lundi 20 septembre 2010

Actualités du Centre – France – Pour François Sauvadet, «Les centristes doivent se rassembler pour peser davantage au Parlement»


Dans une interview au quotidien Le Figaro et alors que débutent à Nice les journées parlementaires du Centre, François Sauvadet, président du groupe Nouveau Centre à l’Assemblée nationale estime que les élus centristes doivent se rassembler pour avoir plus de pouvoir dans les débats parlementaires. Par ailleurs, il tacle à nouveau la candidature d’Hervé Morin, le président de son parti, à l’élection présidentielle en estimant qu’il est trop tôt pour en parler. Extraits

Quel message voulez-vous adresser, à l'occasion de vos journées parlementaires?

Les centristes doivent se rassembler pour peser davantage au Parlement dans les débats. Pour assurer l'avenir du pays et le succès de la majorité à l'élection présidentielle, l'UMP et les centristes doivent marcher ensemble, dans le respect de leurs différences. Je suis convaincu que si on nous avait écoutés, on aurait pu éviter certaines erreurs. Je pense à la taxe carbone, légitimement retirée faute d'avoir été proposée au plan européen, mais qui a causé beaucoup de dégâts en milieu rural. Je pense aux niches fiscales, que nous proposions de revoir dès le premier budget 2007. Avec le groupe de l'Union centriste du Sénat, Nicolas About et Jean Arthuis, nous voulons aussi porter l'idée de justice. Nos deux groupes redéposeront des amendements de suppression de l'ISF, qui est un mauvais impôt, de suppression du bouclier fiscal, qui est une mauvaise réforme, et de création d'une tranche supplémentaire d'impôt sur le revenu.

Le président du Nouveau Centre, Hervé Morin, sera-t-il votre champion en 2012?

Ce n'est pas le sujet du jour. Nous avons plusieurs grands rendez-vous: la réforme des retraites, celle des collectivités territoriales, le budget 2011, la réforme de la dépendance… pour moi, le temps de l'élection présidentielle n'est pas venu. Il aura lieu en son temps, et selon moi pas avant septembre 2011. Travaillons à un projet et on verra qui le conduira avec tous ceux qui, au gouvernement, ont choisi de ne pas être sur le banc de touche à commenter le match. Le temps est aujourd'hui à l'action pour réussir les réformes face à une gauche qui se radicalise et qui joue une carte dangereuse, celle de dire aux Français: «Dormez tranquilles, tout va s'arranger avec le retour de la croissance.» C'est un leurre!

Craignez-vous les tentatives de débauchage des députés villepinistes pour créer un groupe autonome à l'Assemblée?

Dominique de Villepin, centriste? Je me marre! L'homme du contrat première embauche, qui s'est mis à dos les jeunes, devenu centriste? Ce n'est pas sérieux. Villepin est un opposant à Nicolas Sarkozy, et François Bayrou, l'aventurier de l'Arche perdue, a emprunté la même voie de l'opposition systématique. Leur alliance relève de l'opportunité politique. C'est le mariage de la carpe et du lapin.

© 2010 Le Figaro

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