lundi 2 octobre 2017

Actualités du Centre. Indépendance de l’UDI: Lagarde ressort de vieilles promesses

Jean-Christophe Lagarde
L’UDI veut dire Union des démocrates et indépendants.
Dans l’idée même de Jean-Louis Borloo, le créateur du parti, il s’agissait de créer un parti positionné au centre-droit avec une forte identité radicale et qui serait indépendant de la Gauche mais surtout de la Droite ayant vocation à présenter un candidat à l’élection présidentielle, surtout à devenir majoritaire dans l’espace central et à prendre le leadership de l’axe central.
Lorsqu’il s’est retiré de la vie politique et que Jean-Christophe Lagarde a été élu président de l’UDI, ce dernier a repris les mêmes promesses pendant sa campagne électorale (avec notamment l’affirmation qu’il y aurait un candidat de sa formation politique à la présidentielle…) puis dans les propos qu’il a tenus par la suite.
Mais, lors de la dernière présidentielle, ni une candidature UDI (rapidement enterrée), ni l’indépendance (soutient sans réserve à François Fillon), n’ont été eu rendez-vous.
L’échec de cette stratégie se suivisme de Lagarde depuis longtemps (il fut porte-parole de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012), l’ont amené pour pouvoir garder son poste et éventuellement éviter la désintégration de l’UDI à proposer que, désormais (sic!), le parti de centre-droit serait indépendant.
Dans une interview au JDD, il déclare ainsi que «Nous tournons la page d’une ‘annus horribilis’, subie parce que nous n’avons pas eu la force collective de présenter un candidat à la présidentielle. Et nous avons été contraints de soutenir un candidat et un programme que nous n’avions pas choisis et qui nous a embarqués dans une affaire qui ne nous concernait en rien. Nous en tirons les leçons. La recomposition politique en cours nous rend désormais libres de toute entrave et de toute alliance. Libres de toutes nos positions, que ce soit vis-à-vis du gouvernement ou de toute formation politique.»
Et d’enfoncer le clou:
«Nous sommes désormais libres de toute alliance. Ce que je veux construire à partir de l’UDI, c’est une force politique qui ne sera plus jamais supplétive des républicains. Cette page avec LR est tournée».
Même s’il cache sa responsabilité derrière des décisions collectives, ayant navigué à vue pour tirer le maximum de ce qu’il pouvait pour son ambition personnelle, il affirme que, désormais:
«A partir de l’UDI, je souhaite que nous construisions une force politique nouvelle, rassemblant le centre et la droite progressiste. D’ici aux européennes, nous avons deux ans pour gagner une autonomie complète et rassembler ceux qui ne partagent pas la dérive d’une droite se recroquevillant sur sa fraction la plus nationaliste, conservatrice, et frileuse. Bref, la droite qui a refusé de voter Macron contre Le Pen, n’est pas la nôtre.»
Pour la crédibilité de Jean-Christophe Lagarde, il faudra qu’il mette enfin en pratique ce genre de déclarations qu’il a souvent faites par le passé.

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