mercredi 25 mars 2020

Propos centristes. France – Spécial guerre contre le coronavirus: mise en place du Care; confinement; aide aux agriculteurs; chloroquine; impact économique identique à celui de 1929; école; réponse européenne…)

Voici une sélection, ce 24 mars 2020, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France à propos de l’épidémie de coronavirus et de ses conséquences.

● Emmanuel Macron (Président de la République)
- C’est grâce à la science et à la médecine que nous vaincrons le virus. Je réunis aujourd’hui nos meilleurs chercheurs pour progresser sur les diagnostics et les traitements. Notre effort de recherche est totalement mobilisé dans la lutte contre le COVID19.
- Merci aux travailleurs sociaux engagés auprès des femmes et des hommes qui sont à la rue. Nous sortirons plus forts de cette crise. Solidaires et responsables.

● Gouvernement
[Nota: dans ce gouvernement, certains membres ne sont pas centristes; nous retranscrivons cependant leurs propos en rapport avec leur fonction parce qu’ils font partie selon nos critères d’une équipe qui suit une politique globalement centriste]

Edouard Philippe (Premier ministre)
- C’est un appel solennel que je fais à chacun d’entre nous : soyons à la hauteur de cet événement, qui n’a pas de précédent dans les cent dernières années, mais qui exige de notre Nation d’être solide, soudée, et civique.
- Nous devons à nos soignants de la reconnaissance et nous leur devons des armes pour se battre. Ils doivent pouvoir disposer du matériel indispensable pour faire face à cette crise sanitaire dans la durée. Nous sommes mobilisés jour et nuit sur ce sujet.
- Dans leur immense majorité, nos concitoyens respectent admirablement les règles de confinement, avec beaucoup de sérieux et de conscience civique.
- Les avis sont divergents sur la chloroquine. Ce médicament peut être utilisé dans les cas graves en milieu hospitalier, sur décision collégiale des médecins. Ce n'est pas une autorisation de mise sur le marché. Ce n'est pas une utilisation libre.
- Nous avons fait en sorte que la recherche puisse s'engager très rapidement sur l'hypothèse du Pr. Raoult. Une autorisation a été délivrée en 24h pour des essais cliniques, du jamais vu ! Plus de 800 patients pourront entrer dans une série de tests.
- Énormément de nos concitoyens respectent le confinement, et je mesure ce que cela veut dire de contraintes. Mais nous savons que dans certains endroits, un certain nombre de gens ne respectent pas les règles.
- Sortir pour promener ses enfants ou faire du sport, ce doit être: dans un rayon d’un kilomètre de chez soi, au maximum pour une heure, tout seul et une fois par jour. Il faudra dater et donner l’horaire de l'attestation lorsque l’on sort.
- Nous n’hésiterons pas à prendre des mesures de couvre-feu là où la situation sanitaire l’impose.
- Beaucoup de nos concitoyens aimeraient retrouver le temps d’avant, mais il n’est pas pour demain. Ce temps du confinement peut durer encore quelques semaines.
- Les protéger, éviter tout contact, mais ne pas les oublier ! Il faut que chacun d’entre nous participe à un effort de solidarité nationale pour aider les personnes plus âgées.

Christophe Castaner (ministre de l’Intérieur)
- La loi d'urgence pour faire face à l'épidémie de Covid19 a été publiée au Journal officiel. Le durcissement des sanctions pour violation des mesures de confinement entre en vigueur. À l'amende forfaitaire de 135€ s'ajoutent de nouvelles peines en cas de violation répétée.
- La loi publiée aujourd'hui permet à d'autres agents et fonctionnaires de dresser les contraventions pour violation du confinement. Fonctionnaires et de police nationale et forces de gendarmerie ne seront plus seuls habilités à sanctionner ces comportements.
- Je salue l’engagement de tous les policiers et gendarmes mobilisés pour faire respecter la loi et les consignes des autorités. La crise sanitaire que nous traversons exige le civisme de chacun et la responsabilité de tous.
- En cette période de crise sanitaire, être à l’écoute de nos parlementaires est indispensable : leurs retours et leurs propositions nous permettent d’ajuster nos dispositifs et de renforcer leur efficacité.

Jean-Yves Le Drian (ministre des Affaires étrangères)
Echange ce matin avec les acteurs du tourisme. Je salue leur solidarité avec nos compatriotes à l’étranger aux côtés du gouvernement. Nous continuerons à protéger entreprises et salariés du tourisme pendant la crise COVID19, en préparant la relance.

