samedi 8 février 2020

Actualités du Centre. Roumanie – La gauche corrompue renverse le premier ministre centriste… confirmé par le président

Le président roumain Klaus Iohannis
La Roumanie devrait se diriger vers des élections législatives anticipées, sans doute en mai prochain, après qu’une alliance entre le Parti social-démocrate (gauche) et le parti de la minorité hongroise ait renversé le gouvernement centriste en place seulement depuis le 4 novembre 2019 et que le président de la république, nouvellement élu et lui aussi centriste, ait confirmé le premier ministre dans ses fonctions sachant qu’il n’obtiendrait pas la confiance du parlement.
Cette situation étrange est due, à la fois, à l’échec du parti majoritaire, le PSD, lors de la dernière présidentielle qui avait vu la réélection de Klaus Iohannis (PNL, Parti national libéral) et à la nomination dans la foulée d’un gouvernement minoritaire chargé d’expédier les affaires courantes et de préparer les législatives de cette année (qui devait se tenir en novembre) avec, à sa tête, le centriste Ludovic Orban.
Ce dernier a voulu rétablir des règles démocratiques dans les élections notamment municipales où le PSD bénéficie d’un système clientéliste qui lui assure une sur-représentation.
Intolérable pour les sociaux-démocrates dont plusieurs de ses dirigeants sont l’objet d’enquêtes de la justice pour corruption et qui risquent de lourdes peines de prison et qui devraient s’effondrer lors des prochains rendez-vous électoraux alors que le PNL devrait les remporter assez largement.
La renomination d‘Orban par Iohannis vise surtout à ce que le PSD cesse son obstruction quant à l’organisation de législatives anticipées.
«Comme je l’ai dit à plusieurs reprises, mon premier choix est celui des élections anticipées. C’est le bon choix. J’ai décidé de demander à Ludovic Orban de former un nouveau gouvernement», a ainsi déclaré le président.
Ainsi, si le nouveau gouvernement est renversé dans les 60 jours, le parlement est dissous et des législatives sont organisées.
Mais, ce n’est pas forcément gagné d’avance car nombre de députés du PSD ne voulant pas retourner devant leurs électeurs de peur de perdre seraient prêts à ne pas voter une nouvelle motion de censure afin de se maintenir au pouvoir le plus longtemps possible…


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