lundi 8 août 2011

L'Humeur du Centriste. L’union nationale, formule miracle… et mirage des centristes!


En 2007, François Bayrou la réclamait. En 2011, c’est Jean-Louis Borloo qui la veut. Quoi? L’union nationale, pardi, seule façon, selon les deux leaders autoproclamés du Centre, de sortir de la crise et de bâtir un avenir radieux...
Jean-Louis Borloo confondrait-il, comme François Bayrou, Centrisme et union nationale? On peut le penser.
Car si le Centre veut rassembler le plus de Français autour de son projet pragmatiste, responsable, consensuel, réformiste et équilibré, il ne s’agit pas d’une union nationale, loin de là.
L’union nationale, utile et nécessaire en temps de crise aigüe où le pays est en danger, comme c’est le cas lors d’une guerre menaçant le territoire national, n’est pas forcément adaptée pour régler tous les problèmes, fussent-ils importants ou même gigantesques.
Diluer la démocratie dans un unanimisme serait affadir la première et édulcorer la responsabilité politique des gouvernants. Car, pour qu’il y ait union nationale, il faut une convergence de vues entre toutes les formations politiques, ce qui ne peut être le cas que sur des grands principes et non sur toute une politique.
En revanche, convoquer des élections anticipées pour que le pays tranche entre plusieurs propositions et donne une large majorité, soit à la Gauche, soit à la Droite, soit au Centre, semble plus approprier pour que ceux qui agiront ensuite puissent prendre des décisions difficiles avec le soutien populaire nécessaire.
Ou alors, chercher un consensus républicain sur des questions très précises, où tous les partis se retrouvent sans pour autant s’unir dans un gouvernement, est la seconde option.
Mais il n’est guère besoin d’union nationale.
Au lieu d’appeler à tout va à cette improbable  union, les leaders centristes devraient plutôt s’atteler à faire des propositions concrètes qui donneront envie à leurs concitoyens de leur accorder leur confiance.
Lorsque l’on voit celles de Jean-Louis Borloo, qu’il explique dans Le Figaro, pour traiter la crise de la dette américaine et européenne mais aussi pour épurer les déficits publics, on se dit qu’il y a encore du boulot pour passer des grands principes et des vœux pieux à de vraies mesures produisant de vrais effets en temps réel…

Le Centriste

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