samedi 22 février 2020

Propos centristes. France – Agriculture; ruralité; refondation de la fiscalité internationale; lutte contre l’islamisme; obstruction de l’extrême gauche sur la réforme des retraites à l’Assemblée…

Voici une sélection, ce 22 février 2020, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

● Emmanuel Macron (Président de la République)
- Durant deux jours, nous avons défendu la politique agricole commune [au Conseil européen], un levier important de la transition environnementale. Nous avons obtenu des premières améliorations pour défendre nos paysans. Mais c’est encore insuffisant. Le travail va se poursuivre.
- La France va se battre pour avoir une Politique agricole commune qui permette aux agriculteurs d'effectuer cette transition dans de bonnes conditions.
On est dans une transformation historique de l'agriculture. Elle est au rendez-vous de ces changements.
- Il nous faut une agriculture forte parce que les Français veulent savoir ce qu'ils mangent.

● Gouvernement
[Nota: dans ce gouvernement, certains membres ne sont pas centristes; nous retranscrivons cependant leurs propos en rapport avec leur fonction parce qu’ils font partie selon nos critères d’une équipe qui suit une politique globalement centriste]

Edouard Philippe (Premier ministre)
Pour toutes nos campagnes, nous avons la même ambition : faire en sorte que nos concitoyens puissent bien y vivre, y travailler et s’y épanouir.

Christophe Castaner (ministre de l’Intérieur)
- Le dispositif de lutte contre les violences conjugales mis en place par la gendarmerie du Morbihan est en tout point exemplaire et est un modèle de notre stratégie nationale : une réponse puissante, globale et partenariale pour une prise en charge optimale de chaque victime.
- La Seine-Saint-Denis fait partie, depuis 2 ans, des départements pilotes dans la lutte engagée contre le séparatisme islamiste. Les résultats sont encourageants et la méthode employée démontre sa pertinence : elle sera déclinée sur l'ensemble du territoire.

Nicole Belloubet (ministre de la justice)
- Les propositions concrètes du gouvernement pour garantir la bonne intégration des avocats dans le SUR [Système universel de retraites] ont été rejetées en bloc. Nous continuons à travailler et proposons un amendement pour limiter les impacts de la hausse de cotisation pour les avocats aux plus bas revenus.
- Parce qu’il n’y aura pas, demain, un système de retraite pour 66 millions de Français et un autre pour 70 000 avocats. L’ambition du Système universel est d’offrir une solidarité renforcée, une pérennité et une solidité qui doivent profiter à tous et donc aux avocats.

Florence Parly (ministre des Armées)
En visite du 132e régiment d’infanterie cynotechnique de Suippes : un régiment à part, cœur de l'excellence française de formation de chiens militaires. Détecter et neutraliser des adversaires, rechercher des explosifs et des munitions : autant de missions pour les chiens de nos forces armées. Un savoir-faire unique pour des chiens d'exception.