Nicole Belloubet (ministre de la justice)
Les mesures visant à lutter contre la propagation du COVID19 dans les prisons sont l’une de mes priorités. Je veux rendre hommage aux personnels judiciaires, pénitentiaires et de la PJJ qui s’engagent courageusement pour assurer la continuité du service public

Florence Parly (ministre des Armées)
Un A330 Phénix est à nouveau mobilisé. Il vient de décoller avec pour objectif de soulager l'hôpital de Muhouse en évacuant des patients vers les hôpitaux de Brest et Quimper. Merci aux soignants, au service de santé des armées et à l’armée de l’air pour leur engagement.

Bruno Le Maire (ministre de l’Economie et des Finances)
- La situation est comparable à 1929. La croissance française en 2020 sera bien inférieure à ce qu’elle a été évaluée dans le projet de loi de finances rectificative.
- Pour permettre aux entreprises de récompenser leurs salariés, nous suspendons l’obligation d’accord d’intéressement afin qu'elles puissent verser une prime allant jusqu'à 1000€, sans charges ni impôts.
- Il y a une mobilisation de toute l’économie française, partout en France il y a des comportements exemplaires de la part d’entreprises.
- J’appelle toutes les entreprises, notamment les plus grandes, à respecter leurs délais de paiement vis-à-vis de leurs fournisseurs. Toutes celles qui ne les respecteraient pas n’auront pas accès à la garantie de l’État pour leurs crédits bancaires.
- Je demande à toutes les entreprises, notamment les plus grandes, de faire preuve de la plus grande modération sur le versement de dividendes. C’est un moment où tout l’argent doit être employé pour faire tourner les entreprises.
- Nous suspendrons, pour les entreprises de moins de 250 salariés, l’obligation d’avoir un accord d’intéressement pour qu'elles puissent verser une prime sans charges et sans impôts jusqu’à 1000€ afin de récompenser les salariés qui se rendent sur leur lieu de travail.
- A la suite de la décision de fermer les marchés ouverts, j’appelle la grande distribution à s’approvisionner en produits français pour soutenir nos agriculteurs.
- Nous avons décidé avec les ministres des Finances européens et la Commission européenne de suspendre les règles budgétaires européennes. Cela nous donne toutes les marges de manœuvre nécessaires pour faire face à la pandémie.
- Conférence téléphonique G20: confirmation de l’impact économique violent de la crise sanitaire sur la croissance mondiale, soutien financier aux pays en développement, préparation d’une stratégie commune de sortie de crise.

Elisabeth Borne (ministre de la Transition écologique et solidaire)
Les véhicules qui doivent circuler malgré le confinement peuvent devoir réaliser un contrôle technique pour leur sécurité. Les centres sont autorisés à rester ouverts mais des tolérances sont prévues: 3 mois pour les véhicules légers, 15 jours pour les véhicules lourds.

Jean-Michel Blanquer (ministre de l’Education)
- Hommage à tous les professeurs de France et aux personnels de l’Éducation nationale massivement engagés pour le suivi de chacun de nos élèves. L’éducation au cœur des enjeux de résilience et de rebond de notre pays.
- Nous travaillons avec les collectivités locales et le monde associatif et poursuivons le même objectif commun : aucun élève ne doit être laissé au bord du chemin.
- Je suis en téléconférence avec les syndicats pour assurer le plus possible le report des examens et concours dans des dates qui ne léseront pas les candidats.

Olivier Véran (ministre de la Solidarité et de la Santé)
Les soignants ont vraiment besoin de notre soutien et ils le méritent.

Didier Guillaume (ministre de l’Agriculture)
- Il faut défendre nos agriculteurs et sécuriser la chaîne alimentaire. Il n’y aura pas de pénurie ou de rupture de cette chaîne. L’idée du projet de loi sur l’État d’urgence sanitaire est de donner de la flexibilité. À situation exceptionnelle, il faut des moyens exceptionnels et temporaires. Nous avons par exemple un problème de main-d’œuvre pour les prochaines récoltes. 200 000 postes sont à pourvoir et nous travaillons dans plusieurs directions. Il faut pouvoir adapter les contrats ou encore permettre à certains travailleurs saisonniers étrangers de venir en France. La filière de la pêche est également en grande difficulté. Pour répondre à cette crise, il y a actuellement des discussions au niveau européen pour soutenir cette filière.
- Je pense que demain, il faudra repenser notre organisation globale, sociale comme alimentaire.
- Je suis favorable au maintien de l’ouverture des marchés de plein vent. Dans certains territoires, ils sont indispensables aux populations comme aux petits producteurs. En relation avec le Préfet, les maires vont donc avoir le choix de les conserver sous réserve que les conditions de sécurité soient assurées. C’est parfois le seul endroit où l’on peut faire ses courses. C’est aux maires de prendre leurs responsabilités et j’en appelle au bon sens.
- J’ai appelé et j’appelle la grande distribution à soutenir nos agriculteurs et elle s’est engagée dans cette campagne de patriotisme alimentaire. Des efforts seront par exemple faits en matière de délais de paiement. Et si les grandes surfaces doivent ouvrir le dimanche pour étaler la fréquentation et bien il faudra que ce soit autorisé.
- Il n'y aura pas de rupture de la chaîne alimentaire, il n'y aura pas de pénurie. J'en appelle au patriotisme alimentaire des Français afin de soutenir nos agriculteurs et nos producteurs qui sont en grande difficulté.
- Merci à la grande distribution de pratiquer le patriotisme alimentaire. Aidons toutes nos filières agricoles et agro-alimentaires mangeons des produits frais, fruits et légumes, poissons, produits lactés...

