mardi 1 décembre 2020

Propos centristes. France – Loi Sécurité globale; violences policières et à l’encontre des policiers; covid19; France relance; plan de relance européen; emploi des jeunes et apprentissage; 5G…


Voici une sélection, ce 30 novembre 2020, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.


► Emmanuel Macron (Président de la République)

À tous les employeurs en quête de talents: notre jeunesse est talentueuse et volontaire! Rendez-vous sur http://1jeune1solution.gouv.fr. À tous les jeunes qui cherchent un emploi, une formation, un contrat d’apprentissage, un contrat de professionnalisation, ou simplement des conseils : nous avons créé http://1jeune1solution.gouv.fr pour vous.

 

Gouvernement
[Nota: dans ce gouvernement, certains membres ne sont pas centristes; nous retranscrivons cependant leurs propos en rapport avec leur fonction parce qu’ils font partie selon nos critères d’une équipe qui suit une politique globalement centriste]

Jean Castex (Premier ministre)

-  Le plan 1jeune1solution, les primes à l'embauche, ce n'est pas un «cadeau» fait aux entreprises : c'est permettre à nos jeunes de s'insérer sur le marché de l'emploi dans une période particulièrement difficile. Et ça marche!

-  Historique ! Près de 400 000 jeunes auront signé un contrat d'apprentissage à la fin de l'année. Malgré la crise, notre pays n'aura jamais formé autant d'apprentis en 2020. C'est une fierté et une chance !

 

Barbara Pompili (ministre de la Transition écologique)

Avec plus d'un million de vélos réparés, le Coup de pouce vélo a rempli sa mission. Alors qu'il devait s'achever fin décembre, nous le prolongeons jusqu'au 31 mars 2021: je souhaite qu'au moment où ils se déplaceront de nouveau librement, les Français continuent de choisir le vélo.

 

Jean-Michel Blanquer (ministre de l'Education nationale, de la Jeunesse et des Sports)

-  Un hommage à Samuel Paty à l’échelle de l’Europe ainsi qu’aux victimes du terrorisme en Autriche et en France. Nous commençons le Conseil des ministres européens de l'éducation par cet hommage solennel et par le rappel des valeurs de l’Europe, notamment la liberté d’expression.

-  30 minutes de sport par jour à l'école! Car l’activité physique régulière est essentielle pour tous les enfants, pour leur santé, leur bien-être et leur concentration. Une expérimentation déjà très prometteuse.

 

Bruno Le Maire (ministre de l'Economie, des Finances et de la Relance)

-  Un nouveau pas pour l’Europe! Ce soir, les ministres des Finances de la zone euro se sont entendus sur le renforcement du Mécanisme européen de stabilité et de l’Union bancaire. Deux avancées pour encore mieux protéger les Européens et l’économie de la zone euro.

-  Regardez ce deuxième confinement : les chiffres sanitaires se sont améliorés et l'activité économique a beaucoup moins chuté qu'au printemps.

-  Ma responsabilité de ministre est de défendre mes convictions. Ce fut le cas de la réouverture des commerces dès les 28 et 29 novembre pour apaiser la colère des commerçants. Pour eux, être ouverts un week-end supplémentaire avant Noël était vital.

- [Protocoles sanitaires] C'est un travail collectif. Avec Elisabeth Borne, Olivier Véran et Alain Griset, nous avons concerté l'ensemble des fédérations de commerçants pour être prêt ce week-end. On a regardé les mesures sanitaires possibles, notamment les jauges, et on est arrivé en Conseil de défense avec une proposition déjà aboutie. Sur l'ouverture ce week-end, Olivier m'a dit : « Je pense qu'il y a un problème, c'est le Black Friday, on ne peut pas rouvrir avec une foule de gens devant les magasins. » Chacun a pris en compte la contrainte de l'autre. Alors, je lui ai répondu que j'essaierai d'obtenir, y compris d'Amazon, le report du Black Friday d'une semaine.

- [Covid19] Je crois profondément à l'esprit de responsabilité des Français qui, dans leur immense majorité, suivent les règles. Je n'ai aucun doute qu'ils aideront les commerçants à respecter la jauge d'une personne tous les 8 mètres carrés pour que les courses de Noël se passent bien. Nous avons voulu définir des consignes simples et souples. Bien sûr, nous veillerons à ce qu'elles soient bien appliquées. (…) S'il y a des abus ici ou là, ils seront sanctionnés, mais je n'ai pas d'inquiétude. Nous avons freiné la circulation du virus, là où l'Allemagne essaie encore de l'endiguer. Nous devrions nous en féliciter et continuer d'être responsable plutôt que de penser au pire.

-  Pour la perte du mois de novembre, les commerçants pourront demander l'aide jusqu'à 10 000 euros à partir du 4 décembre sur le site Impots.gouv.fr. J'invite les Français à faire leurs achats dans les commerces de proximité, à exercer une consommation patriotique.

- [Report des soldes de janvier?] J'invite à la prudence. Nous avons écouté les commerçants en juillet et repoussé les soldes de quinze jours, pour un résultat mitigé. Le sujet, ce sont les stocks. Nous travaillons avec eux pour trouver des solutions s'il devait y avoir des stocks trop importants d'invendus.

