vendredi 27 mai 2016

Présidentielle USA 2016. Les libertariens vont-ils faire perdre Trump?

Le parti libertarien s’apprête à présenter son candidat à la présidence qui sera désigné officiellement à sa convention qui se tient se week-end à Orlando (Floride).
Il s’agira, selon toute vraisemblance, de Gary Johnson, l’ancien gouverneur républicain du Nouveau Mexique et son colistier sera William Weld, un autre ancien gouverneur républicain mais du Massachussetts.
Dans les derniers sondages ce «ticket» obtient 10% des intentions de vote, le double de ce que Johnson obtenait lors de l’élection de 2012 où il était déjà le candidat républicain.
Après le grave échec du sénateur républicain Rand Paul dans la course des primaires en tant que candidat estampillé libertarien, cette candidature à l’élection du 8 novembre pourrait prendre de l’ampleur alors que Donald Trump est officiellement le candidat républicain (il vient d’obtenir le nombre requis de délégués requis), ce dernier n’étant absolument pas compatible jusqu’à présent avec les thèses et les thèmes défendus par le mouvement libertarien.
Or, si l’on compte des libertariens du côté des démocrates, c’est surtout du côté de républicains qu’ils sont nombreux.
Dès lors, celui qui devrait pâtir le plus de cette candidature sera certainement Trump.
Le premier objectif de Gary Johnson sera d’atteindre les 15% d’intentions de vote qui lui permettrait de participer aux débats télévisés de la présidentielle aux côté de Trump et Clinton afin de populariser sa personne et son programme.
Cela dit, jusqu’à présent et malgré la forte minorité de libertariens dans les rangs républicains et dans ceux des «independents» proche du parti de droite, cela n’a jamais permis au Parti libertarien d’empiéter sur les plates-bandes du Parti républicain et rien ne dit que ce sera différent cette année.
Le réflexe légitimiste des républicains qui s’apprêtent à voter en masse pour Donald Trump alors même qu’une forte minorité le déteste montre la difficulté qu’auront les libertariens pour attirer à eux les déçus et les adversaires déterminés du promoteur newyorkais.
Cependant, cette élection présidentielle est tellement atypique qu’on a l’impression que tout pourrait arriver.
Et les dérapages, à nouveau multiples de Trump, pourraient être un événement déclencheur dans le sens d’une migration de nombreux électeurs républicains vers le candidat libertarien.
On n’en est pas encore là, néanmoins.
Dernier épisode abracadabrant, le possible débat télévisé entre Donald Trump et… Bernie Sanders!
Afin de marginaliser la future candidate du Parti démocrate le plus possible, Trump a proposé à Sanders un débat avant les primaires de Californie que ce dernier, tout à sa haine envers la centriste et l’establishment démocrate ainsi que dans son fantasme de pouvoir encore être le nominé à la convention de Philadelphie, a accepté, sachant bien que s’il est organisé, cela rendra encore plus difficile ses relations avec l’ancienne secrétaire d’Etat de Barack Obama.
Et, déjà, de nombreuses chaînes de télévision se sont proposé de l’organiser…
Le monde politico-médiatique américain joue aujourd’hui à se faire peur et à faire peur au à l’ensemble de la planète, sans bien prendre en compte l’énorme responsabilité qu’il prend.
Car il ne faudrait pas que son irresponsabilité rende de plus en plus sceptiques les citoyens du monde entier sur les qualités de la démocratie républicaine.


Alexandre Vatimbella avec l’équipe du CREC



Présidentielle USA 2016

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