dimanche 1 janvier 2017

Actualités du Centre. Etats-Unis: l’organisation centriste No labels tente une nouvelle percée sur fond de présidence Trump

Il existe, aux Etats-Unis, plusieurs organisations centristes qui revendiquent la volonté de faire travailler ensemble les démocrates et les républicains.
No labels qui existe maintenant depuis plusieurs années est de celles-là.
Bien qu’elle n’ait jamais réussi une réelle percée, surtout à présenter un candidat crédible à l’élection présidentielle, elle tente, à périodes répétées de se faire entendre afin de délivrer un message bipartisan.
C’est ce qu’elle fait actuellement alors que se profile la présidence de Donald Trump qui, selon les dirigeants de No labels pourrait être une opportunité pour faire passer des législations centristes.
Le problème avec les organisations de ce type c’est que la plupart ont acté la définition fallacieuse que la droite extrême du Parti républicain veut imposer du Centre aux Etats-Unis.
En se radicalisant, les républicains ont tenté de déplacer le Centre vers la Droite, voulant faire de cet espace un simple milieu qui serait à équidistance du positionnement de la Droite et de celui la Gauche, où que celles-ci se trouvent.
Or, si on les suit sur ce terrain là, le Centre américain se trouverait désormais là où se trouvait autrefois la Droite.
Cette supercherie leur permet  de classer les centristes Barack Obama et Hillary Clinton à gauche, voire, pour cette dernière, à l’extrême-gauche!
Malgré la dénonciation de ce tour de passe-passe par de nombreux politologues, beaucoup de médias ont suivi cette soi-disant évolution présentée par les radicaux républicains.
Comme l’a fait en partie No labels.
Il n’en reste pas moins vrai que l’organisation tente réellement de jeter un pont entre les républicains modérés, ou ce qu’il en reste, et les démocrates modérés.
Si ses efforts n’ont guère produit d’effets spectaculaires, la présidence Trump pourrait offrir quelques opportunités en ce sens.
D’une part parce que nombre d’élus républicains au Congrès ne veulent pas suivre un certain nombre de politiques populistes et démagogiques que proposent leur nouveau leader.
D’autre part parce que Trump, dans un fourre-tout où coexiste des propositions couvrant tout le spectre de la politique, a promis des mesures qui pourraient recevoir l’assentiment, et des républicains, et des démocrates.
Néanmoins, il semble actuellement illusoire que les républicains modérés se révoltent contre Trump et que les démocrates modérés lui tendent la main.
Toujours est-il que No labels a réussi à mettre sur pied avec plusieurs riches donateurs un fond de 50 millions de dollars pour aider à faire élire des candidats qui veulent trouver des compromis avec l’autre bord et à faire battre les radicaux.
Ce fonds veut surtout permettre à des candidats modérés de ne plus dépendre pour leur élection de fonds venant d’organisations proches de leurs partis et qui favorisent les prises de position extrémistes sous la pression d’une partie des militants les plus enragés et les plus idéologiquement marqués.
No labels espère réunir autour de son projet entre 20 et 25 membres de la Chambre des représentants, ce qui pourrait être assez pour avoir une influence non-négligeable sur l’agenda législatif selon ses promoteurs.
L’organisation a d’ores et déjà identifié quatre buts pour la présidence Trump: créer 25 millions d’emplois les dix prochaines années; réformer Medicare et les retraites pour que les deux systèmes fonctionnent pendant les soixante-quinze prochaines années; faire en sorte que les Etats-Unis parviennent à l’indépendance énergétique en 2024; avoir un budget en équilibre en 2030.


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