Bruno Le Maire (ministre de l’Economie et des Finances)
- [L’appel des ministres des finances français, espagnole, italien et allemand: «Saisissons cette chance historique de refonder la fiscalité internationale»]
Créer une nouvelle fiscalité internationale adaptée aux réalités du XXIe siècle est un des grands défis de notre temps. Nous avons une responsabilité collective à trouver un accord international sur ce sujet d’ici fin 2020. Une chance historique nous est donnée de refonder la fiscalité internationale de manière juste et efficace. Saisissons-la !
La fiscalité internationale actuelle souffre de deux défauts majeurs. Le premier est qu’elle ne permet pas de taxer à leur juste valeur les profits qui sont réalisés par les plus grandes entreprises du numérique qu’elles soient américaines, européennes ou chinoises.
Ces entreprises réalisent des profits importants dans des territoires où elles n’ont qu’une présence physique limitée. Elles sont peu ou pas imposées là où elles créent de la valeur à partir des données de millions d’utilisateurs. Au bout du compte, les entreprises les plus profitables se retrouvent être les moins taxées et ne contribuent pas de manière équitable au financement de nos services publics. C’est à la fois inacceptable et inefficace.
La taxation internationale du numérique doit nous permettre de remédier à cette situation en définissant une fiscalité internationale juste adaptée à l’économie numérique. Cette nouvelle fiscalité donnera aux entreprises une plus grande prévisibilité. Nous nous félicitons d’ailleurs que plusieurs grandes entreprises du numérique soutiennent la solution internationale développée à l’OCDE.
Le second défaut concerne le dumping fiscal et les distorsions de concurrence qui en découlent. Le dumping fiscal permet à certaines des plus grandes entreprises du monde de transférer les profits réalisés d’un Etat vers un autre où les impôts sont moins élevés.
Cette optimisation fiscale est intolérable pour nos compatriotes. Elle nourrit une colère légitime. Elle fragilise le consentement à l’impôt qui est une base de nos démocraties. L’impôt minimum est la seule solution efficace contre l’optimisation fiscale agressive exercée par une poignée de grandes multinationales.
«Nous sommes déterminés à aboutir à cette solution internationale dans le cadre de l’OCDE d’ici fin 2020 »
L’OCDE travaille depuis plusieurs mois sur des propositions détaillées qui répondront à ces deux faiblesses de la fiscalité internationale. Il est temps de parvenir à un accord international, tant sur la fiscalité numérique et que sur la fiscalité minimale.
Nous sommes déterminés à aboutir à cette solution internationale dans le cadre de l’OCDE d’ici fin 2020. Nous ne ménagerons pas nos efforts pour y parvenir car c’est une attente forte de nos concitoyens. L’inaction n’engendrera qu’une conséquence : la création d’un système fiscal international encore plus fragmenté qu’aujourd’hui.
Les enjeux sont considérables : ils se chiffrent en dizaines de milliards d’euros de recettes fiscales, qui sont nécessaires pour la construction d’écoles, d’hôpitaux et pour l’investissement dans la transition écologique. Surtout, la légitimité des Etats face à la montée en puissance des géants du numérique est engagée. Alors agissons, agissons ensemble et agissons vite.
- Avec Agnès Runacher, point avec les acteurs économiques sur l’impact du coronavirus sur notre économie. En fonction de sa durée et de son ampleur, l’épidémie pourrait avoir un impact de 0,1 point sur la croissance française en 2020. Nous suivons la situation au jour le jour. Le coronavirus a des conséquences pour des entreprises qui dépendent d’approvisionnements à l’étranger. Au-delà des mesures immédiates, nous engageons une réflexion sur la sécurisation des approvisionnements pour les filières stratégiques. Pour les entreprises qui rencontrent des difficultés importantes, nous les accompagnons avec plusieurs mesures comme la possibilité de recourir au chômage partiel.
- Selon la DGCCRF et l'ACPR, les engagements des banques sur le gel des frais bancaires en 2019 et le plafonnement des frais d'incidents bancaires pour les clients fragiles ont été tenus. Avec le gouverneur de la Banque de France, nous demandons à l'ACPR de rendre public les noms des établissements qui n'ont pas respecté les engagements. La mobilisation des banques pour les plus fragiles ne doit pas être discréditée par le comportement inacceptable de certains. Seize grandes entreprises se mobilisent aussi pour réduire les frais d'incidents bancaires: elles ouvrent notamment la possibilité à leurs clients de choisir la date de leurs prélèvements réguliers. C'est une vraie amélioration de la vie quotidienne des Français.

Elisabeth Borne (ministre de la Transition écologique et solidaire)
- La mise à l’arrêt de la centrale de Fessenheim incarne l’écologie de responsabilité que nous portons. Tenir nos promesses, transformer en profondeur, accompagner les Français : voilà les fondations qui nous conduiront vers un nouveau modèle écologique.
Fessenheim est une terre d’avenir. Je suis venue dans le Haut-Rhin pour apporter toutes les garanties de réussite pour la transition engagée suite à la fermeture de la centrale, en nommant un commissaire à la reconversion du territoire de Fessenheim.
- Le Gouvernement confirme son engagement pour que l’offre de transports soit pensée au plus près des besoins des Français. Les plans d'actions régionaux de soutien aux petites lignes ferroviaires incarnent cette priorité donnée aux mobilités de quotidien.
- C'est la fin de plusieurs décennies marquées par le règne du plastique. En quelques années, nous allons en finir avec la société du tout jetable ! Fini le plastique utilisé une seule fois et jeté aussitôt. Au 1er janvier 2021, d'autres objets en plastique de notre quotidien disparaîtront : les confettis, pailles, couverts et contenants en polystyrènes expansés (type boîtes de kebab). Au 1er janvier 2022, ce sont les jouets distribués gratuitement dans les fast-food, le suremballage des fruits et légumes, les sachets de thé et de tisane, les enveloppes plastiques pour la presse et la publicité qui disparaîtront de notre quotidien.
- Réunion avec les professionnels et élus des stations de montagne. Un échange constructif : les acteurs ont indiqué que les pratiques d’enneigement par hélicoptère n’ont pas vocation à être renouvelées. Le Gouvernement les accompagnera vers un tourisme durable!

