vendredi 16 juin 2017

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Le diable s’habille-t-il en Macron?

Il serait donc qu’un vulgaire apprenti dictateur qui avec ses colonnes de La République en marche (comme la fameuse marche des fascistes sur Rome en 1922) va instaurer un régime autoritaire en France grâce à son charisme, son charme, sa capacité à hypnotiser le peuple et à envoûter tous ceux qui le rencontrent.
Ce «banquier» comme s’évertue à l’appeler à chaque article Le Monde dont «l’obsession» serait, selon le même quotidien, de «garder la main sur tout, n’être dépossédé de rien» et le modèle ne serait «pas Ricœur mais Machiavel» est en train d’instaurer un «culte de la personnalité» comme l’affirme Jean-Luc Mélenchon, avec un modèle qui n’est pas Obama mais Reagan, selon l’Express, afin de mettre en place un dessein secret, faire triompher les forces de l’argent car il n’est que le représentant d’un «néolibéralisme à visage malin» comme l’écrit Le Figaro en s’octroyant les «pleins pouvoirs» comme le pense Le Figaro magazine grâce à une Assemblée nationale à sa botte, composée de néophytes qui ont tous plus ou moins quelque chose à se reprocher ou de députés MoDem malhonnêtes comme ne cessent de l’affirmer l’ensemble des médias de Libération à Franceinfo en passant par BFMTV et Valeurs Actuelles qui ont tous trouvé qu’il était «bonapartiste».
«Ça fait un peu froid dans le dos», ose même un professeur de Sciences Po dans les colonnes de l’Obs à propos de la future majorité en sièges de La République en marche! au Palais Bourbon
Une «duperie», renchérit un éditorialiste du Figaro…
Si on osait, on se demanderait si ce portrait d’Emmanuel Macron dressé par tous ses adversaires – et ils sont nombreux – ne ressemblent pas à celui d’un certain caporal, pas celui qui aurait vaincu à Austerlitz mais celui qui aurait gouverné l’Allemagne il n’y a pas si longtemps…
Mais, là où Le Monde se trompe, c’est qu’il n’est pas Dieu – c’est soi-disant ainsi que l’auraient baptisé des conseillers très proches – mais le diable!
En tout cas, tous ceux qui ont regardé la télévision, écouté la radio, lu les journaux ou consulté internet ces derniers jours doivent en être convaincus devant cette avalanche d’attaques.
Ou alors le pouvoir de la propagande… pardon, la presse n’est plus ce qu’il était!
On pourrait en rire s’il ne s’agissait du Président de la république, élu démocratiquement il y a un mois avec 66% des voix et dont le mouvement va, selon toute vraisemblance remporter les élections législatives de manière tout aussi démocratique.
Un président qui n’a jamais parlé de restreindre les libertés mais, au contraire de les augmenter, qui a décidé de faire passer une loi de moralisation de la vie politique et qui s’est engagé à être un allié fidèle de toutes les démocraties du monde, d’une Union européenne plus proche des peuples et de tous ceux qui, dans le monde, luttent pour leur liberté.
Un président dont la philosophie politique est très proche du Centrisme, lequel prône avant tout une société humaniste et progressiste, basée sur des valeurs fortes comme la liberté, l’égalité, la solidarité et la tolérance ainsi que sur le respect.
Un président qui, en outre, n’a pas créé les institutions qui lui ont permis de s’installer à l’Elysée et d’avoir une large majorité parlementaire.
Un président dont le passé ne démontre en rien aucune de ces attaques.
Voilà donc, soit un drôle de diable, soit un homme diabolique qui a dit et agit totalement en contradiction de ce qu’il veut vraiment faire.
Il aurait ainsi trompé tout son monde, de Barack Obama à l’électeur toulousain, de Vladimir Poutine à Renaud, d’Edouard Philippe à Jacques Attali, du candidat d’En marche! dans le Nord à Nicolas Hulot.
On savait qu’un centriste était constamment sous les feux croisés des attaques venues de droite et de gauche.
D’autant plus s’il devenait le chef de l’Etat.
Et encore plus s’il avait une majorité à l’Assemblée nationale.
Je ne suis donc pas surpris mais attristés devant tant de bêtises.
Quoi qu’il en soit, comme centriste, je serai attentif à l’exercice du pouvoir d’Emmanuel Macron mais sans tous ces fantasmes ridicules sauf si, un jour, les faits les prouvent, ce qui n’a pas été le cas jusqu’à maintenant.
Le combat politique dans une démocratie apaisée passe par les idées et un débat constructif.
Pas par des médisances, des calomnies et de la haine.


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