-  A partir de décembre, les restaurants, les bars, les salles de sport, toutes les entreprises fermées administrativement auront le choix entre une compensation de leur chiffre d'affaires jusqu'à 10 000 euros ou une indemnisation de 20 % de leur chiffre d'affaires qui était plafonnée à 100 000 euros. Aujourd'hui, nous avons décidé de passer ce plafond à 200 000 euros. Ce plafond concerne aussi les hôtels.

-  Depuis le début de la crise, j'ai tenu un discours de vérité aux Français : nous vivons la pire récession de l'époque contemporaine, comparable à celle de 1929. Il faudra au moins deux ans pour que la France retrouve son niveau d'activité d'avant-crise. Nous avons encore des heures difficiles devant nous, en termes de faillites d'entreprises, de chômage, etc. Mais j'insiste : la France a des capacités de redressement économique exceptionnelles. Nous avons un plan de relance adapté, des projets industriels européens qui ont été lancés, et les plus ambitieux depuis Airbus! L'Union européenne a un rôle important à jouer. L'enjeu, historique, est de savoir quelle sera la place de l'Europe par rapport à la Chine, le grand vainqueur économique. Nous sortirons renforcés si l'Europe fait le choix de sa souveraineté, comme le président de la République le défend depuis trois ans.

-  Les aides de l'Etat, comme le chômage partiel, les exonérations de charges et le fonds de solidarité représentent 86 milliards d'euros de dépenses budgétaires. Les prêts garantis par l'Etat, eux, s'élèvent à 130 milliards d'euros. Ce soutien à l'économie tricolore est le plus important depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Mais ces dépenses sont en réalité des investissements sur le capital humain et matériel de notre pays. Elles lui permettront de repartir très rapidement.

-  Non, nous ne reviendrons pas sur les baisses d'impôts décidées depuis 2017. Le président de la République est très clair sur ce point. Nous n'augmenterons pas les impôts. Les propositions ont fleuri comme jamais ces dernières semaines, mais nous les avons toutes refusées.

-  L'Etat remboursera sa dette d'abord grâce au retour de la croissance (dès 2021), ensuite par une maîtrise de nos dépenses de fonctionnement, et enfin par des réformes structurelles comme celle des retraites qui doit être la priorité absolue. C'est une conviction forte.

-  Les salariés ne sont pas la variable d'ajustement. J'invite tous les grands groupes à faire preuve de responsabilité.

 

Gérald Darmanin (ministre de l'Intérieur)

- Ma ligne de conduite n’a pas changé depuis ma nomination et elle ne changera pas: protéger les Français et protéger ceux qui nous protègent, les policiers et les gendarmes, qui font un métier difficile, qui risquent leur vie pour nous défendre.

- Mon rôle est d'être devant les femmes et les hommes qui servent le ministère de l'Intérieur, quand cela va bien et quand cela va moins bien.

-  Des individualités ne font pas un tout. Je ne supporte pas et je ne supporterai pas que l’on porte atteinte à l’institution, aux policiers et aux gendarmes, qui font un travail admirable et dont je rappelle que samedi, 98 d’entre eux ont été blessés.

-  Je viens d’avoir de longues conversations avec la plupart des policiers blessés lors de la manifestation hier. Je voulais m’enquérir de leur santé et les assurer de mon soutien. Bilan définitif : 98 blessés parmi les policiers et gendarmes. Je leur apporte tout mon soutien. Les auteurs de ces violences doivent être poursuivis.

-  Des actes inqualifiables ont été commis. Ceux qui utilisent la force de façon - disproportionnée doivent être sanctionnés et n’ont rien à faire dans la police ou la gendarmerie.

-  J’ai participé ce matin au premier Forum Schengen. Nous devons renforcer Schengen pour garantir la sécurité de nos frontières tout en préservant la liberté de circulation. J’y travaillerai avec mes homologues et la Commission européenne dans les prochaines semaines.

 

Elisabeth Borne (ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion)

- Pour sécuriser les embauches de saisonniers, les professionnels de la montagne pourront bénéficier de l’activité partielle jusqu’à la reprise de l'activité dans les stations. Nous resterons mobilisés pour les aider à passer ce cap difficile.

- Grâce au plan 1jeune1solution et à l'engagement des entreprises, 2020 sera la meilleure rentrée de l’histoire de l’apprentissage. C'est une fierté et un soulagement pour ces centaines de milliers de jeunes qui ont trouvé une formation malgré la crise.

-  L'adoption définitive de la proposition de loi pour étendre l'expérimentation "territoires zéro chômeur de longue durée" est une très bonne nouvelle. C'est un grand pas pour l'insertion des personnes éloignées de l'emploi.

-  J’ai adressé une instruction aux préfets pour leur demander de faciliter l’ouverture des commerces le dimanche, jusqu’à la fin de l’année. Pour ce qui est de janvier, j’invite tous les commerçants qui voudront ouvrir le dimanche à déposer leurs demandes dès maintenant.

 

Olivier Véran (ministre des Solidarités et de la Santé)

- [Covid19] Certains pays ont fait le choix de ne pas avoir d'impact sur l'économie en laissant ouverts les commerces de centre-ville. Or, ceux-ci enregistrent une baisse spontanée de l'ordre de 40 % d'activité. Et ce, sans le moindre accompagnement, car il ne s'agit pas de fermetures administratives.