Olivier Véran (ministre de la Solidarité et de la Santé)
J’ai été interne [en médecine]. Vos conditions d’études et de travail ne sont pas toujours propices à votre réussite. Ce n’est plus acceptable ! C’est pourquoi nous renforcerons, ensemble, les droits des étudiants et internes dès la rentrée prochaine.

Didier Guillaume (ministre de l’Agriculture)
- Nous sommes tous concernés, agriculteurs, consommateurs, citoyens. L'agriculture française est l'une des plus engagées dans la transition agroécologique.
- Autonomie de l’Europe sur les protéines, taxe US sur les vins, sélection variétales, retenue d’eau et transition agro écologique. Tels sont les sujets abordés par Emmanuel Macron avec les agriculteurs [au Salon de l’agriculture].
- [Au conseil européen] Emmanuel Macron a porté tout au long de ces deux jours la priorité absolue à la PAC. La dernière proposition a encore relevé le niveau prévu pour la PAC Nous n’avons pas eu d’accord, nous y reviendrons et le Président de la République ne lâchera rien sur cette priorité.
- On ne peut pas demander aux agriculteurs d’opérer une transition agro écologique sans leur donner les moyens.
- Aujourd'hui, je peux vous dire que nous avons obtenu un budget de la PAC qui est au niveau de ce que nous avons dépensé dans le précédent mandat
- Emmanuel Macron aime les agriculteurs (...) Il a dit très clairement que la priorité de la France pour le budget européen, c'était la PAC.
- [Sur les produits chimiques et les distances de sécurité par rapport aux riverains] Certaines associations ont tendance à aller vers l'obscurantisme, nous, nous écoutons la science.

Jacqueline Gourault (Ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales)
- La ruralité a trop souvent été abordée en termes négatifs. Or, notre conviction, c’est que nos campagnes sont des territoires d’avenir! Cela fait quarante ans que, dans ce pays, on a une politique de la ville, menée dans la continuité, quels que soient les ministres. Ce que nous sommes en train d’amorcer, c’est une politique de la ruralité qui sera complémentaire de celle de la ville. Il y a longtemps qu’on n’a pas eu de politique spécifique dans ce domaine. Notre projet Agenda rural est donc transversal: il concerne la santé, le commerce, l’agriculture, la téléphonie mobile, le logement… Notre priorité, ce sont les lieux de vie, les services publics au sens large et la couverture numérique du territoire. Tout ce qui touche au quotidien.
- [Il y a] 534 structures France Service, dans lesquelles des agents formés accompagnent les personnes dans leurs démarches administratives du quotidien. Ce réseau devrait croître dans les mois à venir puisque nous nous sommes donné comme objectif d’en compter une par canton en 2022. Ces lieux répondent à une charte assurant une qualité exigeante de service: ouverture au moins 24 heures par semaine, personnel formé, matériel informatique de qualité, neuf partenaires minimum présents, parmi lesquels la Poste, Pôle emploi, les allocations familiales, l’assurance maladie, etc.
- Le gouvernement avait promis 400 médecins généralistes salariés ou à exercice mixte ville-hôpital dans les zones sous-dotées. Nous sommes passés à un objectif de 600. L’objectif est de déployer dans ces territoires des médecins salariés, à la fois pour répondre aux besoins et faire en sorte que, après avoir passé trois ans dans une région, ils aient envie de s’y installer pour de bon. Depuis septembre, 115 médecins en ont bénéficié.
- Il s’agit de remettre des lieux de vie au cœur des villages. Que voyait-on sur les ronds-points lors du mouvement des «gilets jaunes»? Des gens qui en recréaient. Il y avait jadis dans les campagnes des boutiques qui faisaient par exemple à la fois office de mercerie, de dépôt de pain et de bistrot. Aider les petits commerces entre dans cet esprit. Cela peut se réaliser de façon plus contemporaine, avec le soutien aux tiers-lieux, des endroits destinés au télétravail, mais aussi des lieux de rencontre qui jouent un rôle éducatif, économique, culturel. Nous avons lancé un fonds d’amorçage pour que ces initiatives puissent se développer sur les territoires. Aujourd’hui, nous allons annoncer une nouvelle vague de ces structures, qui recevront un soutien financier de l’État.
- Nous lançons le programme «Petites villes de demain» pour les communes de moins de 20.000 habitants faisant office de «centralité» dans un territoire. Il vient dans la suite du plan Action cœur de ville, pour des villes à la démographie plus élevée. Grâce à ce programme, les communes seront accompagnées pour la revitalisation de leur centre-ville et le maintien des services.
- Nous sommes en train de redéfinir une géographie prioritaire de la ruralité. Nous prolongeons jusqu’en décembre les exonérations fiscales concernant les 4000 communes classées en zone de revitalisation rurale (ZRR), qui devaient prendre fin en juin. Cela nous permettra de faire le bilan du dispositif et de réfléchir à une éventuelle modification du système. La ruralité n’est pas homogène. Il y a notamment des territoires éloignés de tout, frappés par une grande pauvreté. Nous pensons qu’il faut les aider davantage et assumer que les territoires soient accompagnés avec équité. Pour être efficace, cette politique doit s’inscrire dans la durée. Nous l’avons initiée avant le mouvement des «gilets jaunes» mais il est exact de dire qu’elle répond à une partie de leurs inquiétudes.

