mardi 10 décembre 2019

L’Humeur du Centriste. Le quotidien Le Monde doit cesser sa désinformation sur Emmanuel Macron

Quand un ancien «quotidien de référence» ne sait plus où il est cela donne la ligne éditoriale pour le moins peu déontologique du Monde vis-à-vis d’Emmanuel Macron où l’on est plus proche de la désinformation qu’autre chose.
Début avril 2017, Le Monde publie une interview du candidat Macron (à lire ici).

Ou, plutôt, un interrogatoire tellement les questions sont orientées et veulent démontrer quelque chose.

A ce propos, le site Le Centrisme, écrivait:

«Emmanuel Macron a conclu son interview au quotidien Le Monde en disant: «Je ne fais pas de la politique pour me faire insulter chaque jour».

Et à lire les questions des «journalistes» du Monde et leurs remarques, on comprend non seulement de ce qu’il veut dire mais de qui il parle!

C’est une interview proprement scandaleuse, continuellement à charge avec des questions hors de propos, sans intérêts, tendancieuses et parfois ne s’appuyant sur aucune information sérieuse voire même réelle.

En réalité, elles n’ont d’autre objet que de tenter de faire accroire à un certain nombre de rumeurs, reprenant des attaques sous la ceinture et feignant, bien entendu, de n’être que des interrogations de professionnels à la déontologie et à l’indépendance totales…»

Depuis, Le Monde est devenu un des organes anti-Macron le plus virulent, ce qui est son droit le plus strict.

En revanche, il utilise des moyens et des artifices indignes de la réputation qu’il avait acquis grâce à sa rédaction et ses dirigeants depuis 1945.

Car, dans sa volonté de n’être qu’à charge à l’égard du président de la république, l’utilisation systématique des superlatifs négatifs, des sous-entendus qui ne sont pas étayés par des faits clairement définis, des citations tronquées, utilisées hors contexte et trop souvent anonymes ainsi que des rapprochements abusifs, c’est toute une déontologie journalistique qu’il met au rebus, devenant un vulgaire quotidien qui ne s’embarrasse pas de moyens malhonnêtes pour démontrer ce qu’il veut démontrer et non ce qui est.

Et l’on n’a pas oublié que, fin décembre 2018, le magazine hebdomadaire du quotidien a osé publier une couverture où Macron est représenté tel Hitler dans ses images de propagande. 

Dernière preuve en date, le gros titre du journal du 10 décembre (et daté de 11 décembre), «Retraites: l’alerte d’économistes proches de Macron» où l’on nous dit que quatre économistes qui ont «participé au programme du chef de l’Etat lors de la campagne de 2017» ne seraient pas tout à fait d’accord avec la réforme des retraites.

On constate d’abord que le terme «alerte» n’est absolument pas approprié mais, qu’en plus, des quatre économistes cités (Philippe Aghion, Antoine Bozio, Philippe Martin, Jean Pisani-Ferry), deux écrivent depuis longtemps à charge contre la politique économique du gouvernement même si, par le passé ils ont parfois été d’accord avec certaines mesures prises par celui-ci.

C’est un peu comme si, en 1981, un journal avait écrit que Jacques Chirac – qui venait de lui faire perdre la présidentielle – était un proche de Valéry Giscard d’Estaing parce qu’il avait été son premier ministre de 1974 à 1976!

De plus, cette information n’est en rien une nouveauté qui nécessiterait d’en faire la Une puisque le 31 août dernier, Pisani-Ferry – dont on rappelle qu’il est un économiste socialiste engagé –, déjà, critiquait la réforme dans les colonnes du Monde en citant… Antoine Bozio.

De même, à chaque fois qu’il intervient pour critiquer Emmanuel Macron, Le Monde rappelle insidieusement que Pisani-Ferry était un de ceux qui a écrit le programme de ce dernier.

Comme dans une interview du 11 mars 2019 où celui-ci parle d’«erreur», de «déni de justice», de politique fiscale «illisible».

Pour un soutien, on fait mieux!

D’autant que le 16 janvier 2018, il avait cosigné (avec des personnalités uniquement de gauche) une «lettre ouverte» intitulée «Migrants: ‘M. Macron, votre politique contredit l’humanisme que vous prônez!’» qui était une charge contre la politique du président de la république en matière d’immigration.

Surtout, le 9 juin dernier, Le Monde affirmait que Philippe Aghion, Philippe Martin et Jean Pisani-Ferry, «les trois économistes qui ont inspiré le programme d’Emmanuel Macron» (décidément!), «déplor(aient) un déséquilibre à droite de la politique menée depuis un an par le chef de l’Etat».

Selon le journaliste qui a écrit l’article – celui-là même qui a conduit l’interview scandaleuse de 2017 –, les économistes affirmaient que «Le thème de la lutte contre les inégalités d’accès, qui était constitutif de l’identité politique du candidat, est occulté» et que «beaucoup des soutiens du candidat expriment la crainte d’un recentrage à droite motivé par la tentation d’occuper le terrain politique laissé en friche par un parti Les Républicains en crise».

Et il ajoute:

«Dans un entretien publié le 30 mai par le magazine Alternatives économiques [magazine de gauche], M. Aghion avait déclaré que ‘le compte n’y [était] pas’ et exprimé ses craintes que le macronisme ne se transforme en ‘néo-giscardisme’. ‘Notre modèle, c’est le scandinave, pas le modèle anglo-saxon. (…) Il faut libéraliser, mais il faut aussi protéger’, avait ajouté le lendemain l’économiste sur France Inter.»

Je pourrais continuer mais cela ne serait que redondances.

Pour finir je rappellerai que monsieur Pisani-Ferry a été le commissaire de l’organisme public France Stratégie de 2013 à 2017, nommé par Français Hollande et qu’il a participé aux programmes économiques de Jospin et de Strauss-Kahn, qu’Aghion a soutenu le même Hollande en 2012 puis a été son conseiller économique, que Bozio est un proche de Thomas Piketty qui ne cesse d’invectiver Macron.

Tous ces économistes, fort respectables au demeurant et souvent pertinents, n’en sont pas moins des gens de gauche et non des «proches de Macron» à part, sans doute, Philippe Martin.

D’ailleurs, ce dernier a tweeté après la Une du Monde:

«Notre tribune Le Monde avec Philippe Aghion, Antoine Bozio et Jean Pisani-Ferry: le titre est moins accrocheur [‘Pour réussir une réforme des retraites aussi ambitieuse, il faut de la clarté’] que la Une mais plus proche du fond.»

Et il récidive dans un autre tweet en indiquant que le résumé offert par la journaliste Sylvie Kaufmann (pourtant journaliste au Monde) dans un tweet, «est plus proche de notre tribune que le titre du Monde...».

Tout est dit!!

Oui, Le Monde a le droit d’être un opposant déterminé à Emmanuel Macron comme le sont nombre de médias.

Non, il n’a pas le droit d’utiliser les moyens qu’il utilise pour le faire s’il veut encore se présenter comme un quotidien sérieux.



Centristement votre.



Le Centriste


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