- [Covid19] Nous appelons de nos vœux un commerce « responsable », autant de la part des usagers acceptant de faire la queue dehors, même s'il fait froid, que de la part des commerçants. Il ne faut pas que le virus flambe à nouveau. Bruno m'a invité à plusieurs reprises à rencontrer les fédérations de commerçants à Bercy.

- [Covid19] Nous étions en mesure de traquer toutes les chaînes de transmission. Pendant quatre mois, une batterie d'indicateurs était au vert, comme le niveau de contamination très faible ou le taux de positivité, inférieur à deux. Un foyer a été repéré en juin au cœur de la Mayenne et traité. Les conditions du premier déconfinement nous ont permis de tenir. Mais le relâchement au cœur de l'été, notamment dans les cités balnéaires et à partir des jeunes qui ont baissé leur niveau de vigilance, a fait changer la situation. C'est un enseignement pour l'avenir.

- [Covid19] L'ensemble des soins Covid, la vaccination demain, etc., creusent le déficit de la Sécurité sociale à près de 50 milliards d'euros en 2020. Je suis aussi le ministre de la Sécurité sociale, très attaché à ce qu'un équilibre de nos comptes sociaux soit trouvé. Il n'y aura pas de hausses d'impôts, mais il va falloir identifier d'autres solutions.

- [Covid19] Notre but est de ne pas laisser le virus nous dicter notre calendrier. Nous avons acquis l'expérience et les outils pour y arriver. Les Français connaissent les mécanismes du virus. Nous allons encore devoir vivre avec lui. Il faut, dès lors, éviter une troisième vague, à l'hiver ou au printemps, puisqu'on sait désormais qu'elles peuvent se produire à n'importe quel moment de l'année. Les Etats-Unis sont en pleine troisième vague, avec 200 000 cas par jour, avant même d'avoir achevé leur deuxième. [nous l’éviterons] en restant vigilant et responsable. C'est le prix de notre liberté. Pour calmer les velléités de reprise, nous renforçons notre capacité de tests, notamment antigéniques, plus rapides. Nous accentuons aussi le contact-tracing. 10 000 personnes sont déjà mobilisées mais nous en formons encore plusieurs milliers. L'idée est de continuer le traçage actuel, dit prospectif, en identifiant les contacts qu'une personne infectée a pu contaminer. Mais également de mettre en place un traçage rétrospectif : remonter toute la chaîne de transmission d'un cas positif jusqu'à en identifier la source. Comme le font les Japonais, avec lesquels nous travaillons.

- [Covid19] Je ne veux pas faire de fausses promesses. Dans le pays de Pasteur, où la confiance en la vaccination est paradoxalement précaire, il faut garder le sens de la mesure. L'arrivée des vaccins ne changera pas la vie des Français du jour au lendemain. Elle ne pourra pas, jusqu'à preuve du contraire, nous dispenser des gestes barrière. Mais elle protégera d'abord les plus fragiles et nous permettra d'éviter de nouvelles flambées épidémiques. Au final, elle nous permettra de vivre mieux. (…) En santé, le risque zéro n'existe jamais. N'importe quel comprimé en accès libre peut provoquer une réaction. Ce qu'il faut regarder, c'est la balance entre le bénéfice et le risque (extrêmement favorable pour les vaccins) et le précepte d'Hippocrate que je m'applique comme ministre et médecin : « premièrement, ne pas nuire ». Avec les scientifiques et les médecins traitants, j'expliquerai les tenants et les aboutissants des différents vaccins. La campagne de vaccination qui s'annonce doit nous permettre de réenchanter la science. C'est un défi, et j'aime les défis ! L'autre, monumental que nous devons relever, est la logistique. (…) Nous ne sommes pas dans une course contre la montre, je ne me sens pas contraint par un agenda de fin d'année. Ma seule obligation est l'efficacité et la sûreté des doses. On commencera quand on aura toutes les garanties, et mettons tout en œuvre pour être alors opérationnels. Il est hors de question de dire aux Français : nous pourrions démarrer la vaccination, mais nous ne sommes pas prêts ! (…) Il n'est pas question de dire : circulez, il n'y a pas de débat. Ce n'est pas dans la culture française de contraindre à des soins ou à l'isolement. D'où notre choix de départ (qui s'est avéré payant) de faire confiance aux Français. Mais voilà, nous ne sommes pas toujours en mesure d'accompagner l'ensemble de la population dans son isolement. Nous avons donc décidé de renforcer les moyens humains, logistiques et sociaux pour y arriver. Je veux notamment qu'il n'y ait aucune rupture de droits et de revenu pour les cas positifs, mais aussi leurs cas contacts. Une fois que l'on a mieux accompagné, que faire face à quelqu'un qui refuse de s'isoler et qui risque de mettre en danger la vie d'autrui ? Cela justifie un débat démocratique et nous l'aurons.

 

Frédérique Vidal (ministre de l'Enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation)

En 2021 la France consacrera près de 24 mds€ à l’enseignement supérieur et la recherche. Parmi les priorités, la lutte contre la précarité étudiante sur laquelle je m’engage à mener une action résolue et de long terme.

 

Julien Denormandie (ministre de l'Agriculture et de l'alimentation)

-  Les métiers de l'agriculture et de l'alimentation sont des métiers de passion et d'avenir qui recrutent!

