lundi 13 février 2012

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Que disent les valeurs du Centre

Rappelons que le Centrisme:
- est un humanisme intégral, un libéralisme social, un réformisme, un pragmatisme, un progressisme et un personnalisme;
- son principe d’action politique est le juste équilibre;
- sa règle comportementale est la responsabilité;
- il est attaché à la démocratie républicaine représentative et délibérative;
- il défend un exercice du pouvoir le plus proche du citoyen dans une mondialisation humaniste.
Surtout, ses valeurs fondamentales sont la liberté, le respect, la solidarité et la tolérance.
Pour une société avancée du XXI° siècle comme l’est la France, qu’est-ce que cela signifie?
D’abord que le Centrisme s’attache à l’être humain car il considère que tout part de lui et que tout ce que fait la société conduit à lui. Cet humanisme intégral est bien caractérisé par ces quatre valeurs fondamentales.
La liberté pour chacun et pour tous dont la seule borne est celle de l’autre, des autres. A cet effet, chaque individu doit être libre de choisir sa vie et ce qu’il veut être. Et ses choix doivent être respectés. Mais, comme il est responsable de sa vie, lui aussi doit respecter les choix et l’individualité des autres, de tous les autres.
Ce respect, trop longtemps méprisé, est la seule valeur qui permet de réconcilier la montée inexorable de l’individualisme dans les sociétés démocratiques et le vivre ensemble.
La solidarité qui, depuis la naissance de l’individu, lui assure la possibilité de se développer et de devenir une personne responsable qui maîtrise sa vie et qui, lui-même, devient solidaire des autres. Sachant que l’existence n’est pas un long fleuve tranquille, il doit pouvoir compter sur la solidarité de la communauté, tout comme il doit y participer. Mais cette solidarité n’a rien à voir avec l’assistanat. Son but est de libérer, non d’asservir, de permettre de devenir responsable et indépendant.
La tolérance qui est indispensable pour que chacun puisse vivre son projet de vie et sa différence tout en tolérant tous ceux qui ont la même ambition, se réaliser pleinement dans la communauté.
Et la société doit apporter la réelle capacité de l’épanouissement de chacun.
Ces valeurs racontent ainsi la belle histoire d’un individu libre et sachant où il a envie d’aller, respecté par les autres pour ce qu’il est, se sentant responsable de sa vie mais aussi de ce qui se passe autour de lui, voulant construire en harmonie avec les autres une société où l’on se rappelle que les êtres humains sont, comme le disait Aristote, des «animaux sociaux» dans le sens qu’ils se réalisent totalement dans le cadre de la communauté humaine.
Cette communauté doit être une société équilibrée c’est-à-dire une société où chacun, quel qu’il soit, pourra trouver sa place et jouir de manière effective de ses droits s’il respecte ses devoirs.
Ni partisan échevelé de l’individu-roi mais pas plus défenseur rigide d’une communauté-reine, le Centre veut mettre l’individu au centre de la société, c’est-à-dire en lui conférant le rôle principal. Mais ce rôle s’accompagne de la nécessaire et incontournable responsabilité. Et cette responsabilité, envers lui-même d’abord, envers les autres ensuite, c’est-à-dire envers chacun des autres mais aussi la communauté dans son ensemble est essentielle pour que la société soit équilibrée.
Les valeurs du Centre et comment celui-ci souhaite que la société les mette en œuvre constituent le socle du projet politique centriste.
On voit bien qu’elles n’ont rien à voir avec la stigmatisation, l’autoritarisme et le soupçon. Mais elles n’ont rien à voir, non plus, avec le renoncement, l’irresponsabilité et l’assistanat.
On voit bien que le projet du Centre est loin d’une vision étriquée d’une société hiérarchisée, repliée sur elle-même et comptant sur un chef omnipotent et omniscient pour savoir où aller.
Les valeurs du Centre sont celles d’hommes et de femmes qui veulent, chacun et chacune, bâtir leurs propres vies mais qui savent que l’on y parvient mieux quand on le fait ensemble, en s’associant librement.

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