dimanche 15 mars 2020

L’Editorial du CREC. Monsieur Macron, vous êtes d’abord le garant de la sécurité des Français!

Monsieur le Président de la République, à la sortie du bureau de vote où vous veniez de mettre votre bulletin dans l’urne, vous avez déclaré que vous aviez organisé les élections municipales malgré le coronavirus covid19 parce que vous êtes le garant de la vie démocratique du pays.
Si cela est exact, monsieur le président, en revanche vous êtes, avant cela et d’abord, le garant de la sécurité de vos concitoyens.
C’est votre première mission parce qu’une vie démocratique ne vaut rien pour ceux qui ne peuvent vivre en sûreté leur existence, pire, qui sont morts.
Et, force est de constater, que vous n’avez pas rempli cette mission en décidant que les municipales auraient lieu en pleine épidémie d’un virus que nous ne savons pas encore combattre efficacement.
Monsieur le président, vous avez commis une faute politique.
Oui, c’est vrai, le covid19 est dangereux et tue, que vous le décidiez ou non.
En revanche, rien ne vous obligeait à tenir un scrutin qui, même s’il ne cause qu’un décès ou un cas grave chez ceux qui se sont rendus aux urnes et qui tomberont malades de s’être déplacés dans un bureau de vote, sera un mort ou un malade de trop.
Parce que vous aviez la possibilité de décider de reporter un scrutin dont il n’était pas essentiel pour que notre vie démocratique soit impactée s’il ne se tient que dans un, deux ou trois mois.
Vous avez choisi de jouer à la roulette russe avec la santé des Français et ce n’est pas à votre honneur.
Surtout quand on sait, monsieur le président, que vous l’avez fait pour des motifs politiciens.
Avez-vous eu la «trouille», comme l’ont dit de nombreux commentateurs que monsieur Larcher et d’autres personnages aussi pathétiques vous reprochent d’avoir reporté les municipales?
Mais cette peur, monsieur le président n’est pas un sentiment qui doit vous guider surtout dans ces moments là.
On peut et on doit stigmatiser les personnes qui se croient plus fortes que le virus et ne respectent pas les règles que votre gouvernement et votre administration répètent, fort justement, en boucle.
On est sidéré de voir les gens se promener en masse dans les rues ce dimanche, parfois en groupe.
Mais on l’est tout autant en voyant les files d’attente devant les bureaux de vote où, évidemment, beaucoup ne respecte une distance d’un mètre.
Oui, monsieur le Président de la République, c’est une faute que nous espérons vous ne commettrez pas dimanche prochain pour le second tour…

L’équipe du CREC


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