-  La responsabilité politique, c’est d’apporter des solutions.

- L’esprit originel [du macronisme], c’est la fermeté absolue en matière de sécurité et en même temps de justice

- L’esprit du macronisme, c’est d’être très ferme sur la protection de ceux qui nous protègent et très ferme contre ceux qui ne respectent pas les règles et les lois de la République, même si ces personnes sont des forces de l’ordre.

- Si je crois dans le projet du président de la République, jamais je n’oublierai ce fondamental: soyons en même temps intraitables sur la sécurité et sur la justice, mais aussi sur le séparatisme, sur l’égalité des chances et la lutte contre les discriminations. C’est ça la bonne ligne, c’est ça qui unit le peuple, c’est ça qui fait République, c’est ça que nous devons faire.

- Le sens politique de ce que nous faisons et d’ailleurs le sens de la déclaration du président vendredi dernier sur les réseaux, c’est de rappeler cette fermeté absolue en matière de sécurité.

- [Justice] Le premier ministre et le garde des Sceaux l’ont non seulement pointé du doigt, mais le budget n’a jamais autant augmenté que cette année. Il n’y a rien de plus horripilant, pour tout le monde, que justice ne soit pas rendue et surtout rapidement. Il faut évidemment accompagner notre pouvoir judiciaire avec une grande fermeté dans cette mise en œuvre de la justice.

 

Amélie de Montchalin (ministre de la Transformation et de la fonction publique)

88M d’€ du plan France relance dédiés à la transformation numérique des collectivités locales. Les Français attendent des services publics plus simples.

 

Marc Fesneau (ministre chargé des relations avec le Parlement et de la participation citoyenne)

- J'entends toutes les controverses, simplement il y a des faits qui sont avérés à l'endroit des forces de l'ordre, de personnes détentrices de l'autorité publique. N'évitons pas les débats, mais n'évitons pas les sujets non plus.

- On a un double problème sur l'article 24 de la Loi de sécurité globale : un problème de lecture- est-il est écrit dans les termes qu'il faudrait, et un problème auquel il entend répondre : mieux lutter contre les violences à l'encontre des policiers.

- [Loi Sécurité globale] Ce n'est pas la première fois que le gouvernement demande l'avis d'une commission ou d'une personnalité indépendante sur un sujet! Je prends un exemple récent: celui de l'ancien président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré, sollicité pour rendre un avis sur la tenue des élections régionales et départementales. Personne ne s'en est ému. Il y a eu une incompréhension, le Premier ministre a levé rapidement les doutes. Dans sa réponse au président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, le Premier ministre a indiqué que "n'entrera[it] pas dans le périmètre de cette commission le soin de proposer une réécriture d'une disposition législative". La commission n'aura pas vocation à réécrire l'article 24. À aucun moment Jean Castex n'a pensé à imposer une écriture que le Parlement aurait dû voter telle quelle. (…) Cette commission fera des propositions dont pourront se saisir le gouvernement ou le Parlement, pour assurer l'équilibre entre la nécessité de protéger les policiers et la liberté d'informer. L'article 24 n'est que la partie émergée d'un sujet qui existe depuis des années : la vidéo est utile pour le métier des journalistes, mais elle ne doit pas être dévoyée par certains pour menacer les hommes et les femmes qui nous protègent.

- [Vote de l'article 24 de la loi Sécurité globale] J'assume parfaitement ce vote, et le gouvernement est solidaire de la majorité. Peut-être que le dispositif doit encore être affiné, mais c'est le travail parlementaire normal : la proposition de loi sera examinée au Sénat au premier trimestre 2021, puis reviendra à l'Assemblée, si les deux chambres ne trouvent pas un terrain d'entente. Nous avons encore des mois de travail devant nous. Ensuite, le Conseil constitutionnel sera saisi. Toutes les garanties sont prises pour un débat apaisé.

- [Supprimer l'article 24 de la loi Sécurité globale] On peut débattre de tout, mais on ne peut pas faire semblant d'ignorer les menaces proférées contre les forces de l'ordre au moyen des vidéos! Le sujet n'est pas une marotte sortie de nulle part, c'est une réalité que vivent policiers et gendarmes. On leur doit la protection, comme on doit protéger la liberté de la presse. Quelle est la proposition alternative de ceux qui veulent le retrait de l'article 24?

- Notre société devient de plus en plus violente. Pour reprendre l'expression de Max Weber, les forces de l'ordre doivent exercer le "monopole de la violence légitime" pour maintenir la paix civile, avec des moyens strictement proportionnés au respect de cet objectif, c'est ce qu'a rappelé le Président vendredi. Et il faut aussi les protéger des menaces personnelles auxquelles les exposent leurs fonctions. C'est ce que le ministre de l'Intérieur essaie de faire, comme tout le gouvernement.

- [Problème systémique de violence des forces de l'ordre] Jamais je ne ferai une généralité de ce genre: ce serait discréditer l'ensemble des forces de l'ordre, accréditer l'idée qu'elles ne sont pas légitimes et qu'on peut faire ce qu'on veut. Toute corporation produit en son sein des comportements inacceptables. Dès lors que la justice se prononce sur de tels faits, il faut les sanctionner sans jamais avoir la main tremblante. Il faut protéger les policiers et gendarmes des atteintes extérieures, des menaces, mais aussi de l'intérieur, de ces ultra-minoritaires qui sapent leur image.

