vendredi 5 septembre 2008

Actualités du Centre. France – Début de l’université d’été du Mouvement démocrate avec un François Bayrou dans les habits de l’opposant irréductible à Nicolas Sarkozy

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François Bayrou réunit à partir de vendredi à Cap Esterel, près de Saint-Raphaël (Var), la première université d'été du Mouvement Démocrate avec l'ambition de s'affirmer comme principal "opposant" à Nicolas Sarkozy Dossier Bernard Tapie, fichier Edvige sur les élus, financement du RSA, sanction du chef de la sécurité en Corse après l'occupation de la propriété d'un proche du chef de l'Etat: l'ex-candidat à la présidentielle n'a manqué aucune occasion en cette rentrée politique pour dénoncer la "dérive" d'un "régime" qui "détourne l'argent du contribuable", "cible les classes moyennes", prend des "décisions arbitraires" et pratique le "copinage". Il a aussi relevé de "graves imprudences" dans l'action diplomatique du président français dans le conflit russo-géorgien. "Je m'honore d'être un opposant résolu chaque fois que l'essentiel est en jeu", déclarait-il dimanche sur Europe 1. Ce rôle, "personne d'autre ne l'occupe", estime le député des Pyrénées-Atlantiques qui, relégué parmi les non-inscrits à l'Assemblée nationale avec seulement deux autres députés MoDem, trouve dans les médias la tribune qui lui manque dans l'hémicycle. Il juge le parti socialiste enlisé dans une "crise de fin de cycle", sans leader ni "vision crédible de l'avenir", et relègue dans la "marginalité" d'autres opposants comme Olivier Besancenot qui se place "dans une perspective d'alternance et de projet de gouvernement" et, en réponse à ceux qui lui reprochent de critiquer sans proposer, prévoit d'exposer "les lignes directrices" de son projet dimanche, lors de son discours de clôture. "La droite a trahi la vocation qui était la sienne: traduire une perspective française en projet de société", estime l'ancien ministre d'Edouard Balladur et Alain Juppé, dénonçant le projet de société développé par Nicolas Sarkozy, empreint de "fascination américaine". "Ce que les Français veulent, c'est une société humaniste. Et le nom de l'humanisme en politique, c'est démocrate", affirme-t-il, conforté par une popularité toujours élevée dans les sondages, 16 mois après ses 18,57% du premier tour de la présidentielle. Alors que les principaux partis ont subi une forte baisse de leurs adhésions après l'engouement de 2007, M. Bayrou évalue toujours à quelque 50.000 le nombre d'adhérents du MoDem, comparé à environ 60.000 fin 2007.

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