Muriel Pénicaud (ministre du Travail)
- Utiliser le sport pour lutter contre le chômage, c'est casser les codes du recrutement traditionnel et parier sur l'humain. Ravie de participer à l'opération "Du stade vers l'emploi" organisée par pole emploi et la Fédération francaise d’athlétisme avec des demandeurs d'emploi et des recruteurs.
- Téléchargée par 1 million de Français l'appli MonCompteFormation est en train de devenir un succès populaire. Utilisée aux 2/3 par des ouvriers et des employés, elle démocratise l'accès à la formation pour tous. En route vers la société des compétences.

Marc Fesneau (ministre des Relations avec le Parlement)
- [Obstruction des débats sur la réforme des retraites à l’Assemblée nationale] La vérité, c'est qu'à ce rythme là, il va falloir falloir plusieurs années... sauf qu'à ce que Monsieur Mélenchon nous propose d'allonger la durée du mandat parlementaire de deux ou trois années!
- [Obstruction des débats sur la réforme des retraites à l’Assemblée nationale] J'entends parler de proposition du Président Mélenchon... Ce n'est pas une proposition. Vous semblez vous rendre compte des limites de l'exercice que vous avez pratiqué devant nous depuis 6 jours ! Personne ne peut être dupe.
- Le bio doit aussi être un changement de modèle dans la grande distribution. Sinon, seuls ceux qui ont le plus de moyens pourront accéder au bio.

Roxana Maracineanu (ministre des Sports)
C’est un moment important pour le sport français. Ce matin, nous sommes réunis pour dire aux victimes de violences sexuelles qu’elles ne sont plus seules. Que nous sommes déterminés à mieux protéger nos enfants demain que nous n’avons su le faire hier. Agissons vite et fort.

Adrien Taquet (secrétaire d’Etat à la Protection de l’enfance)
- 700 000 élèves sont victimes de harcèlement scolaire en France chaque année, dont la moitié de manière sévère. Réagissons. Victime ou témoin, appelez et faites connaître le numéro vert 3020 ou le service Eenfance 0800 200 000.
- Enjeu clé de protection de l'enfance : dépister tôt les troubles moteurs et du comportement chez l'enfant pour mieux accompagner les parents.
- Le rôle du 119, le numéro d'appel pour l'enfance en danger, est décisif dans la libération de la parole. Avec Roxana Maracineanu, signature d'une convention avec Violaine Blain, responsable de la plateforme, pour en garantir l'accès aux jeunes sportifs.

Cédric O (secrétaire d’Etat chargé du numérique)
Aujourd’hui s’ouvre la 57ème édition du Salon de l’agriculture. Les nouvelles technologies ont transformé le travail des agriculteurs pour faciliter leur quotidien. Avec 130 start-up françaises nous accompagnons les travailleurs agricoles dans cette révolution.

Agnès Pannier-Runacher (secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie et des Finances)
Avec Bruno Le Maire nous avons réuni à Bercy les représentants des entreprises pour faire le point sur l’impact économique du Coronavirus en France et mobiliser les filières pour qu’elles s’organisent collectivement et anticipent les difficultés de façon à éviter les problèmes.

Marlène Schiappa (secrétaire d’Etat à l’Egalité hommes-femmes et à la Lutte contre les discriminations)
- Force doit rester au droit. Pour que les victimes de violences sexuelles obtiennent justice, le gouvernement a créé un portail où policiers et gendarmes écoutent et préparent les plaintes 24h/24 arretonslesviolences.gouv.fr. C’est ouvert aussi aux témoins.
- On parle de libération de la parole, mais ces femmes que nous entendons aujourd’hui, elles avaient parlé il y a dix, vingt, trente ans ! C’est une libération de l’écoute qui se produit. Et qui doit perdurer aujourd’hui dans tous les clubs sportifs.
- Mon message aux fédérations sportives: ne vous dites pas que ce qui se passe en ce moment est négatif pour l’image du sport, au contraire: c’est positif de montrer à quel point un secteur entier peut décider de se mobiliser pour mettre fin aux violences sexuelles!
- [Prévention des violences sexuelles dans le sport] Ce n’est pas un combat contre le sport mais au contraire montrer un secteur qui se mobilise.
- [Violences sexuelles] Notre mot d’ordre est de ne rien laisser passer.