 

Elisabeth Moreno (ministre chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l'égalité des chances)

L'Assemblée adopte le projet de loi de financement de la sécurité sociale. De vraies avancées pour l'égalité femmes-hommes: congé paternité à 28 jours, généralisation des structures de prise en charge des victimes de violences conjugales, tiers-payant en cas d'IVG.

 

Franck Riester (ministre chargé du commerce extérieur et de l'attractivité)

- Derrière les 20 bougies que souffle cette année le Volontariat International en Entreprise VIE, ce sont 88 000 jeunes partis en mission dans 8000 entreprises ! C’est un tremplin pour des jeunes que nous voulons de tous les horizons et de toutes les formations. Le VIE est un atout pour l’emploi, pour nos entreprises et pour le rayonnement de la France. Nous l'avons mis au cœur du volet export de France relance. Dès demain, le chèque VIE financera 3000 missions, accessibles à des profils diversifiés & aux entreprises de toute taille.

- Unis pour repartir ! Nous avons construit le volet export de France relance avec tous les acteurs du commerce extérieur, et c’est ensemble que nous veillons à son bon déploiement.

 

Emmanuelle Wargon (ministre chargée du Logement)

300 000 personnes à la rue en France? Non. Chaque personne SDF est une personne à qui l'on doit venir en aide. Mais les chiffres cachent des réalités différentes qui nécessitent pour chacune un accompagnement adapté.

 

Agnès Pannier-Runacher (ministre chargée de l'Industrie)

- Nous avons la responsabilité de faire entrer les jeunes talents dans nos entreprises, notamment industrielles : c'est avec eux que se fera la transition numérique et écologique!

- Près de 500 entreprises industrielles ont déjà bénéficié du plan France relance pour 550M€ de subventions au total. Nous renforçons l'enveloppe 2020 de 250M€, par anticipation des crédits 2021, afin d'accompagner les nombreuses entreprises qui ont des projets d'avenir.

- Depuis mai dernier et sous l'impulsion du Président de la République, nous menons aux côtés de l'UE les négociations avec les laboratoires pharmaceutiques : lorsque l'on négocie à 27 pays des vaccins pour les 450M d'habitants de l'UE, on est beaucoup plus forts!

- Les clients ont été au rendez-vous de ce week-end de réouverture des commerces. Nous continuerons de les accompagner, de même que ceux qui ont perdu une partie de leur samedi du fait des manifestations: ouvertures le dimanche avant Noël, horaires d'ouverture étendus.

 

Marlène Schiappa (ministre chargée de la Citoyenneté)

Il faut condamner toutes les violences.

 

Brigitte Klinkert (ministre chargée de l'Insertion)

Dans cette période difficile nous devons redoubler d’attention pour les publics les plus fragiles et les plus éloignés de l’emploi. Pour eux nous mettons tout en œuvre pour trouver une solution adaptée à leur parcours. Cette loi renforce deux outils complémentaires pour insérer dans l’emploi les personnes qui en sont les plus éloignées. 1. L’Insertion par l’activité économique. 2. L’expérimentation « Territoires zéro chômeur de longue durée ».

 

Clément Beaune (secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes)

- Lutte contre les contenus terroristes et haineux en ligne : la France mène le combat, nous y arriverons au niveau.

- [Vaccin covid19] Cette coordination européenne, initiée par la France et l’Allemagne, est une protection essentielle dans notre lutte contre la covid19.

 

Bérangère Abba (secrétaire d’Etat chargée de la Biodiversité)

- La transition que nous voulons doit être celle de tous. Cette solidarité n’est pas seulement souhaitable, elle est impérative pour une mobilisation collective et l’acceptation du changement. Nous devons renforcer notre résilience, nos capacités d’anticipation et d’adaptation.

- La sobriété d'abord: une utilisation mesurée de nos ressources, une gestion raisonnée de l'eau, l'efficacité énergétique, l'économie circulaire, la lutte contre le gaspillage alimentaire...C'est repousser le Jour du dépassement et réfléchir aux limites planétaires.

 

Sarah El Hairy (secrétaire d’Etat chargée de la Jeunesse et de l’Engagement)

- La plateforme 1jeune1solution.gouv.fr facilite vos recherches avec une palette de dispositifs qui vous aide à trouver l'accompagnement qui corresponde à vos besoins !

- Nous créons les conditions du déploiement de plus de 10 000 jeunes en Service civique auprès des personnes âgées. La solidarité intergénérationnelle est bien vivante et renforcée en cette période de crise sanitaire.

 

Cédric O (secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques)

- 70 dirigeants de la Tech mondiale s’engagent avec Emmanuel Macron pour soutenir la lutte contre les contenus haineux, la protection des données et l’équité fiscale.

