mardi 27 mars 2018

Actualités du Centre. A Mayotte, réélection de la députée majorité présidentielle

Assemblée nationale
La députée invalidée de Mayotte, Ramlati Ali, a retrouvé son siège lors de la législative partielle de dimanche.
Elle a amélioré son score de juin 2017 avec 54,99% des suffrages et a distancé le candidat de la Droite soutenu par l’extrême-droite dès le premier tour (une première dans la V° République) de près de 1500 voix avec, pour une fois lors de ce genre de scrutin, une participation acceptable (41,19%) et en hausse par rapport au premier tour.
Ramlati Ali fait partie de la majorité présidentielle.
Elle faisait même partie de La république en marche mais elle a été mise en examen pour fraude électorale (ne concernant pas son élection de 2017 et son invalidation qui ressortait du faible écart en voix et de la possibilité que «la sincérité du scrutin (ait) été altérée» selon le Conseil constitutionnel), ce qu’elle conteste, et ne pouvait donc recevoir l’investiture du parti présidentiel.
Néanmoins, LREM a publié le communiqué suivant qui ne laisse aucun doute sur son appartenance à la majorité:
«La république en marche félicite Ramlati Ali, candidate de la majorité présidentielle, réélue députée de Mayotte. LREM remercie les électeurs qui se sont déplacés pour voter, ainsi que les élus et les services de l'Etat qui ont assuré la continuité de la vie démocratique en organisant ce scrutin malgré un contexte social tendu. Par ce vote, les Mahoraises et Mahorais ont réaffirmé leur volonté de renforcer le dialogue avec le Gouvernement pour trouver des solutions adéquates aux problèmes de sécurité, d'éducation et de santé auxquels Mayotte est confrontée.»
A noter que sur les trois élections législatives où un membre de la majorité présidentielle avait été invalidé, celle-ci en a gagné deux (Guyane et Mayotte) et en a perdu une (Val d’Oise).
Dans les autres élections partielles, ce sont tous les députés invalidés (PS et LR) qui ont retrouvé leurs sièges, toujours face à des candidats de la majorité présidentielle au second tour.
Dès lors, il semble assez excessif de parler d’un échec global du camp macroniste pour ces scrutins comme le font nombre de médias même si ceux-ci montrent, encore une fois, que l’exercice du pouvoir suscite des oppositions plus fortes aux élus qui soutiennent le Gouvernement et le Président de la république.


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