Sibeth Ndiaye (porte-parole)
Visite de la salle des lancements de fusées au Centre spatial guyanais, véritable port spatial de l'Europe, avec déjà près de 300 lancements effectués en une cinquantaine d'années. Un moteur économique, qui fait rayonner le territoire dans le monde entier!

● LaREM
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ou de gauche ne sont pas retranscrits]

[Obstruction des débats sur la réforme des retraites à l’Assemblée nationale par l’extrême gauche] Euh... députés PCF et France insoumise, quand vous dîtes que vous voulez le débat, vous plaisantez non ?! Reprenons le nombre d'amendements : sur les 41 396 amendements déposés, vous en avez déposé respectivement 13 031 et 23 147. Donc, vous avez déposé près de 90% des amendements alors que vous ne représentez que 6% des députés. Mais peut-être que tous ces amendements sont autant de propositions pour améliorer la loi? Ah bah non... Beaucoup, beaucoup, mais alors beaucoup de doublons et puis des suppressions alinéa par alinéa. Concrètement, votre sens de la démocratie ressemble à ça : 1 amendement proposant de remplacer "universel des retraites" par "austéritaire des retraites", cet amendement répété 17 fois. Donc, à quoi assiste-t-on depuis 4 jours ? Le monopole de la parole par une minorité non-représentative et la paralysie du débat. Depuis lundi et jusque mercredi soir, après 12h44 de discussion, il restait 36 476 amendements à examiner ce matin. Ce matin, entre 9h et 13h, 2 amendements ont été examinés. 33 députés monopolisent 40% de la parole, empêchent le débat et créent le chaos dans l'hémicycle : 3h40 de suspensions ou rappels au règlement, avec près de 20 suspensions de séances, et plus de 70 rappels au règlement. Au rythme actuel, il faudrait 150 jours de séance en siégeant du lundi au dimanche pour terminer l'examen du seul projet de loi ordinaire. Et vous allez même jusqu'à faire reculer le débat...En plus d'amender la loi, vous amendez vos amendements : 409 sous-amendements ont déjà été déposés! Encore une fois, ces amendements sont purement rédactionnels, n'ajoutent rien et n'ont qu'un but : bloquer. Sans parler du fait que vous n'abordez que très rarement le fond, lui préférant l'invective et l'agitation... Bref nous faisons face à l'opposé du débat : c'est du sabotage parlementaire...

Stanislas Guerini (délégué général)
[Fin définitive des forages offshore en France] Avec cette décision, le Gouvernement met définitivement fin au forage en mer en France. Avec le Costa-Rica, nous sommes le seul pays au monde à prendre un tel engagement si nécessaire pour la planète. Fierté!

Gilles Le Gendre (président du groupe à l’Assemblée nationale)
- [Obstruction des débats sur la réforme des retraites à l’Assemblée nationale par l’extrême gauche] Notre responsabilité est de dénoncer votre hypocrisie dans ces débats sur le réforme des retraites. Vous ne voulez pas amender ni contester, vous voulez que ce texte ne voit jamais le jour, qu'il ne soit jamais voté.
- [Obstruction des débats sur la réforme des retraites à l’Assemblée nationale par l’extrême gauche] 33 députés sont en train de saboter le travail de 544 autres et privent les Français d’un débat essentiel qui concerne leur avenir et celui des générations futures. La France insoumise et le groupe GDR pratiquent l’insurrection en chambre.

Jean-Charles Colas-Roy (député)
[Obstruction des débats sur la réforme des retraites à l’Assemblée nationale par l’extrême gauche] En pompiers pyromanes, certaines de nos oppositions créent l’obstruction, les incidents et l’embolie pour mieux pouvoir en dénoncer les éventuelles conséquences. Cet avilissement de la représentation nationale est indigne et consternant.

Guillaume Gouffier (député)
[Obstruction des débats sur la réforme des retraites à l’Assemblée nationale par l’extrême gauche] Nous restons sur des débats d’ordre philosophique, alors que nous voulons débattre sur le fond. Nous devons trancher sur des sujets tels que : la pénibilité, les droits familiaux, la gouvernance du futur système Nous devons avoir ce débat parlementaire.

Olivier Damaisin (député)
[Réforme des retraites] Oui les exploitants agricoles ont été oubliés par les majorités précédentes. Les avancées de notre réforme sont saluées par le monde agricole : système par point et minimum de pension à 85% du SMIC.