- [Carte sur la couverture de la France en 5G d'ici à la fin 2020] La France est bien dans le premier wagon des pays qui allument la 5G. C'est donc un signal très fort que nous envoyons à l'international. L'État, via l'ANFR, a autorisé la 5G partout en France. Cette nouvelle génération de téléphonie mobile sera très largement disponible dans les semaines qui viennent pour les particuliers et pour les entreprises. Elle est déjà possible dans 40 villes de plus de ­100 000 habitants. L'activation individuelle des pylônes elle, est à la main des opérateurs télécoms. (…) Il faudra plusieurs années pour que le territoire soit intégralement couvert. Mais je tiens à dire que la France est le seul pays en Europe à avoir exigé qu'un quart des ­antennes allumées soient ­implantées dans des zones peu denses d'ici à 2024, par souci d'équilibre territorial et parce que la 5G représente un gros atout pour l'agriculture ou pour la télémédecine. Il y aura un meilleur équilibre des antennes 5G entre les zones peu denses et les centres-villes que lors du déploiement de la 4G.

- Le rythme de réduction de la fracture numérique territoriale est inédit. Le plan zones blanches des précédents gouvernements se résume à 600 pylônes allumés entre 2003 et 2018. Depuis 2018, ce gouvernement a activé 462 pylônes, et nous visons les 2 500 d'ici à fin 2022. Sur la fibre, la France est le pays le mieux couvert en Europe. Même s'il y a beaucoup d'impatience, l'effort de ce gouvernement a été spectaculaire.

- Il n'y a pas de vraie et de fausse 5G. Le niveau des débits dépend de plusieurs facteurs, notamment des bandes de fréquence utilisées et du nombre d'utilisateurs. Notre priorité, c'est la transparence sur la qualité offerte aux consommateurs. Les opérateurs publieront prochainement en lien avec l'Arcep [Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse] des cartes précises sur la qualité de leurs réseaux disponibles en 5G.

- La 5G, c'est la fibre pour votre mobile en matière de débit et de stabilité. Ces usages pourraient même transformer le téléphone portable tel qu'on le connaît. Pour les entreprises, la 5G permettra de connecter toutes sortes d'instruments et de récolter des milliards de données. Un agriculteur pourra ainsi optimiser l'arrosage et limiter l'usage d'engrais et de pesticides ; une entreprise de logistique, ses consommations de carburant. Cette technologie aura plus largement un impact sur leur compétitivité et leur efficacité environnementale. La croissance exponentielle des grandes entreprises numériques américaines et chinoises est née de la généralisation de la 4G et de l'usage du smartphone. La 5G permettra de faire naître les entreprises de demain et de créer de nombreux emplois en Europe. Voilà pourquoi nous devons être au rendez-vous de cette technologie.

- [Déploiement 5G] Le Conseil d'État a été clair : il ne revient pas aux maires mais à l'État d'en décider, même si certains peuvent ralentir le processus, par exemple à travers l'accès aux bâtiments publics. La plupart des maires sont responsables, et nous travaillons étroitement avec les associations de collectivités impliquées. Mais il y a aujourd'hui chez les écologistes et chez certains maires de gauche une instrumentalisation politique du sujet. Je ne doute toutefois pas un instant que même les plus réfractaires comme Éric Piolle [maire EELV de ­Grenoble opposé à la 5G] finiront par accepter la 5G dans les mois qui viennent. Car ils n'assumeront ni la saturation des réseaux pour leurs administrés ni le départ d'entreprises que cela impliquerait.

- La question de l'impact sanitaire des ondes électroniques est l'un des sujets de santé publique les plus documentés. Il existe près de 28.000 études sur le sujet. L'Anses [Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail] rend un rapport par an depuis 2003. Tous convergent vers la même conclusion : il n'y a pas d'impact démontré en dessous des normes sanitaires. Les niveaux d'exposition en France sont en moyenne 200 fois inférieurs à ces normes. Toutefois, je n'ignore pas que certains de nos concitoyens continuent de s'interroger. C'est pourquoi en 2021 nous allons tripler les contrôles pour en faire 10.000, dont la moitié sur la 5G. Mais dans ces conditions, le ­gouvernement assume son ­déploiement.

- [Application TousAntiCovid] Nous avons dépassé les 10 millions de téléchargements ; notre ambition reste d'atteindre au moins les 15 millions pour mieux contrôler l'épidémie. Si l'appli n'a pas eu un impact significatif sur la propagation de l'épidémie, avec plus de 14 000 personnes notifiées cas contact, elle a probablement permis de sauver des vies. Nous ne prévoyons pas de la rendre obligatoire, mais nous réfléchissons à nous appuyer sur l'outil, avec les cahiers de rappel pour sécuriser la réouverture des bars, restaurants et salles de sport. Les secteurs consultés y sont

 

Olivia Grégoire (secrétaire d’Etat chargée de l’Economie sociale, solidaire et responsable)

La réouverture des commerces ne doit pas faire oublier l'importance de la numérisation pour tous les acteurs de l'économie. Le secrétariat d’État offre 3 sites gratuits à des structures de l'ESS. Assos, coopératives, ESUS...

 

► Partis politiques

● LaREM
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ou de gauche ne sont pas retranscrits]

Stanislas Guerini (délégué général)

- Il faut continuer à travailler autour de 2 principes sur lesquels il ne faut rien céder : protéger nos forces de l’ordre et ne rien retirer à la liberté d’expression et d’information.

- Il ne faut pas abandonner notre ambition de transformation du pays. L’une des raisons c’est la protection de ces métiers de « 2ème ligne » qui sont les grands perdants du système. Pour eux, pour la justice sociale nous devons aller du bout de ce chantier.

