vendredi 29 octobre 2010

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. S’adapter et se réformer pour bâtir notre présent et notre avenir


Le Monde bouge et bougera. Avec ou sans la France. La France doit donc s’adapter. Car, à part quelques illuminés qui le pensent, ce n’est certainement pas le monde qui va s’adapter à la France. Et quand la France doit s’adapter au monde ce n’est pas pour une simple question de conformisme, ni même par une posture mimétique avec une communauté mondiale dont elle devrait être solidaire. Non, la France doit s’adapter pour être dans le wagon des gagnants dans le monde et dans la mondialisation.

Ce n’est pas une compétition pour l’honneur ou pour flatter un quelconque égo national mais bien une bataille pour être capables de maîtriser le présent et l’avenir de la France. Si nous refusons cette adaptation à la réalité du monde qui se dessine devant nous aujourd’hui, nous perdrons de notre richesse, de nos protections sociales et tout un tas d’autres choses qui nous sont chers et que nous ne pourrons sauvegarder que si nous acceptons d’entreprendre les réformes nécessaires et justes. Car sans des réformes qui mettent en œuvre le concept de juste équilibre, c’est-à-dire impliquant tout le monde quand aux efforts et aux fruits récoltés, aucune politique d’adaptation n’aura de sens et ne pourra réussir, n’ayant pas le soutien indispensable des citoyens.

In fine, cette adaptation, qui ne sera certainement pas une partie de plaisir et qui ne sera guère facile, nous permettra de repartir vers l’avant afin de conquérir de nouvelles libertés et de nouveaux avantages sociaux dans une société dynamique, capable à nouveau de faire de la croissance, de regarder vers le futur en maîtrisant son présent et non en étant à la merci de forces extérieures ou de marchés financiers qui nous dicteraient ce que nous devons faire.

Refuser cette adaptation serait irresponsable de la part de politiques qui connaissent la situation de la France et qui regardent le monde se transformer au profit de pays qui savent saisir leur chance. Le temps presse évidemment et les réformes de fond de la fiscalité, de l’enseignement, des retraites (une vraie réforme!), de la gouvernance, de la santé, de l’énergie, du marché du travail, de l’environnement doivent être entreprises le plus vite possible. De même, il faut moderniser notre outil de production pour le rendre plus compétitif et nous devons absolument mettre en place des aides substantielles pour l’innovation et des incitations fortes afin de permettre à nos petites et moyennes entreprises de réussir, qui sont les moteurs de l’emploi et de la croissance. Sans oublier de réactiver notre lien social autour des valeurs essentielles que sont la liberté, le respect, la solidarité et la tolérance.

Le vainqueur de la présidentielle de 2012 devra s’atteler à ces tâches d’autant plus gigantesques que beaucoup de temps aura été perdu. C’est pourquoi il nous faudra élire une personne nouvelle et déterminée, indépendante des clientélismes et des lobbies qui gangrènent la politique. Un tel candidat, on le trouvera bien sûr au Centre car seuls les centristes, depuis des années, militent pour des réformes nécessaires et justes. Seuls les centristes proposent de faire gagner la France tout entière et non un groupe social ou une partie de la population. Seuls les centristes sont prêts à accepter les lourdes responsabilités inhérentes à cette adaptation. Seuls les centristes peuvent mettre en route un nouveau pacte social qui sera le socle des réformes.

Cette adaptation, ces réformes nécessaires et justes ont un sens, bâtir une France où il fait bon réussir, où il fait bon faire des projets, où il fait bon fonder une famille, une France où il fait bon vivre.

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