●MoDem
Patrick Mignola (président du groupe à l’Assemblée nationale)
- [Obstruction des débats sur la réforme des retraites à l’Assemblée nationale par l’extrême gauche] Vous n'amendez pas, vous ne sous-amendez pas, vous ne faites que de l'obstruction. Et vous ne faites pas de l'obstruction contre la majorité, vous faites de l'obstruction contre les femmes!
- [Obstruction des débats sur la réforme des retraites à l’Assemblée nationale par l’extrême gauche] Jean-Luc Mélenchon réalise que l’opinion commence à s’impatienter, sinon à s’indigner, de sa guérilla parlementaire stérile. Il accuse donc la majorité d’en être responsable. Pris les doigts dans le pot de miel, il se cache les mains dans le dos. Les Retraites méritent mieux...

Philippe Michel-Kleisbauer (député)
[Obstruction des débats sur la réforme des retraites à l’Assemblée nationale par l’extrême gauche] Admettons que nous adoptions leurs 42.000 amendements, voteraient-ils la loi? Non. C'est donc bien de l'obstruction.

Bruno Millienne (député)
[Obstruction des débats sur la réforme des retraites à l’Assemblée nationale par l’extrême a pour accuser ensuite le gouvernement d’utiliser le 49.3] C'est un peu l'histoire du mec [Jean-Luc Mélenchon] qui pète dans le bus et qui demande pourquoi ça sent mauvais.

Erwan Balanant (député)
Nous sommes tous heurtés par les conséquences gravissimes du harcèlement scolaire. Chaque enfant a le droit a une scolarité sans violence. La mission sur le harcèlement scolaire qui m'a été confiée proposera des mesures concrètes pour endiguer ce fléau.

Nathalie Avy-Elimas (députée)
- Dans l’esprit de la stratégie de soutien aux aidants, après l’indemnisation du congé, nous allons ouvrir des droits à la retraite. De nouveaux droits sociaux pour ces 11 millions de français qui participent à la cohésion sociale de notre société.
- [Obstruction des débats sur la réforme des retraites à l’Assemblée nationale par l’extrême gauche] Blocage organisé du débat démocratique, sabotage orchestré d’un texte porteur de justice sociale et mensonge assumé... Qui bâillonne qui?
- [Une scène honteuse de fausse lapidation d'un homme avec un masque d’Emmanuel Macron à Béziers avec la bénédiction lamentable de la députée d’extrême gauche Clémentine Autain et de la France Insoumise]. Simuler un lynchage, une lapidation, ça n’est pas défendre ses convictions! Rien, jamais, ne justifie cela! Condamnons avec la plus grande force ces dérives violentes qui menacent notre démocratie.

●UDI
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ne sont pas retranscrits]