- Je regrette que la loi Sécurité globale soit réduite à un seul article alors qu’elle permet des avancées fondamentales pour protéger les Français.

 

Christophe Castaner (président du groupe à l’Assemblée nationale)

- [Loi Sécurité globale] Cette proposition de loi est le fruit de deux années de travail. (…) Les incompréhensions suscitées par l'article 24 nécessitent de prendre le temps d'aborder une nouvelle fois cela avec vous. Cet article poursuit deux objectifs : mieux protéger les forces de l'ordre. (…) Et le second, de préserver sans aucune réserve la liberté de la presse, qu'ils s'agissent de professionnels ou de citoyens qui diffusent des images d'intervention. Nous considérons aujourd'hui nécessaire de clarifier le dispositif adopté en première lecture. Nous allons proposer une nouvelle écriture complète de l'article 24. (…) Trop de questions subsistent.

- Notre objectif reste inchangé : protéger les forces de l'ordre et leur famille sans jamais mettre en cause nos libertés fondamentales. Sur l'article 24, il reste des inquiétudes que nous devons dissiper. La majorité en proposera donc une nouvelle écriture.

 

Aurore Bergé (présidente déléguée du groupe à l’Assemblée nationale)

- Et vous savez quoi ? Ça a des vertus le Parlement. Les vertus du débat, de la confrontation d'idées, de la capacité à amender, à réviser, à revoir, à douter pour finalement décider et voter. Pour que ce ne soit pas le règne de l'arbitraire, du plus fort, des corporatismes. Mais sinon, allons y. Supprimons le Parlement. Ça réjouira les populistes. Ceux qui pensent qu'on ne sert à rien, que c'est trop lent, que la démocratie coûte trop cher. On laissera la rue décider. Sans garde fous ou contre pouvoirs. Sur quels critères ? Avec quelle légitimité ?

- La question n'est pas l'appréciation que l'on a de la proposition de loi [Sécurité globale] mais la lecture de ce qu'il contient.

- Il n'y a pas hiérarchie entre les violences. Il ne peut pas y avoir d'indignation à géométrie variable. Il faut être capables de dénoncer et de s'indigner des violences subies par Michel Zecler et de celles subies par les forces de l'ordre.

- Oui, les violences survenues la semaine passée doivent nous indigner. Mais il faut s'indigner des violences subies par Michel Zecler comme de celles subies par nos forces de l'ordre avec la même vigueur. Sans cela, il ne pourra y avoir de débat apaisé.

- On a besoin de retrouver de l'apaisement. Les préoccupations des Français sont, que la crise sanitaire passe, qu'on retrouve nos familles, que les commerces rouvrent...

- On ne laissera pas les forces de l'ordre être attaquées.

- La loi doit se faire dans un cadre serein, dans le cadre d'un débat démocratique. C'est pour cela qu'elle se fait au Parlement. La loi ne se fait pas sous pression des corporations, des lobbies ou de la rue. Elle ne se fait pas dans une commission indépendante.

 

Laetitia Avia (porte parole)

- Michel Zecler a été victime de violences à caractère raciste. Pour assurer l’exemplarité de ceux qui incarnent l’Etat et nos valeurs, je propose à Gérald Darmanin des sanctions plus lourdes pour les dépositaires de l’autorité publique commettant des délits racistes et discriminatoires.

- Avec la Marche des libertés nos concitoyens ont voulu manifester leur attachement à notre liberté. Nous y sommes tous très attachés, les LaREM les premiers. Beaucoup ont manifesté contre une idée de l’article 24 mais pas contre le texte tel que modifié à l’Assemblée nationale.

- Ces 80 policiers blessés par ceux qui viennent "casser du flic" sont aussi victimes d'une perte d'autorité et de confiance dans les forces de l’ordre, à cause des actions de brebis galeuses qui entachent l’uniforme de ces hommes et femmes qui s'engagent pour la protection de nos concitoyens.

 

Laurent Saint-Martin (député)

Mes pensées vont aux Nigérians, dont 110 de leurs compatriotes ont trouvé la mort dans une attaque jihadiste ce week-end. Le combat contre le terrorisme islamiste doit être international. C’est en unissant nos forces que nous réussirons à l’éradiquer.

 

Roland Lescure (député)

En proposant de réécrire en profondeur l’article 24 [de la loi Sécurité globale] la majorité a entendu les interrogations sincères de nombre de concitoyens et souhaite les rassurer sur la totale liberté de filmer et de diffuser. Elle souhaite aussi renforcer la protection de nos forces de l’ordre Les deux sont possibles.

 

● MoDem

Patrick Mignola (président du groupe à l’Assemblée nationale)

- [Loi Sécurité globale] Il faut que le Parlement fasse son travail, que ce ne soit pas une commission extérieure qui fasse la loi. Le texte va aller au Sénat. Il faut qu'on lève tout doute. L'article 24 ce n'est pas l'interdiction de faire des images, c'est l'interdiction d'utiliser des images dans un but malveillant. Il faut qu'on revienne à ça. Cet article 24 est bon dans ses objectifs, mais il a été mal écrit par les technocrates.

- Il faut appliquer à la fonction publique, plus encore à celle qui s'occupe de la sécurité, les mêmes méthodes que celles que l'on trouve dans l'entreprise. Chacun doit savoir que quand on est policier, gendarme, fonctionnaire, si on n'est pas digne de son uniforme, de sa fonction, on peut être révoqué à tout moment.

