jeudi 17 janvier 2008

Actualités du Centre. Le gouvernement obtient le renvoi en commission d’un texte du Nouveau centre sur l’interdiction des déficits budgétaires

L'UMP a obtenu jeudi à l'Assemblée le renvoi en commission d'un texte du Nouveau centre (NC), son partenaire de la majorité, qui demandait d'inscrire dans la Constitution l'interdiction des déficits budgétaires de fonctionnement de l'Etat à l'horizon 2012. Le renvoi a été adopté à l'unanimité, donc avec les voix du NC, qui avait réussi à faire adopter sa proposition de loi la veille en commission. "Nous sommes résolus à atteindre au plus tard en 2012 l'équilibre de nos finances publiques", a rappelé le ministre du Budget Eric Woerth. Faut-il fixer dans le marbre de la Constitution les règles que vous proposez? Cela mérite débat", a-t-il cependant ajouté réclamant une "définition stricte, compréhensible et pérenne des dépenses d'investissements". Ce débat pourrait avoir lieu "dans un cadre qui pourrait être celui de la conférence nationale des finances publiques ou du conseil d'orientation des finances publiques pour en livrer les conclusions dans la révision constitutionnelle ou dans tout autre cadre normatif", a ajouté M. Woerth. Le ministre s'est interrogé sur la pertinence de privilégier "une dépense au profit d'une autre", au risque de "privilégier l'investissement physique plutôt que par exemple, la recherche, l'enseignement supérieur et l'éducation"."On ne renoncera pas à ce combat", a prévenu le président du groupe NC à l'Assemblée, François Sauvadet, avant de voter pourtant le renvoi en commission. "Depuis 28 ans nous n'avons pas voté un budget en équilibre. Nous consacrons la quasi-totalité du produit de l'impôt sur le revenu au simple remboursement de l'intérêt de la dette. Nous courons après la croissance avec deux boulets aux pieds : le déficit et la dette qui nous plombent", a argumenté M. Sauvadet, estimant à 22 milliards d'euros "les frais de fonctionnement de l'Etat". Le renvoi en commission "est un enterrement de première classe", a ironisé le socialiste apparenté René Dosière.

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