Jean-Christophe Lagarde (président)
- Nos enfants paieront le prix du changement climatique. Dans vingt ans, ils nous reprocheront d’avoir fermé Fessenheim.
- Ce serait une honte! La Turquie a suggéré aux Etats-Unis de lui fournir des missiles Patriot après la mort de soldats turcs tués au cours d'attaques attribuées au régime syrien dans la région d'Idleb,dans le nord-ouest de la Syrie.
- L'Europe ne peut pas être plus démocratique si les médias ne jouent pas leur rôle : c'est le message de notre tribune [signée par un collectif de députés et de personnalités].
Nous sommes à la veille d’une évolution de taille dans le secteur des médias. Le projet de loi audiovisuel, dont l’examen débute mercredi 26 février au Parlement, dépoussière avec modernité et ambition le secteur de l’audiovisuel français. Numérique, régulation, égalité femmes-hommes, protection des publics, soutien à la création comptent parmi les thèmes essentiels au cœur de cette réforme.
Alors que les Britanniques viennent de nous quitter, la loi à venir est une occasion unique de se saisir d’un enjeu trop souvent laissé dans l’ombre : l’Europe. A la suite des élections européennes de 2019 au taux de participation record, un nouvel exécutif s’est mis en place. A Bruxelles et Strasbourg, Commission et Parlement ont décidé d’agir de concert sur les thèmes que nous, citoyens, avons à cœur : le climat, la protection, le numérique.
Et pourtant, force est de constater que le vote d’investiture d’Ursula von der Leyen comme présidente de la Commission européenne, première femme à occuper ce poste, fut mentionné quelques secondes en juillet dans le journal de 20 heures de France 2, évoquant des « nouvelles de l’étranger : à Strasbourg, le Parlement européen »… Curieuse géographie politique ! Alors que s’est tenu le vote sur l’ensemble du collège de commissaires au mois de novembre, la chaîne n’en fit mention, le jour même, ni à 13 heures ni à 20 heures. Il est frappant de constater que les rédactions nationales ne couvrent pas davantage les principales actualités européennes, alors même que les correspondants permanents de l’audiovisuel public à Bruxelles et Strasbourg sont d’une qualité rare.
Nous tous, Français, bénéficions de la citoyenneté européenne. Or, il n’est pas de démocratie saine ni de débat public éclairé sans une connaissance des enjeux avancés, des acteurs concernés, des politiques conduites. C’est la raison même de la formation aux enjeux environnementaux des personnes tirées au sort pour prendre part à la Convention citoyenne pour le climat. C’est également la raison pour laquelle nous regrettons la déprogrammation de plusieurs émissions européennes telles que « Avenue de l’Europe » (France 3) ou « Le Téléphone sonne Europe » (France Inter), et nous réjouissons de la récente naissance de « Nous, les Européens » (France 3) et de « La Faute à l’Europe ? » (France Info). C’est enfin la raison pour laquelle nous affirmons l’importance de la couverture approfondie des enjeux européens dans les médias. Rappelons les mots de Jean Monnet, père de la construction européenne, pour qui « nous n’expliquerons jamais assez (…) les progrès de l’union que nos concitoyens vivent chaque jour sans le savoir » (in Mémoires, Le livre de poche, 2007).
En 2017, trois Français sur quatre se déclaraient mal informés sur les sujets européens, au dernier rang des vingt-huit états membres d’alors. Or, près de deux tiers de sondés disent se sentir citoyens européens : ce ne sont donc pas un désintérêt ni un éloignement hostile qui expliquent cette méconnaissance. Au contraire ! 65 % des Français souhaiteraient voir le Parlement européen jouer un rôle plus important. Et s’il jouait en effet ce rôle plus important au fil des années, comme c’est le cas depuis le traité de Lisbonne en 2009, nos concitoyens en auraient-ils connaissance ? Puisque seuls un quart d’entre eux se considèrent bien informés sur ce qui touche à l’Europe, la question mérite d’être posée. L’enjeu est donc de taille pour le projet de loi à venir, lorsque l’on constate par ailleurs que seul un Français sur trois fait confiance à la télévision !
L’Union européenne vient de vivre un moment historique, le départ inédit de l’un de ses membres à la suite d’un débat public dont nombre d’observateurs reconnurent les limites, en raison d’une frappante méconnaissance de l’Europe de la part des citoyens britanniques. Le lendemain du référendum, la question la plus posée au moteur de recherche Google au Royaume-Uni sur l’Europe était : « Que cela signifie-t-il de quitter l’UE ? ». Un questionnement un peu tardif. Il n’est pas de débat public éclairé sans connaissance des enjeux considérés. Notre citoyenneté européenne ne pourra s’exercer pleinement qu’en connaissance de cause.
Cette année 2020 verra également se mettre en place la Conférence pour l’avenir de l’Europe, une idée que la France a portée et que l’Union européenne a reprise. L’objectif ? Rendre le projet européen plus démocratique. La méthode ? Associer des agoras citoyennes à la réflexion sur la direction que doit prendre l’Union européenne après le Brexit. Cette initiative est une chance. Mais elle n’a de chance d’être efficace que si les médias y jouent tout leur rôle, aussi bien pour fournir une information de qualité que pour animer un débat approfondi sur l’Europe.
Nous appelons donc, par cette tribune, à une meilleure inclusion des thématiques européennes dans les médias français – à commencer par l’audiovisuel public, dont la mission de service public l’honore et l’oblige. La citoyenneté européenne est d’ores et déjà une réalité juridique et démocratique : il est temps d’en faire une réalité informative. Les décisions européennes sont prises par le Parlement européen, par nos ministres nationaux réunis en Conseil. Les orientations de l’Union sont décidées par nos chefs d’Etat et de gouvernement. Les politiques européennes sont conduites par une Commission européenne où siège le Français Thierry Breton et où travaillent plusieurs milliers de nos compatriotes. Faisons entrer l’Union européenne à la télé : l’Europe est bel et bien notre affaire.