Gérald Darmanin (ministre des Comptes publics)
Nous ne prenons pas de décision sanitaire en fonction de l’activité économique. Notre priorité est de protéger les Français et nous suivrons l’avis du comité scientifique indépendamment de toute autre considération.

Muriel Pénicaud (ministre du Travail)
- Pour soutenir le personnel soignant qui œuvre chaque jour auprès des malades touchés par le coronavirus, j’ai décidé de débloquer 18 millions d’€ pour mobiliser et rémunérer 9000 élèves infirmiers d’Ile de France. Tous unis et mobilisés face à la crise.
- À date, 37.000 entreprises ont demandé à bénéficier du dispositif de chômage partiel, dont 11 % dans le bâtiment, soit 730.000 salariés pour un coût total estimé à 2,2 milliards d’euros. Ces chiffres grossissent chaque jour, notamment parce que les entreprises ont trente jours pour faire leur demande, avec effet rétroactif. Les services du ministère du Travail se sont engagés à répondre le plus vite possible, le plus souvent dans les quarante-huit heures, et le remboursement se fait lui aussi rapidement au bout de dix à douze jours. Le dispositif a été élargi dans la loi d’urgence pour correspondre au maximum de cas possibles: les emplois à domicile et les assistantes maternelles bénéficient du chômage partiel… Les salariés continuent à percevoir 100 % de leur salaire net s’ils sont au smic et 84 % s’ils sont au-dessus. Les pouvoirs publics remboursent intégralement les entreprises jusqu’à 4,5 smic, contre 1 smic auparavant. Le but est que toutes les entreprises aient une autre solution que de licencier son personnel pour ne pas précariser les salariés, ne perdre aucune compétence et permettre le redémarrage de l’économie le jour venu.
- Le chômage partiel concerne tous les secteurs d’activité, tous les salariés dès le premier et les apprentis. Il existe des cas particuliers et des professions pour lesquels on doit adapter les modalités de mise en œuvre. On le fait au cas par cas. On ne doit oublier personne. Le chômage partiel est aussi possible sur une partie de l’activité d’une entreprise, et aussi pour les personnes à temps partiel. Le but est clair: maintenir autant que faire se peut l’activité et ne pas licencier.
- On estime que, sur les 20 millions de salariés en France, 8 peuvent télétravailler. Pas un poste en télétravail ne doit manquer à l’appel quand c’est possible. Et là encore, je demande aux employeurs d’être souples et bienveillants envers les salariés, y compris sur le niveau d’exigence.
- On a étudié, avec Bruno Le Maire, l’idée d’établir une telle liste [des secteurs autorisés à continuer leur activité], mais on s’est vite heurté à un problème car tous les secteurs sont imbriqués. Je prends un exemple: tout le monde s’accorde à dire que l’urgence est de fournir les hôpitaux en médicaments. Pour cela, il faut que les usines les produisent, mais aussi que les emballages nécessaires à leur distribution soient fabriqués, qu’ils soient transportés par des chauffeurs routiers qui doivent pouvoir se restaurer, dormir, se laver les mains, faire le plein, être dépannés si besoin… On le voit, et il y a des milliers d’exemples comme celui-là, chaque maillon de la chaîne implique l’engagement de salariés d’autres secteurs qui tous ont un rôle important pour la vie quotidienne des Français. Là encore, je vais prendre un exemple: l’élagage des arbres, essentiel en ce moment pour éviter que les lignes soient sectionnées par une branche qui tombe et coupe l’électricité d’un hôpital, d’un village, d’une usine de fabrication de gel hydroalcoolique… Le service économique minimum a besoin du fonctionnement de quasiment tous les secteurs d’activité.
- Protéger les salariés et travailler autrement doivent aller de pair. Les entreprises doivent réorganiser le travail, y compris en mode dégradé ou ralenti, avec moins de rentabilité et de productivité. Il ne faut pas être dans le tout ouvert ou tout fermé. Le seul point intangible est la sécurité des salariés, qui n’est pas négociable. Cette question est prioritaire dans les entreprises où doivent être respectées les règles sanitaires obligatoires en cette période: une distanciation d’un mètre entre les personnes ; le nettoyage fréquent des mains… Toutes les entreprises doivent en discuter avec leurs représentants du personnel. Les bonnes pratiques doivent être adaptées par secteur d’activité en fonction des métiers.
- Contrairement à ce qui est dit, il n’a jamais été question de supprimer des congés payés qui demeurent, même en temps de crise, un droit acquis important. En revanche, dans la situation que nous traversons et alors que nous demandons un effort de solidarité à chacun, il n’est pas absurde qu’on puisse poser quelques jours de congé pendant cette période de confinement alors que ce n’était pas prévu. Seul un accord d’entreprise ou de branche pourra permettre à l’employeur de fixer une semaine de congé payé en dehors des règles actuelles. Le dialogue social, dont nous avons temporairement assoupli les conditions d’exercice, reste donc primordial. La loi nous permet aussi de déroger à la durée du travail ou aux repos compensateurs dans certains secteurs précis pour mieux lutter contre la crise sanitaire. Je pense notamment aux usines qui fabriquent des masques qui vont temporairement pouvoir travailler un peu plus pour répondre à la demande…

