mardi 12 mars 2019

Actualités du Centre. Paroles centristes: Grand débat, institutions, Europe, parité hommes-femmes…

Voici une sélection des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux.

Sébastien Lecornu (ministre)
Au-delà des 4 thèmes du Grand débat, certains sujets ressortent massivement des débats : l'emploi et l'économie, les questions d'immigration - intégration, le pouvoir d'achat et l'éducation. Nous y apporterons des réponses.

Julien Denormandie (LREM, ministre)
- Quand j’ai rejoint en marche! on était 2 salariés et 5 bénévoles. Je ne suis pas un politique, je suis un engagé. Il n’y a pas les politiques d’un côté et les autres. Si vous ne croyez pas aux politiques, engagez-vous. C’est ensemble qu’on réussira.
- Simone Veil disait qu’on ne peut pas faire la ville sans ses habitants. Depuis mai 2018, j’ai engagé plus de 4 milliards € de travaux dans la rénovation urbaine. Ce que l'on fait, c’est penser une rénovation du cadre de vie en remettant l’humain au centre. »

Aurore Bergé (LREM, porte-parole)
L'objectif de La République en marche est de baisser la pression fiscale. Pendant ce mandat, nous allons rendre 20 milliards d’euros d’impôt aux Français.

Gilles Le Gendre (LREM, président du groupe à l’Assemblé nationale)
(Extraits d’une tribune, «La refondation de la République doit être radicale», dans Le Monde)
- L’histoire retiendra qu’en cet hiver 2019 les Français auront donné mandat à Emmanuel Macron et à notre majorité de refonder la République. En 2017, nous avions été élus pour transformer la France. La crise des « gilets jaunes » et le grand débat national nous invitent à porter l’ambition plus haut.
- Notre pays est dans une situation encore plus critique que ne l’indiquait le diagnostic des dernières campagnes électorales. Et la refondation qu’il attend doit être à l’image de la colère qu’il exprime: radicale.
- La France des ronds-points est exténuée par quarante ans de crise déniée par ses élites. Restés longtemps sans mot dire, les Français ne se résignent plus. La défiance qu’ils manifestent se nourrit d’une absence de sens, aggravée d’un déficit de considération. Le repli sur soi, la soif de protection au mépris du collectif, l’enfermement consumériste, le narcissisme virtuel ont achevé de transformer le phénomène d’origine économique et sociale en une crise morale et existentielle.
- La transformation de notre économie doit se poursuivre pour corriger ses retards sur celles des autres pays. Notre combat pour l’emploi reste la mère de toutes les batailles. Y compris celle du pouvoir d’achat, qui a déclenché le mouvement des «gilets jaunes».
- Réparer, réformer, transformer ne suffit plus. Il nous faut refonder la République. La refondation est un contrat passé avec le pays. Nous assumerons devant les Français que la refondation dépasse l’horizon du quinquennat, même si l’inversion de la spirale de la défiance en cercle de la confiance interviendra dès que les termes du contrat auront été posés. Le contrat doit combiner un certain nombre de chantiers, qu’aucun pouvoir n’a jamais eu le courage d’inscrire dans le temps long, avec une méthode de gouvernement repensée, même au regard de notre propre pratique.
- Les Français veulent être associés aux décisions, sans quoi ils en paralyseront l’exécution.
- La réforme fiscale, qui devra échapper au concours Lépine des fausses bonnes idées et s’engager sur trois objectifs: la réduction massive des prélèvements, la simplification d’un système devenu illisible et la correction des injustices. La remise à niveau des services publics, qui devront «faire plus et mieux pour moins cher», en plaçant le «bénéfice citoyen» au cœur de leur fonctionnement. La transition écologique, qui devra résoudre trois problèmes: va-t-elle assez vite? Comment répartir l’effort? Et quelles mesures d’accompagnement? Ou encore les mutations du travail, liées à la révolution numérique, auxquelles les entreprises ne sont pas toujours bien préparées. Les ordonnances travail et la loi Pacte introduisent des progrès significatifs, mais encore faut-il que les acteurs s’en saisissent.
- Du grand débat monte une revendication unanime : la respiration de notre vie démocratique. La Constitution de la Ve République nous a légué un bien inestimable : la stabilité des institutions. Mais sa lettre et sa pratique induisent une verticalité en décalage avec notre époque où prévalent horizontalité des réseaux, nébuleuse des initiatives et complexité des flux. Les Français veulent être associés aux décisions, sans quoi ils en paralyseront l’exécution. Même sous d’autres formes, le grand débat ne doit jamais s’arrêter !
- La réforme institutionnelle engagée au printemps 2018 demande à voir ses équilibres revus. Entre l’exécutif et le Parlement: en accordant davantage de pouvoirs aux parlementaires. Entre l’Etat central et les pouvoirs locaux: en clarifiant les responsabilités et en conférant aux collectivités décentralisées des libertés nouvelles. Entre élus et citoyens: en combinant la démocratie représentative, fondement indépassable de la légitimité, avec la démocratie délibérative et la démocratie directe qui doit avoir aussi sa place, grâce au développement de la pratique référendaire au niveau local et à l’assouplissement des conditions de l’actuel référendum d’initiative partagée.
- La démocratie participative aura besoin d’associations et de syndicats à la fois puissants, légitimes et parties prenantes des nécessaires compromis que le pouvoir politique ne peut plus faire advenir seul.
- A l’évidence, refondation républicaine et renaissance européenne se conjuguent pour que nous puissions retrouver confiance dans notre destin collectif.

