mercredi 1 mars 2017

Présidentielle 2017. L’UDI «suspend» sa participation à la campagne de Fillon avant un possible retrait de son soutien

Le président de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, a indiqué, suite à une réunion des parlementaires de la formation centriste convoqués en urgence après que François Fillon ait annoncé sa prochaine mise en examen dans l’affaire du Pénélope Gate, que son parti suspendait sa participation à la campagne du candidat LR.
Il a aussi expliqué qu’était également en jeu le soutien même de l’UDI à cette candidature.
«Je réunirai la semaine prochaine le bureau exécutif de l’UDI afin que nous prenions une décision collective, a-t-il déclaré, ajoutant qu’«en attendant cette décision, la participation de l’UDI à la campagne de François Fillon est suspendue».
Selon certaines sources, Jean-Christophe Lagarde aurait même demandé à François Fillon de se retirer lors d’un coup de téléphone, jugeant sa position intenable ainsi que le soutien de l’UDI.
Si la position de l’UDI se confirme dans les prochains jours et n’est pas seulement un nouvel épisode d’une mise en scène de sa pseudo-indépendance, elle agirait enfin avec raison et responsabilité, ce que ses dirigeants ont refusé de faire jusqu’à présent, demeurant collés au candidat LR alors que tout militait pour, au minimum, une prise de distance digne et en accord avec les valeurs du Centre.
Cette suspension et ce possible retrait ne remettent pas encore en cause l’alliance de l’UDI avec LR pour les législatives, à moins que le maintien de Fillon la rende impossible (ou que le candidat de substitution ne soit absolument pas centro-compatible).
Reste que la situation des députés UDI est désormais très inconfortable.
D’une côté, s’ils veulent être réélus pour la plupart d’entre eux, ils doivent passer par une alliance électorale.
Et si ce n’était plus avec LR, ce ne pourrait être qu’avec En marche!.
Or, rien ne dit qu’Emmanuel Macron les accueillerait à bras ouverts et, surtout, leur garantirait une investiture au vu de tous les candidats à la candidature qui se sont déjà manifestés auprès des instances de son mouvement.
Mais, d’un autre côté, en restant avec LR et Fillon, ils pourraient être emportés par la tourmente du Pénélope Gate, s’ils tentaient de se faire réélire sous la bannière d’un candidat complètement discrédité.
Ironie de l’histoire, le député LR Bernard Accoyer avait annoncé juste auparavant que LR et l’UDI avait scellé un accord qui serait officialisé dans les prochains jours pour permettre à la formation centriste d’avoir 68 circonscriptions gagnables…


Alexandre Vatimbella


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