mardi 14 février 2017

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Empêcher la Russie de menacer la présidentielle et la démocratie française

Après les Etats-Unis, dans un comportement de toute puissance, Vladimir Poutine a décidé de se payer la France, son élection présidentielle, sa démocratie.
Il pense – et n’a pas tout à fait tort – qu’il a permis à Donald Trump de se faire élire président, surtout qu’il a empêché Hillary Clinton de l’être.

Un succès qui lui est sans aucun doute monté à la tête, lui qui ne peut que déstabiliser la démocratie dans le monde à défaut de pouvoir sauver son pays du chaos et de la faillite à cause de son incurie à gouverner et de son appât du gain (il a amassé des milliards de dollars grâce à sa fonction de président de la Russie).

Et, aujourd’hui, il estime qu’il a des chances de barrer la route aux candidats français qui lui déplaisent – au premier rang desquels Emmanuel Macron – tout en essayant de favoriser ceux qu’ils voient comme des compagnons de route, non pas de la Russie, mais de son régime corrompu et liberticide.

Et ceux-ci se nomment, par ordre de leurs liens et de leurs bienveillances envers l’autocrate de Moscou, Marine Le Pen, François Fillon et Jean-Luc Mélechon.

Un beau trio d’idiots utiles où l’on retrouve deux personnalités malhonnêtes (Le Pen et Fillon), deux encore populistes et démagogues (Le Pen et Mélenchon) et trois menteurs (Le Pen, Fillon et Mélenchon).

Aujourd’hui, comme l’ont confirmé les services secrets, notamment français, les attaques russes contre Emmanuel Macron se multiplient

Que ce soit en piratant son site web, en volant les données d’En marche!, en utilisant les médias créés directement par le Kremlin (RT – Russia Today – et Sputnik) et des relais à la botte de ce dernier (comme Wikileaks de Julian Assange), pour déverser en mensonges, des diffamations et des insultes repris ensuite par des «amis» de la Russie (sur internet, à l’Assemblée nationale, dans les médias français notamment de droite radicale et d’extrême-droite) et propagés par des robots sur tous les réseaux sociaux, faisant croire à une communauté anti-Macron de millions de personnes.

Tout cela a été bien étudié et établi par la CIA et le FBI aux Etats-Unis ainsi que par les grands médias comme le New York Times ou le Washington Post.

Mais l’élection française, avec l’élection de Marine Le Pen ou de François Fillon, ne sera qu’une étape, après l’élection américaine (et peut-être le référendum sur le brexit au Royaume Uni) et avant l’élection allemande, où Poutine veut se payer Angela Merkel, la dirigeante européenne qui résiste le plus au maître du Kremlin avec François Hollande.

Quoi qu’il en soit, tous les démocrates du monde, d’Europe et de France, en particulier les centristes, doivent sans délai se lever, résister et prendre les décisions qu’il faut pour empêcher le régime liberticide russe, celui qui emprisonne les opposants quand il ne les fait pas assassiner, de réussir son entreprise.

Ils avaient hésité à le faire lors de la campagne électorale aux Etats-Unis, incrédules devant les agissements de Poutine.

Ils ne doivent plus tergiverser.

D’autant qu’aujourd’hui le président russe se sert de la propagande et de la désinformation, de l’ère post-vérité et des fausse informations, pou mener son combat parce que son armée, quoi qu’il en dise, est incapable de mener actuellement autre chose que des guerres locales (en Syrie ou en Ukraine).

Mais, en même temps qu’il déstabilise les démocraties républicaines occidentales, il a entrepris une politique impressionnante de réarmement de son pays, au détriment du bien-être de sa population.

Car le rêve de cet autocrate dangereux c’est d’être, à la fois, les tsars Ivan le Terrible et Pierre le Grand ainsi que surtout le dictateur rouge Staline, trois bouchers, trois criminels mégalomaniaques qui ont voulu faire de la Russie une puissance mondiale par l’utilisation de l’ultra-violence tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

Si nous ne nous opposons pas avec détermination à Vladimir Poutine aujourd’hui, nous en paierons le prix demain.

Rappelons-nous le 30 septembre 1938 et ce qui se passa Munich…




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