Julien Denormandie (ministre de la Ville et du Logement)
- Il faut pouvoir aider les soignants, des EHPAD & travailleurs sociaux qui travaillent loin de chez eux. J'ai conclu un partenariat avec airbnb. Pour tous ceux qui ont des logements vacants, la plateforme #AppartSolidaire leur permet de les mettre à leur disposition
- Notre objectif est de mettre le plus grand nombre de personnes à l’abris, le plus vite possible. En moins d’une semaine, plus de 2000 places ont été ouvertes dans les hôtels pour les sans-abris.

Marc Fesneau (ministre des Relations avec le Parlement)
- La crise du coronavirus est un tournant dans le modèle économique mondial. L'hyperspécialisation de certains secteurs dans des lieux géographiques concentrés pose des problèmes de dépendance. Cela pose question. Il faudra reconstruire ce modèle.
- Pour proroger l'état d'urgence, nous reviendrons devant le Parlement. Dans des crises comme celles-là, les démocraties peuvent être chahutées. C'est pourquoi nous avons choisi d'avoir un débat au Parlement et d'encadrer les mesures. Pour l'heure, nous gérons la crise.
- Nous avons trouvé un compromis lors des débats : le Parlement sera éclairé des décisions prises par le gouvernement. Dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire, il sera doté de pouvoirs exceptionnels, encadrés en continu par les parlementaires, au nom des Français.
- C'est normal en période de crise que les Français soient inquiets. Mais le gouvernement est à l'œuvre depuis le début très en amont. Les premières mesures de confinement portaient sur des voyageurs de Chine il y a plus d'un mois et ont permis de ralentir l'épidémie.

Frédérique Vidal (ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’innovation)
- Installation ce jour du comité analyse recherche et expertise (CARE) Covid19. Essais cliniques, diagnostic et vaccin : la recherche mobilisée autour du Président de la République pour apporter des réponses à la crise sanitaire.
- Le rôle de ce comité Care est de savoir ce qui est possible techniquement et ce qui est prêt dans les laboratoires pour lutter contre le coronavirus.
- En ces circonstances exceptionnelles qui rendent difficile le contrôle d'assiduité, les bourses sur critères sociaux continueront d’être versées aux étudiants. Si les cours devaient être prolongés, les bourses pourraient l’être aussi.

Amélie de Montchalin (secrétaire d’Etat aux Affaires européennes)
- En Européens, nous coordonner pour répondre à la crise sanitaire, et préparer le jour d’après, mais aussi l’Europe d’après.
- En Europe ce n’est pas en solitaires mais en solidaires que nous vaincrons le COVID19. Chaque jour s’inventent concrètement de nouvelles solidarités entre nos pays, nos régions, nos soignants. La réponse ne se joue pas seulement dans les institutions européennes.

Cédric O (secrétaire d’Etat chargé du numérique)
Pour permettre à nos commerçants de proximité de vendre en ligne en toute sécurité, de nombreux acteurs du e-commerce se sont mobilisés pour fournir leurs services à des conditions préférentielles.

