dimanche 24 avril 2011

Actualités du Centre – Pour Jean-Louis Bourlanges, président de l’Institut du Centre, le Centre n’est qu’un appendice de la Droite!


Dans une interview au quotidien Le Monde, Jean-Louis Bourlanges, président de l’Institut du Centre prend fait et cause pour Jean-Louis Borloo comme leader des centristes, ce qui ne surprendra guère les initiés mais pose tout de même quelques questions sachant que cet institut regroupe l’ensemble des partis centristes qui ont chacun un candidat potentiel.
De façon plus étonnante, il reprend les arguments de la Droite pour contester la présence d’une candidature centriste à l’élection présidentielle de 2012. Selon lui, celle-ci ne se justifie que si elle est la «candidature de substitution» de la majorité présidentielle.
En clair, si le candidat centriste est capable d’être, dans les sondages, devant celui de la Droite (donc devant Nicolas Sarkozy) au premier tour, alors il devient le candidat naturel de la Droite et du Centre. Dans le cas contraire, il fera perdre Nicolas Sarkozy et permettra à Marine Le Pen d’être présente au second tour face au candidat de la Gauche.
Cette position est pour le moins étonnante d’un président d’un institut qui devrait défendre les positions du Centre et non celles de la Droite. Car personne ne va accuser la Gauche, par son score, d’éliminer le candidat de la Droite au second tour de la présidentielle. Comme il n’est venu à l’idée de personne d’accuser Jacques Chirac d’être le responsable de l’élimination de Lionel Jospin en 2002. Dès lors, si le Centre est bien un courant politique indépendant et unique, son candidat ne pourra jamais être responsable du mauvais score d’un candidat d’un autre courant politique indépendant et unique.
En fait, par ses propos, Jean-Louis Bourlanges dénie au Centre d’être ce courant indépendant et unique pour en faire un appendice de la Droite.
Pour justifier cette position qui n’est pas la position officielle de l’institut qu’il préside, Jean-Louis Bourlanges voit un avenir pour les centristes dans un pôle de centre-droit qui existerait par le bon-vouloir de l’UMP qui reconnaîtrait leurs mérites et leur donnerait les moyens d’être une force politique qui compte…
Dans le même temps, comme à son habitude, il critique – quoique de façon un peu moins virulente – son ancien chef, François Bayrou à qui il ne voit toujours plus d’avenir politique.
En résumé, Jean-Louis Bourlanges ne croit pas qu’il existe un Centre au centre de l’échiquier politique mais milite pour un centre-droit accolé à la Droite. C’est la thèse actuelle de toute la Droite. Position assez particulière pour un homme qui a accepté le poste de président de l’Institut du Centre même s’il se voyait à Matignon lorsque Jean-Louis Borloo était le favori pour occuper le poste de premier ministre de Nicolas Sarkozy.

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