mardi 11 juin 2019

Actualités du Centre. L’UDI, en déshérence de son propre fait, de plus en plus seule et rabougrie

La ligne politique désastreuse de Jean-Christophe Lagarde commence à donner les résultats que l’on craignait pour l’UDI qu’il dirige et qui est en train de devenir une coquille vide qui voit ses élus et ses alliés s’éloigner, n’étant plus qu’un micro-parti de notables de province et de banlieue ou, plutôt, un simple cartel électoral.
Les 2,5% aux élections européennes sont évidemment un élément clé de ce naufrage en cours car, au-delà d’un score très bas, c’était la première fois que la formation centriste se comptait devant elle-même et les Français pour démontrer, à l’occasion d’un scrutin sans enjeu national, qu’elle avait bien une réelle existence.
Résultat, un nombre de voix presqu’équivalent au Parti animaliste…
Un exercice totalement raté qui a surtout montré une surreprésentation en termes d’élus par rapport à sa réalité électorale, situation due à sa capacité à extorquer des sièges à son allié traditionnel LR (et auparavant l’UMP).
Depuis le scrutin du 26 mai, les dirigeants de l’UDI sont étrangement muets comme si un coup de massue pourtant prévisible s’était abattu sur leurs crânes suivi d’un second avec l’appel des 72 élus de droite et du centre qui soutiennent l’action d’Emmanuel Macron.
Ils viennent d’en sortir parce que le groupe UDI-Agir et indépendants risque fort d’imploser demain lors du discours de politique générale du Premier ministre, Edouard Philippe et du vote de confiance qui suivra.
Or, comme l’a indiqué voici quelques jours Stanislas Guerini, le délégué général de LREM, ne pourront être dans la majorité présidentielle que ceux qui auront voté la confiance, ce qui est évidemment normal dans toute démocratie.
C’est là que le bas blesse puisqu’actuellement Agir compte un ministre, Franck Riester, en charge de la culture, et s’est allié à toutes les composantes de cette majorité à l’occasion des élections européennes alors que, dans le même temps, l’UDI accentuait ses attaques contre le Président de la République et son gouvernement pour s’en aller, seule, au combat, avec la réussite que l’on connait...
Et, dans la droite ligne de ce choix politique, Lagarde et les autres leaders de l’UDI ont indiqué qu’ils ne voteraient pas la confiance à Edouard Philippe, menaçant les élus d’Agir de continuer sans eux.
Dès lors, il semble difficile de faire cohabiter dans un même groupe à l’Assemblée nationale, des députés qui se disent dans la majorité présidentielle et d’autres qui se disent dans l’opposition (le MoDem devrait réfléchir à ce cas de figure qu’il vit au Sénat avec la même UDI!).
Si la scission entre l’UDI et Agir devrait donc avoir lieu, elle n’aura pas, directement, de conséquences immédiates pour le parti centriste puisqu’il gardera assez de députés pour constituer un groupe à lui tout seul alors que ce ne sera pas le cas pour le parti de droite libérale.
Pour autant, il s’agit d’une nouvelle défaite politique pour l’UDI et son président qui vont se retrouver bien seuls.
Déjà, des membres du parti lorgnent sur une recomposition de la Droite plus que sur un futur de l’UDI.
D’autres, comme on l’a dit plus haut, ont déjà fait le choix, et c’est la deuxième très mauvaise nouvelle pour l’équipe de Lagarde, de soutenir l’action d’Emmanuel Macron et ont signé l’appel des 72 élus locaux de droite et du centre paru le week-end dernier dans le JDD.
Aujourd’hui, l’UDI est plus un ectoplasme dans le paysage politique.
Mais ce statut n’a jamais empêché quiconque et aucune organisation d’exister.


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