Jean Arthuis (LREM, député européen)
- En cette journée internationale des femmes nous devons insister sur la nécessité d’établir une parité entre les femmes et les hommes, notamment dans les nominations à des postes de décision dans les institutions européennes.
- Oui, Emmanuel Macron a raison de s'adresser aux citoyens des 28 états membres de l'UE pour porter le débat sur l'espace public. Nous n'avons jamais eu autant besoin de l'Europe pour nous protéger!

Stéphane Séjourné (LREM, directeur de la campagne des européennes)
Avec «Renaissance», nous lançons une initiative inédite: celle de rassembler les progressistes d’Europe et trouver une alternative face à ceux qui veulent se recroqueviller sous le nationalisme.

Nathalie Griesbeck (MoDem, députée européenne)
- Décision aujourd'hui de la Cour de Justice de l'UE sur le glyphosate: la Cour annule le refus de l'EFSA de donner accès aux informations sur sa toxicité et son caractère cancérogène, et rappelle l'intérêt supérieur du public de connaître ces informations = bonne nouvelle!
- Cette année, l'Europe est mise à l'honneur au Salon du livre... L'occasion de découvrir du 15 au 18 mars des auteurs européens, et ce que fait l'UE pour la création littéraire et la traduction des œuvres européennes!

Jean-Christophe Lagarde (UDI, président)
- Si on supprime toutes les institutions, on économise 1,60€ par mois et par français : ça leur paie un café, mais on a plus de démocratie.
- Nous sommes la famille politique de Valéry Giscard d’Estaing, de Simone Veil, de Jean-Louis Borloo. Nous présentons une liste parce que l’heure est grave en Europe et que nous avons des propositions concrètes à formuler! Nous portons nos combats car l’heure est grave en Europe. L’Europe peut disparaître car elle est attaquée de l’extérieur, par les Etats-Unis, la Chine, l’Inde ou par la Russie qui ne se cache pas de vouloir détruire l’UE pour mieux asservir nos nations. Et elle est attaquée de l’intérieur, par M. Orban, M. Salvini et parfois par ceux qui, en France, portent la sortie de l’Europe!
- M. Wauquiez propose de détruire l’Europe!
- M. Macron a une vision de l’Europe qui est trop concentrée sur ce qui a marché, il n’a pas fait la moindre proposition environnementale depuis 18 mois alors que nous avons l’ambition d’être le premier continent vert!
- Ce qui est frappant, c’est l’isolement d’Emmanuel Macron car il y a 18 mois, l’Europe semblait enthousiaste. Ce n’est plus le cas : Merkel ferme la porte aux propositions que la Président vient de faire. Et là encore, il parle de fiscalité, de marché et on ne parle pas d’autre chose..
 Nous faisons des propositions concrètes pour que l'Europe nous permette de mieux lutter contre le terrorisme avec un FBI et un parquet européen.
- Monsieur Macron a une vision de l'Europe trop concentrée sur le marché et l’économie. Nous voulons justement que l’Europe ne soit plus qu’un simple marché mais l’instrument de notre puissance.
- L’Europe concentre tous les enjeux qui feront ou non notre indépendance!
- Vous savez, les sondages, alors que la campagne n’est pas encore commencée… On verra bien. Moi je vous donne rendez-vous le 26 mai!
- En France, la moitié du salaire est constituée de charges sociales! La concurrence entre travailleurs européens sur la protection sociale se fait à notre détriment: c’est pourquoi je propose que les travailleurs détachés paient leurs cotisations dans le pays d’accueil.
- Le Grand Débat a permis au Président qui n’avait écouté personne jusque là de raccrocher un peu les wagons avec la population. Mais j’ai peur que les conclusions ne soient pas à la hauteur des attentes.
- Il y a une inégalité profonde entre nos territoires qui se creuse en France. Il faut désormais accepter que la croissance que nous apportent les métropoles soit davantage déconcentrée dans le pays.

Pascal Brindeau (UDI, député)
Nous portons des convictions et un projet à part entière il est donc légitime et indispensable de présenter une liste aux européennes.

Laurent Hénart (Mouvement Radical, président)
Nous ne sommes pas ni de droite ni de gauche. Nous sommes de droite et de gauche.


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