mardi 5 novembre 2019

Actualités du Centre. Espagne – Législatives: Ciudadanos continue à perdre du terrain


«Si vous êtes libéral, vous votez libéral. Si vous êtes au centre, votez au centre. Si vous êtes courageux, votez courageusement. Ne votez pas avec peur ne votez pas avec haine ou résignation. Votez pour qui vous aimez le plus, avec votre tête et votre cœur. Votez ce que vous ressentez. Votez ce que vous êtes.»
«Vous, les libéraux, les modérés, les indépendants, les familles, les classes moyennes, les travailleurs dont personne ne s’occupe, ceux qui croient en l’Espagne, allez montrer que vous pouvez changer les choses. Commencez la remontée [remontada]. On va mettre l’Espagne En Marche.»
Albert Rivera a beau tenté de mobiliser ses électeurs et de galvaniser ses troupes dans ces tweets, Ciudadanos, le parti centriste qu’il a créé et dont il est le leader, continue à perdre du terrain dans les sondages à cinq jours des élections législatives espagnoles.
Les dernières enquêtes d’opinion donnent ainsi le parti sous les 10% d’intentions de vote (entre 8,5% et 9,5% avec un bas à 8% et un haut à 10,1%).
Et s’il continue à faire semblant d’une possible victoire («Si les Espagnols veulent un gouvernement libéral et réformiste, je m'engage à le mettre en place dans un mois.»), son salut passera peut-être par devenir l’allié d’appoint du PSOE (Parti socialiste) qui domine la campagne et devrait continuer à gouverner le pays (avec des sondages entre 27% et 28%).
Une hypothèse que ne balaie plus d’un revers de main Rivera alors même que ces élections viennent du refus de sa formation de conclure une alliance avec les socialistes et que les Espagnols vont sans doute sanctionner dans les urnes…
Il faut rappeler, tout de même, à la décharge de Rivera, que les motifs de ce refus viennent de ce que les socialistes ont joué un jeu trouble avec l’extrême-gauche de Podémos dans les négociations en vue d’une possible alliance (mais le parti populiste demandait tellement de concessions aux socialistes que ceux-ci ne pouvaient l’accepter) et, surtout, avec les divers mouvements indépendantistes et nationalistes qui existent à travers le pays et, en particulier, en Catalogne d’où est justement issu Ciudadanos dont une des bases de son existence est une lutte sans merci à ces activistes qui veulent défaire l’unité du pays.
Pour autant, les centristes sont assez proches des socialistes pour ce qui est des réformes sociales et sociétales alors même que le Parti populaire (droite) s’est radicalisée sur ces questions face à une extrême-droite (Vox) qui monte dangereusement dans le pays (entre 12% et 14% dans les sondages).



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