mardi 19 septembre 2017

Actualités du Centre. Les radicaux réunifiés se veulent humanistes et progressistes

Laurent Hénart & Sylvia Pinel
Les «Journées d’été du radicalisme et des progressistes» qui se sont tenu à Montpellier les 16 et 17 septembre ont démontré que la réunification du Parti radical à la fin de l’année devrait être réelle et effective à l’opposé de toutes les tentatives avortées depuis quarante ans.
Les discours de clôture des deux présidents, Laurent Hénart pour la Parti radical valoisien et Sylvia Pinel pour le Parti radical de gauche ont ainsi confirmé que les radicaux retrouveraient leur unité.
Mais ils se sont aussi projetés dans ce que, selon eux, devrait devenir un Parti radical unifié.
Pour Laurent Hénart, l’élection d’Emmanuel Macron a fait «surgi(r) l’ouverture historique d’un espace central» qui n’est cependant «que le premier acte d’un cycle long».
Et d’expliquer: «C’est le premier acte d’une recomposition profonde. C’est la disparition du clivage droite-gauche comme élément fondamental du paysage, remplacée par la ligne de partage entre progressistes et populistes».
Et le souhait des radicaux «c’est la volonté que cet espace politique central ne se referme pas au fil des difficultés que le Président de la République rencontrera, tôt ou tard.»
De son côté, Sylvia Pinel a affirmé que «notre réunification ne sera pas un attelage opportuniste ou de circonstance. Elle s’inscrit dans la nécessaire recomposition politique qui se dessine. Il s’agira de fédérer l’ensemble des progressistes pour lutter contre les populismes et les extrêmes. La fusion de nos partis sera bien la promesse d’une offre politique nouvelle, cohérente et indépendante de toute influence. Notre cohérence est liée à notre histoire, à nos valeurs, au projet européen que nous voulons porter.»
Quant à ce qui rassemble les radicaux, elle le voit comme un fleuve réunissant les deux rivières de droit et de gauche qui «s’appelle République, il s’appelle laïcité, solidarité, libertés individuelles, il s’appelle liberté d’entreprendre, il s’appelle écologie responsable, il s’appelle Europe fédérale.»
Et de poursuivre la métaphore: un «fleuve irrigue la France depuis 1901. Ce fleuve doit renaitre et a vocation à grossir, à s’élargir, au moment où notre pays, aux prises avec les affres de l’époque, vit un bouleversement inédit et probablement une évolution politique majeure. Si nous avons un siècle, c’est parce que nous avons toujours pensé et agi dans le siècle.»
Quant à l’attitude face à Emmanuel Macron, Laurent Hénart la définit comme «bienveillante».
Un président de la république «qui disposera de notre soutien à chaque fois qu’il donnera vie aux grandes options que nous partageons. Mais elle est aussi exigeante. Il faut défendre nos propositions: la justice, la laïcité, une politique de contrat et de confiance avec les territoires.»
Enfin, c’est Sylvia Pinel qui a le mieux synthétisé le projet que veulent désormais porter le Parti radical:
«Si les radicaux n’ont pas peur du libéralisme, ils demeurent des solidaristes attachés à ce que la croissance soit à la fois synonyme de développement durable et de redistribution sociale. Notre humanisme n’est pas celui de la charité. Mais c’est celui de la compréhension des différences, de la lutte contre toutes les formes d’inégalités. Notre humanisme, c’est notre aversion pour l’injustice, notre devoir est de compenser et d’assurer à chaque citoyen la dignité. C’est permettre l’accès aux soins et à la santé pour tous, c’est la solidarité avec les personnes âgées ou handicapées. La redistribution c’est la preuve que la solidarité existe, que notre pays par ses réussites individuelles assure aussi une fierté collective.»


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