- Il faut éviter les trop grands brassages de population, parce que la seule façon de lutter contre ce virus dont on sait peu de choses, c'est de limiter les interactions sociales. - [Dans les départements alpins]vous avez une très grande tension hospitalière, et il ne faudrait pas demain si on a beaucoup trop de monde dans les montagnes qu'on ne soit pas en capacité d'accueillir quelqu'un qui fait un infarctus.

 

● UDI
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ne sont pas retranscrits]

Jean-Christophe Lagarde (président)

- [Loi Sécurité globale] La solution est pourtant simple. Autoriser de filmer une intervention et obligation de flouter les visages. Réserver le maintien de l’ordre aux professionnels formés.

- [Loi Sécurité globale] Consternant! Pendant ine semaine on leur a expliqué en long, en large et en travers que ce texte n’était ni fait, ni à faire. Mais peu importe, ils sont passés en force! Et voilà qu’ils doivent tout réécrire...Tant qu’ils y sont, ils devraient regarder l’art. 22!

 

► Autres

● Organisations centristes
♦ Renaissance
(Députés français du groupe centriste Renew Europe au Parlement européen)

 

Nathalie Loiseau

Ça a le mérite de la clarté, à défaut d’un commencement de lucidité. Pour Mélenchon, "la Russie est un partenaire plus fiable que les États-Unis".

 

Stéphane Séjourné

- Les pouvoirs hongrois et polonais bloquent le plan de relance pour une simple raison : ils ne veulent pas respecter une conditionnalité qui prévoit qu’aucun fonds européen ne peut être accordé à un État membre qui ne respecte pas l’état de droit. Évidemment, Viktor Orbán et Mateusz Morawiecki étaient directement visés par une telle conditionnalité mais ils n’ont pas été pris par surprise : tout cela était au cœur des négociations du Conseil en juillet dernier et ils ont approuvé à ce moment-là ce principe. Ce qui a déclenché cette attitude de la part d'Orban et Morawiecki, c’est en réalité le fait démocratique : à savoir que le Parlement européen a négocié avec le Conseil européen et ces négociations se sont achevées il y a tout juste 15 jours. Le Parlement européen est sur un pied d’égalité avec le Conseil et il était important pour les parlementaires que des précisions techniques soient apportées à cette conditionnalité. C’est le fonctionnement habituel de la démocratie européenne. Mais ce chantage sur le plan de relance par le véto est d’autant plus incompréhensible et révoltant que les arguments avancés par la Hongrie ou la Pologne sont faux: en aucun cas l’Union européenne n’utilise le plan de relance pour remettre en cause les politiques conservatrices menées dans ces deux pays contre les migrants, les femmes ou les minorités sexuelles – même si elles nous préoccupent toutes et tous – simplement parce que les questions de société, de santé ou de migration ne relèvent pas du champ du mécanisme contesté.

- Viktor Orbán et Jarosław Kaczyński, le vrai dirigeant de la Pologne, remettent en cause depuis plusieurs années l’état de droit dans leurs pays. En Hongrie, la réforme de la Constitution de 2011 a retiré à la Cour constitutionnelle une grande partie de ses prérogatives. Des irrégularités graves et des conflits d’intérêts ont été de nombreuses fois signalés, à l’occasion de l’attribution des marchés publics largement financés par l’Union européenne. Les atteintes à la liberté de la presse sont de plus en plus nombreuses avec des chaînes publiques aux ordres de l’exécutif et une concentration dans l’actionnariat des médias. La loi d’avril 2017 sur l’enseignement supérieur a restreint la liberté d’enseigner des universités étrangères. Les lois « anti-Soros » votées l’été dernier soumettent les ONG qui viennent en aide aux migrants à un enregistrement spécial et à une taxation. En Pologne, en décembre 2015, le pouvoir exécutif a pris le contrôle sur le Tribunal constitutionnel au mépris de tout principe de séparation des pouvoirs. C’est ce même Tribunal qui a décidé il y a quelques semaines l’interdiction de fait de l’IVG dans le pays. En 2017, une loi prévoyait le remaniement de la Cour Suprême, du Conseil national de la Magistrature et des juridictions de droit commun, au profit du pouvoir en place. On a aussi beaucoup entendu parler ces derniers mois des municipalités qui se revendiquaient « sans idéologies LBGTI », ce qui, à raison, a beaucoup choqué au niveau européen, sans que pour autant le gouvernement polonais ne s’en émeuve. Les autres exemples concernant les atteintes à l’état de droit dans ces deux pays sont nombreux et c’est pourquoi l’Europe a agi dès 2017 en activant l’article 7 du traité sur l’Union européenne qui prévoit des mécanismes de prévention et de sanction.

- Nous sommes très clairs : nous ne braderons pas les valeurs européennes pour servir les intérêts d’Orbán ou Kaczyński. Les discussions se poursuivent entre États membres pour trouver une solution et nous souhaitons tous qu’elles aboutissent. Mais si elles venaient à échouer, nous sommes là encore déterminés et la France l’a répété : nous ne renoncerons pas au plan de relance. À nous alors de trouver une solution à 25 ou à 26, plus compliquée certes, plus contraignante juridiquement, mais techniquement possible.

 

 

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