● Autres
(Personnalités ou organisations centristes)

Olivier Becht, député; Elisabeth Borne, ministre de la transition écologique et solidaire; Pascal Canfin, député européen; Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d’Etat au transports; Jacqueline Gourault, ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales; Sébastien Lecornu, ministre chargé des collectivités territoriales; Gilles Le Gendre, président du groupe La République en marche à l’Assemblée; Roland Lescure, député; Patrick Mignola, président du groupe MoDem à l’Assemblée; François Patriat, président du groupe La République en marche au Sénat; Brune Poirson, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la transition écologique et solidaire; Barbara Pompili, députée; Patricia Schillinger, sénatrice; Vincent Thiébaut, député; Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État auprès de la ministre de la transition écologique et solidaire.
[Tribune: «La fermeture de la centrale de Fessenheim marque une étape historique»]
La mise à l’arrêt de la centrale de Fessenheim incarne l’écologie de responsabilité que nous portons. Tenir nos promesses, transformer en profondeur, accompagner les Français : voilà la méthode appliquée à Fessenheim, voilà les fondations qui nous conduiront vers un nouveau modèle écologique.
Tenir nos promesses, nous le faisons ce 22 février en arrêtant — comme s’y était engagé le candidat Emmanuel Macron — le premier réacteur de la centrale nucléaire de Fessenheim, suivi du second réacteur le 30 juin. C’est un événement historique. Ce sera la première fois que des réacteurs de seconde génération seront fermés, un demi-siècle après le début de la construction du parc nucléaire français.
Pourquoi cette fermeture ? Parce qu’on ne peut dépendre à l’excès d’une seule technologie de production d’électricité, en particulier au regard des enjeux de sûreté et de gestion des déchets nucléaires. Pourquoi Fessenheim ? Parce qu’avec une mise en service en 1977 les réacteurs de Fessenheim sont les plus anciens encore en activité et parce que le positionnement de la centrale en zone inondable et sismique conduit encore davantage à vouloir limiter les risques.
Transformer profondément, nous le faisons en engageant avec cette fermeture une révolution de nos modes de production de l’électricité en France. Nous réduisons la part du nucléaire pour atteindre 50 % de la production totale en 2035 — contre 71 % aujourd’hui — tout en développant massivement les énergies renouvelables. Pourquoi suivons-nous cette voie ? Parce que nous voulons atteindre la neutralité carbone en 2050 en nous reposant sur un mix énergétique équilibré.
D’ores et déjà, la production des éoliennes a augmenté de 21 % en 2019 et, d’ici à dix ans, nous allons multiplier par deux la part d’énergie d’éolienne et par cinq celle d’énergie photovoltaïque dans la production électrique. Cette accélération, couplée à la maîtrise de nos consommations énergétiques, notamment par la rénovation des bâtiments, permettra de compenser la mise à l’arrêt progressive des quatre dernières centrales à charbon et de quatorze des cinquante-huit réacteurs nucléaires, sans mise en cause de la sécurité d’approvisionnement.
Accompagner les Français, nous le faisons à Fessenheim en ne laissant personne sur le bord de la route et en nous battant pour faire de ce territoire un modèle de transition écologique. Depuis plus de quarante ans, les salariés de la centrale ont fait preuve d’un engagement exemplaire et, en plein accord avec EDF, l’Etat s’est assuré que l’intégralité de ceux concernés par la fermeture de la centrale retrouverait un emploi au sein du groupe.
La suppression des postes est progressive et s’étalera dans le temps. Le chantier du démantèlement mobilisera des salariés sur le site pendant les vingt prochaines années. Une cellule de reclassement a également été mise en place pour les sous-traitants et a déjà accompagné cent soixante personnes dans un projet de reconversion. Un audit et un plan d’action sont aussi engagés en faveur des commerçants et fournisseurs de Fessenheim.
Enfin, depuis mi-2017, l’Etat travaille avec les élus locaux pour assurer la reconversion rapide et réussie de Fessenheim en territoire zéro carbone. Un contrat de territoire ambitieux a été signé le 1er février 2019 : il fixe le cap d’une transition écologique de grande ampleur pour le territoire prévoyant 700 millions d’euros d’investissements.
Afin d’attirer des entreprises nouvelles, une zone d’activité de 90 hectares, baptisée EcoRhena, a été identifiée et sera aménagée pour accueillir des emplois industriels dès 2021. La création d’une société d’économie mixte est actée pour accompagner la valorisation de cette zone en mobilisant l’ensemble des acteurs du dossier.
En outre, l’Etat s’est engagé à faire du Haut-Rhin un territoire zéro carbone, en lançant un appel d’offres photovoltaïque qui mobilisera 240 millions d’euros supplémentaires de soutien public sur vingt ans. Le territoire de Fessenheim, situé au cœur de l’Europe et sur la frontière franco-allemande, deviendra ainsi un pôle européen d’innovation dans les énergies bas carbone et les métiers du démantèlement nucléaire.
La fermeture de la centrale de Fessenheim marque une étape historique dans notre façon de produire de l’électricité. Sa mise en œuvre sera poursuivie de façon responsable et exemplaire, à la fois pour assurer la revitalisation du territoire et pour accompagner toutes les personnes concernées. C’est notre engagement. Nous y veillerons collectivement.


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