jeudi 4 mai 2017

Une Semaine en Centrisme. Le discours humaniste et équilibré d’Emmanuel Macron

Emmanuel Macron
Durant toute cette campagne, Emmanuel Macron a porté un discours humaniste et équilibré, celui que l’on n’a plus l’habitude d’entendre en ces temps où l’exagération et la confrontation sont les ingrédients favoris du débat politique.
D’ailleurs, d’aucuns prédisaient au candidat d’En marche! un crash monumental parce qu’il n’avait rien compris au désenchantement des Français, à la colère du peuple, au pessimisme ambiant, au chacun pour soi ainsi qu’à la défiance générale envers la démocratie républicaine.
Pourtant, ce sont des propos d’espoir et volontaristes où les valeurs du vivre ensemble ont été mises en avant tout autant que celles de la réalisation de soi, où chacun peut développer son projet de vie en résonnance avec ceux des autres qu’il lui ont permis d’arriver en tête au premier tour et, sans doute, de l’emporter dimanche prochain.
Ce discours humaniste et équilibré est porté depuis longtemps par le Centre mais aussi, aujourd’hui, par une frange de la Droite et une frange de la Gauche qui sont pour une société ouverte sur le monde, sur le futur et sur l’individu comme moteur essentiel d’une société harmonieuse.
C’est la raison pour laquelle les centristes n’ont eu aucun mal à trouver des accointances profondes avec le projet et le programme politiques d’Emmanuel Macron.
Cet humanisme et cet équilibre portés par le candidat d’En marche! est mis en œuvre pour réconcilier la France, ce qui est une nécessité absolue depuis des années et que seul le Centrisme proposait jusqu’à présent.
Ce discours a toujours rencontré un grand intérêt chez les Français, tous les sondages le montrent depuis des années.
Mais, jusqu’à présent, cela ne se traduisait pas ou peu dans les résultats électoraux sauf en 2007 avec le score de François Bayrou à la présidentielle.
Ce qui est intéressant en l’espèce est de constater que grâce à Emmanuel Macron, les Français ont trouvé celui qui pouvait le porter au pouvoir.
Car ce que Macron leur a démontré depuis deux ans et depuis le début de la campagne présidentielle en particulier, c’est que ce discours à un fond et même une profondeur de plus que les discours des autres courants politiques et des autres candidats qui sont clientélistes ainsi que clivants et non rassembleurs et parlant à tous.
Mais ce qu’a démontré également Emmanuel Macron et qui lui a sans doute permis de devenir désormais la personnalité centrale à tout point de vue de la politique française, c’est que ce discours n’est pas à l’eau de rose et d’un unanimisme gentil comme on a pu souvent l’entendre dans la bouche d’un Français Bayrou qui a toujours cherché un consensus mou, ni agressif et rentre-dedans comme on l’a trop souvent entendu de la part d’un Jean-Christophe Lagarde qui veux singer les partis clientélistes au risque de faire perdre au Centre sa particularité.
De ce point de vue, il est plus proche de celui d’un Jean-Louis Borloo mais pas de la démarche de ce dernier qui est demeuré trop accolé à la Droite.
C’est un discours dynamique, courageux, ferme, qui résiste sans peine à toutes les attaques, notamment de la part des populistes et des démagogues comme on a pu le voir lors du débat de l’entre-deux tour face à Marine Le Pen.
Emmanuel Macron offre ainsi à la France une chance de sortir par le haut de ses problèmes et de sa morosité.
C’est évidemment un challenge extrêmement fort qui, pour réussir, doit mobiliser l’ensemble de la société.
Ce défi est à la hauteur des dangers internes et externes qui menacent la France comme les autres pays démocratiques.

Alexandre Vatimbella
Directeur du CREC
Jean-Louis Pommery
Directeur des études du CREC


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