vendredi 23 mars 2018

Actualités du Centre. Lagarde: «Je ne suis pas macroniste» et «la majorité n’est pas centriste»

Jean-Christophe Lagarde
D’interviews en déclarations, Jean-Christophe Lagarde tente de jouer sa petite musique pour se distinguer, à la fois, de LR, l’ancien allié «naturel» (selon le terme qu’il employait) de son parti, l’UDI, et la majorité présidentielle centriste.
Sur BFMTV, il n’a pas eu de mots assez durs envers Laurent Wauquiez dont il considère que le projet politique est «de siphonner les voix du FN» et de s’allier à terme avec la formation de Marine Le Pen, tournant le dos, selon lui, au général de Gaulle, à Jacques Chirac et même à Nicolas Sarkozy, rappelant qu’il avait même refusé d’appeler à voter Macron pour faire barrage à la présidente du FN.
Pour lui, LR est dans une «dérive d’extrême-droite» qui est «progressive mais claire».
Mais, lors de l’émission «Face aux chrétiens», à la question de savoir s’il est «macron-compatible», il a répondu:
«Je peux travailler avec Emmanuel Macron tout en conservant des différences avec lui. Je souhaite la réussite de son quinquennat. Je ne suis pas devenu macroniste pour autant. Il y a des choses excellentes que j’espérais de longue date: redessiner une perspective européenne, assouplir le code du travail, redresser l’éducation nationale. Il y a aussi des erreurs: la hausse de la CSG inéquitable et inefficace, sa conception du pouvoir trop centralisée.»
Et sur BFMTV, il a précisé, «Macron porte un certain nombre d’idées que nous portons».
Quant à savoir quelle était le positionnement de l’UDI, il a estimé qu’«il y a un espace politique entre la majorité, qui n’est pas centriste, et Laurent Wauquiez, qui assume sa dérive ultra.»
Selon lui, «l’UDI a pour ambition d’incarner le centre et la droite de progrès», reprenant à son compte le nouveau slogan de sa formation dévoilée lors de son congrès du 17 mars dernier.
Sur BFMTV, il s’est à nouveau félicité que l’UDI soit devenue un parti «apaisé, pacifié où tout e monde tire dans le même sens», affirmant même que c’était le projet initial de Jean-Louis Borloo, son fondateur et que son élection avec plus de 90% des voix alors qu’il était le seul candidat à sa succession le démontrait.
Concernant les réformes faites par Emmanuel Macron et leur nombre, il a estimé, sur franceinfo que si celles-ci, à cause du quinquennat, «ne sont pas faites dans les deux ans», elles ne sont jamais faites».
Enfin, tant sur BFMTV que sur franceinfo, Jean-Christophe Lagarde s’est élevé contre l’abandon par l’Occident des Kurdes, attaqués actuellement par la Turquie sur le sol syrien, rappelant fort à propos que c’était grâce à l’alliance entre les démocraties occidentales et les kurdes que l’on avait pu chasser et vaincre Daesh.


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