vendredi 18 septembre 2015

Actualités du Centre. Grande-Bretagne – Réorganisation au centre-gauche?

Tim Farron
Après la victoire des conservateurs de David Cameron aux législatives du 7 mai qui, en obtenant la majorité à la Chambre des communes, n’ont plus eu besoin d’une coalition avec le parti centriste des libéraux-démocrates (qui, lui, s’est effondré avec seulement 8 élus contre 57 sortants) puis la victoire sans appel du gauchiste Jeremy Corbyn le 12 septembre à la tête du Labour avec près de 60% des suffrages, se prépare-t-il une réorganisation du centre-gauche avec une partie des travaillistes proche de la troisième voie mis en œuvre par Tony Blair en son temps et la frange de gauche des libéraux-démocrates?
C’est ce que pense en tout cas le nouveau patron de ces derniers, Tim Farron, positionné pour sa part au centre-gauche et qui a remplacé Nick Clegg, démissionnaire après le grave échec électoral de son parti et beaucoup plus centriste que lui.
Ainsi, il a déclaré dans le Guardian que, pour les libéraux-démocrates, l’élection de Corbyn changeait «potentiellement» tout.
Selon lui, cette victoire d’un représentant de la gauche de la gauche du Parti travailliste ouvre «un vaste espace au centre de la politique britannique pour les raisonnables, les modérés, les progressifs qui sont opposés à ce que font les conservateurs mais qui ne peuvent pas apporter leur soutien à un parti d’extrême-gauche».
Mais cette réorganisation de l’opposition et du centre-gauche ne semble pas crédible à certains travaillistes même si Farron a affirmé que nombre de députés modérés du Labour l’avaient appelé pour le sonder à ce sujet.
A noter que Tim Farron ne se considère pas comme un centriste, ayant fait cette déclaration on ne peut plus claire: «Je crois que le centrisme est sans intérêt. Il est sans inspiration. Je ne suis pas un centriste».
Il faut rappeler que sur beaucoup de sujets les Libéraux-démocrates se positionnent plus à gauche que les travaillistes de la Troisième voie, ce qui d’ailleurs leur causa un problème majeur lors de leur coalition avec les conservateurs, une grande partie de leurs électeurs s’étant détournés d’eux rapidement, notamment par l’abandon de positionnements progressistes.


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