trouve Vladimir Poutine dont les autorités américaines ont démontré qu’il tente d’influencer, voire de manipuler, les élections présidentielles au profit de Trump.
Seul l’autocrate chinois, Xi Jinping, est en retrait mais cela vient sans doute des remarques racistes du candidat républicain à l’encontre de son peuple et de son pays…
D’ailleurs, quand on dit candidat républicain, on n’en est plus très sûr puisque les plus hauts responsables de ce parti se désolidarisent de lui les uns après les autres ainsi que de très nombreux élus et une grande partie de l’intelligentsia conservatrice.
Les journaux et les magazines républicains ou qui ont toujours appelé à voter républicain font des éditoriaux pour appeler à voter Clinton ou à tout le moins à ne pas voter Trump, voire à choisir le candidat libertarien, Gary Johnson.
Et des titres prestigieux comme Foreign Policy et USA Today qui n’avaient jamais appelé à voter pour un candidat de toute leur histoire ou qui comme The Atlantic l’avaient fait très exceptionnellement et devant la menace Trump, ont appelé à voter Clinton.
Tous veulent que cesse le cauchemar le 8 novembre prochain d’une prise en otage de la démocratie républicaine par un personnage aussi détestable et minable que Donald Trump.
Pour l’instant, l’heure est à l’urgence de lui faire barrage comme en France nous avons fait barrage à Jean-Marie Le Pen en 2002.
Ensuite, viendra le temps de la réflexion pour le peuple américain et ses élites afin qu’il n’y ait plus jamais un Trump en position de se faire élire à la Maison blanche.
En cela, les Américains feront bien de ne pas suivre l’exemple français où, après la présence inconcevable de Le Pen au second tour de la présidentielle il y aura quinze ans en 2017, les électeurs s’apprêtent à y mettre sa fille avec un nombre de voix beaucoup plus important au premier comme au second tour.
Le second débat qui s’est déroulé à Saint-Louis le 9 octobre a montré, dans le droit fil du premier mais, plus encore, de tous ses meetings de haines, d’insultes et de mensonges devant des foules qui criaient à la mise à mort de ses adversaires, que Donald Trump est, non seulement, incapable de remplir la fonction de président mais qu’il serait un danger pour toute la planète dont nous, Français.
Les derniers sondages et le réveil tardif mais réel de la presse écrite, malheureusement trop peu suivi par la presse audiovisuelle, donnent de l’espoir de renvoyer Trump dans sa tour bling-bling de la V° Avenue à New York d’où il n’aurait du jamais sortir.
Certains se diront que je parle beaucoup de Trump et de la menace qu’il représente, que cela ressemble à de l’obsession.
Je les rassure à mon sujet, j’aimerais n’avoir jamais eu à parler de ce personnage antipathique dont je suivais de loin les frasques audiovisuelles et dans le monde de l’entertainement de bas étage avec un certain dégoût de son comportement.
Mais ce n’est pas Trump qui m’intéresse.
Comme centriste et encore plus comme citoyen du monde, c’est la défense de la démocratie républicaine.
C’est pour elle que j’écris inlassablement qu’il faut se débarrasser de lui comme il faut se débarrasser de la famille Le Pen en France ou de personnages nauséabonds comme Farage ou Orban, en Europe, ainsi que de leurs pendants à l’extrême-gauche de l’échiquier politique.
Tout ce que j’espère c’est que le combat n’est pas perdu d’avance même si je continuerai à le mener sans faillir.



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