lundi 13 janvier 2020

Actualités du Centre. Le rappel par Emmanuel Macron de ses fondamentaux, identiques à ceux des centristes

Emmanuel Macron
Lors de son intervention devant les 150 personnes choisies pour être les membres de la première «Convention citoyenne» dédiée aux problèmes climatiques et de réchauffement de la planète, Emmanuel Macron a tenu à rappeler ses engagements en faveur de la démocratie représentative et de la justice sociale.
Des propos forts et totalement en cohérence avec le Centrisme et avec cet axe central qui est en train de se former entre les libéraux de droite, de gauche et du Centre.
Propos qui étaient également sensés répondre aux attaques incessantes des extrémistes et des populistes avec le déversement d’infox, attaques qui, malheureusement, sont de plus en plus reprises par les conservateurs de LR et les socialistes du PS.

► Concernant la démocratie, il a indiqué, «parce qu’elle a été beaucoup attaquée» que l’«on aura toujours besoin de la démocratie représentative ».
Mais, selon lui, cette «démocratie représentative dans ses règles actuelles laisse un espace vide. Elle n'épuise pas le démocratique. Vous avez raison de dire que c'est un problème. La question, c'est comment remettre les colères dans un cadre démocratique».
D’autant que «les citoyens ont demandé plus de démocratie, ils ne veulent plus être simplement celles et ceux qui respectent les lois. Ils veulent participer».
Une des réponses, pour Emmanuel Macron c’est «la Convention citoyenne pour le climat», un exercice de «démocratie délibérative [qui] est une solution à la défiance».
Reste à trouver le bon équilibre car, «la vraie question, c'est comment on articule la démocratie, la prise de décision forcément complexe et le changement de comportement de nos concitoyens. Le pari qu'on a ensemble à résoudre, c'est ça».

► Concernant la justice sociale, le Président de la république a d’abord fait un sort à une accusation récurrente et d’autant plus nauséabonde est qu’elle ne s’appuie sur aucune de ses déclarations!
«Vous ne m’avez jamais entendu parler de ruissellement [affirmation selon laquelle le pouvoir d’achat donné aux riches permet, par les achats de ceux-ci, de bénéficier à toute la société]. C’est un concept qui d’ailleurs n’existe pas et qui n’a jamais été prouvé en théorie économique, que je n’ai jamais utilisé et qui est plutôt utilisé par les gens qui veulent discréditer l’économie de marché et son fonctionnement. Donc, moi, je n’ai jamais pensé que ça ruisselait».
Plus concrètement, évoquant une nouvelle fois son projet de méritocratie solidaire, il a estimé que «notre devoir c’est d’éduquer, de former, de former tout au long de la vie, de permettre à toutes celles et ceux qui le peuvent de construire leur vie, leur émancipation, leur autonomie. Et donc d’avoir les mécanismes de solidarité qui permettent d’aider celles et ceux qui tombent de manière momentanée ou définitive. Et ça, nous l’avons en France. Et je pense que si on regardait à l’étranger et si on se comparait, on verrait la chance inouïe qu’on a d’être dans notre pays et d’avoir ces mécanismes et de les consolider».
Et d’ajouter:
«Pour moi, la justice sociale c’est [aussi] de prévenir les inégalités. Selon la famille et l’endroit d’où l’on vient, il est plus dur d’accéder aux études supérieures, il est plus dur d’accéder aux responsabilités dans la société ou autres. C’est la vraie injustice. Moi je n’ai jamais vu des manifestations pour se battre contre ça.»
Pour illustrer son propos, il a pris deux exemples.
Le premier, dans l’actualité du moment, est celui de la réforme des retraites:
«C’est le système par répartition qui est consolidé. Il y a des désaccords, il faut que les bons consensus soient trouvés. (…) Si on passait à un système par capitalisation, si on disait ‘chacun épargne pour lui-même’, ça, ce serait un système où on privatise. C’est l’inverse. On continue et on consolide un système où ce sont les travailleurs qui vont continuer de financer ceux qui sont à la retraite et d’ailleurs c’est bien pour cette raison qu’on doit avoir en toute transparence ces débats dans une société où l’on vit de plus en plus vieux, on étudie de plus en plus tard. C’est simple, comment on fait que de moins en moins d’actifs financent des gens qui vivent de plus en plus vieux? Soit en disant qu’on cotise davantage, soit on doit travailler un peu plus longtemps. Mais moi je n’assume pas de baisser les retraites.»
Le deuxième, sans doute le plus important, la construction de l’individu avec le plan du gouvernement concernant les mille premiers jours de sa vie:
«J’assume d’être le président qui se bat pour les 1000 premiers jours de vie qui ont été jusqu’alors un impensé de notre politique publique. De mettre la scolarité obligatoire dès trois ans. Parce que c’est là que se forment les inégalités. La vraie lutte contre les inégalités, c’est de dédoubler les classes dans les zones REP et REP+. Ça c’est de la vraie lutte contre les inégalités. On en mesure les résultats. Parce que dans les zones où il y avait de la pauvreté, il y avait 70% des élèves de CM2 qui ne savaient pas bien lire, écrire, compter. Je n’ai pas vu des gens manifester contre ça. Personne n’a jamais manifesté contre ça. Mais c’est injuste parce que le gamin qui ne sait pas lire, écrire, compter en CM2, vous croyez qu’il passe quelle scolarité au collège et qu’ensuite on le retrouve où dans la vie active?»


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