mercredi 25 avril 2018

Actualités du Centre. Bayrou: «on est entré dans une nouvelle époque de la politique française»

François Bayrou
François Bayrou était l’invité de CNews.
A cette occasion, il a apporté son soutien au Président de la république et à sa visite d’Etat aux Etats-Unis ainsi qu’à sa volonté de parler avec Donald Trump.
Il a également apporté son soutien aux réformes du Gouvernement.
Il a redit sa foi dans l’action d’Emmanuel Macron qui, selon lui, a inauguré, avec son aide, «une nouvelle époque de la politique française».
Et en matière internationale, il a affirmé que la voix de Macron, «défend non pas l'intérêt égoïste de la France, non pas une vision de domination de la France, mais une voix qui défend une certaine idée d'un nouvel ordre du monde, une certaine idée de l'intérêt général du monde.»
Extraits.
- Je pense que la France a un poids, qui est un poids historique, politique en raison de par exemple sa place au conseil de sécurité de l'ONU, de sa situation de puissance nucléaire... La France a un poids. Et ce poids, il n'était pas entendu depuis des années. Et ce qui est nouveau, fort dans ce qui se passe aujourd'hui sur la scène du monde et à Washington à cette heure-ci, c'est que l'on entend une voix différente de la part de la France, qui est une voix médiatrice, et c'est la seule qui puisse se faire entendre à l'égal du message entendu aujourd'hui.
- Lorsque vous êtes président de la République Française, vous ne pouvez pas trier parmi vos interlocuteurs. Vous ne pouvez pas considérer que les uns sont acceptables parce qu'ils correspondent davantage à notre style ou à notre vision du monde, et que les autres, au contraire, sont à rejeter, et que l'on ne parle pas avec eux, parce qu'alors vous transformeriez la diplomatie en une multiplication d'impasses. Mais je voudrais insister sur ce point. J'ai dit: «la voix d'une puissance médiatrice». Il faut peut-être regarder ce qui ce dit. Donald Trump défend les intérêts des Etats-Unis. Poutine défend les intérêts de la Russie. Vous avez le président Chinois qui défend les intérêts de la Chine. Et vous avez une voix qui défend non pas l'intérêt égoïste de la France, non pas une vision de domination de la France, mais une voix qui défend une certaine idée d'un nouvel ordre du monde, une certaine idée de l'intérêt général du monde.
- Cette voix, qu'Emmanuel Macron fait entendre, est au nom de l'Europe. Aujourd'hui, en raison de tout ce que vous savez, de l'histoire compliquée de la séparation, du Brexit, la Grande-Bretagne qui s’en va, etc., il y a une voix européenne et une seule, qui est la voix française. Alors vous voyez, la voix d'une puissance médiatrice, la seule possible, au monde, est la voix de l'Europe et une voix pour l'Europe et au nom de l'Europe. C'est quand même quelque chose qui mérite qu'on le note, qu'on le salue et qu'on le soutienne.
- La faiblesse de l'accord iranien pour moi, c'est qu'il est limité à 2025. 2025 c'est demain matin. Et quand Emmanuel Macron ouvre la perspective avec le président américain d'un accord plus large, c'est sur ce point précisément que doit porter une des inflexions de l'accord, c'est qu'on aille, dans cette interdiction des armes nucléaires que les iraniens ont accepté, pour une certaine période, à une interdiction des armes nucléaires de plus longue durée.
- On a créé (Bayrou & Macron) un mouvement d'adhésion. Nous avons créé par cette alliance un mouvement d'adhésion qui a renversé ce que j'appelle parfois «les tours jumelles» de la politique française, c'est-à-dire les deux puissances politiques qui se partageaient le pouvoir. (…) On est entré – je crois que c'est indéniable aux yeux de tout le monde – dans une nouvelle époque de la politique française. Cette phrase avait souvent été prononcée, parfois par moi...
- Je vous dis avec certitude que cet homme-là (Macron) est à la hauteur de la fonction et de la mission historique qui est la sienne, aujourd'hui. La fonction présidentielle, conduire un peuple, une société, un pays, l'Europe, est une mission historique en France parce que l'on ne pouvait pas rester dans cette espèce d'impuissance généralisée que tout le monde constatait et sur laquelle tout le monde pleurait et devant laquelle tout le monde baissait les bras. Et une mission historique à l'égard du monde.
- Je ne vois aucune arrogance de la part du président de la République et du gouvernement qui conduit son action, il y a une volonté d'aller au bout de questions qui étaient sans réponse depuis des années. Mais il y a une chose qui doit être pour le gouvernement une exigence de tous les jours, c'est que cet ensemble de décisions, cet ensemble de décisions, de changements, de réformes, portent en même temps un projet social, et le mot social est très large, un projet pour ceux qui n'ont pas la chance d'être du bon côté de la barrière.
- Laurent Wauquiez est dans une situation politique qui est difficile. Il croyait s'imposer à la tête de sa famille politique. Ce n'est pas vraiment le cas – on l'a vu y compris dans des sondages d'intentions de vote – donc il s'essaie à la surenchère. Mais ça ne le servira pas lui, mais d'autres. Quand on prend le langage de ses adversaires, forcément ce sont ses adversaires que l'on favorise. Quand vous cultivez des thèmes et des sentiments et des passions qui alimentent par exemple l'extrême droite...


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