Agnès Pannier-Runacher (secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie et des Finances)
- Nous devons être au côté des entreprises et des salariés qui ne peuvent plus travailler, faute de clients, faute de commandes, faute de perspectives.
- Nous avons augmenté drastiquement la production de gel hydroalcoolique et nous sommes en train d'inventer des masques en tissu réutilisable.
- Nous avons pris des mesures puissantes, inédites, qui sont à la mesure de cette crise économique. (...) Nous analysons chaque situation.

Christelle Dubos (secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la Solidarité et de la Santé)
- Nous mobilisons les étudiants en travail social pour prêter main forte aux établissements sociaux et médico-sociaux.
- Nous devons tout faire pour éviter qu’à la crise épidémique ne s’ajoutent des drames sociaux. L’accompagnement qu’apportent les travailleurs sociaux aux personnes les plus en difficultés dans la vie ne peut pas s’arrêter sans faire peser de lourdes conséquences. C’est notre devoir et notre responsabilité de maintenir l’accompagnement des plus fragiles en cette période de crise.

Jean-Baptiste Djebbari (secrétaire d’Etat aux Transports)
[Communiqué conjoint de Jean-Yves Le Drian et Jean-Baptiste Djebbari]
Dans le contexte de gravité inédite de la crise du coronavirus, la France a pris depuis le 17 mars, à la demande du Président de la République, des mesures très fortes poursuivant un seul et même objectif : réduire par tous les moyens et de façon drastique les contacts et les déplacements, car cette mesure est la meilleure pour empêcher le plus possible la propagation du virus. Par souci de cohérence et d’efficacité, cette mesure, nous la mettons en œuvre à l’échelle nationale mais aussi en Europe et au plan international.
Nous avons demandé aux Français qui ont leur résidence habituelle en dehors de l’espace européen, d’éviter les déplacements internationaux et de rester chez eux. Cette recommandation reste aujourd’hui valable et nécessaire.
A l’inverse, nous avons demandé aux Français actuellement en déplacement temporaire à l’étranger de rentrer rapidement en France, tant que des liaisons aériennes sont en place.
A cette fin, nous avons mis en place plusieurs mesures d’accompagnement afin d’aider et de faciliter les démarches de nos compatriotes. Ainsi, à notre initiative, un dispositif exceptionnel, mis en place par le Centre de crise et de soutien du ministère de l’Europe et des affaires étrangères en lien avec les services compétents du secrétariat d’Etat chargé des transports et les autorités des pays concernés, a permis d’engager une coopération opérationnelle avec le groupe Air France, et ses compagnies Air France et Transavia, dont nous saluons l’engagement et la coopération, et d’autres compagnies aériennes françaises et étrangères. Cette coopération permet d’abord de recenser, pays par pays, les besoins de nos compatriotes, puis de mettre en œuvre un plan de transport adapté en fonction des priorités et des urgences locales.
Ce plan de transport est aujourd’hui pleinement opérationnel et porte ses fruits. Il a permis ces derniers jours le retour vers la France de plus de 60.000 de nos compatriotes.
Ainsi, au Maroc, plus de 140 vols organisés dans la semaine écoulée ont permis le retour de plus de 20.000 Français vers la France. En Tunisie et en Algérie, ce sont plus de 10.000 de nos compatriotes qui ont pu rentrer sur le territoire national. Des vols commerciaux spéciaux ont aussi pu être organisés au Portugal et en Espagne ces derniers jours et ont permis le retour de plusieurs centaines de personnes.
Des dispositifs similaires, sur la base de liaisons commerciales normales ou spéciales, sont mis en place dans plusieurs dizaines de pays où nos compatriotes se trouvent en séjour temporaire, en Amérique Latine, en Asie, au Moyen-Orient, ou bien encore en Afrique. Ainsi, encore hier soir ce sont près de 300 compatriotes que nous avons pu ramener du Pérou. Demain, nous devrions pouvoir faire rentrer plus de 400 Français des Philippines. Des solutions sont également mises en œuvre en Inde, ou encore en République dominicaine où se trouvent de nombreux compatriotes. Et ces dispositifs valent aussi bien sûr dans tous les pays où se trouvent des Français.
Les situations sont souvent très compliquées et requièrent une forte mobilisation, y compris au plan politique. Nous nous entretenons ainsi avec nos homologues des pays concernés et continuerons à le faire à chaque fois que cela sera nécessaire. Nous veillons aussi à ce que les tarifs des billets d’avions soient régulés en demandant, dans le contexte exceptionnel que nous vivons, aux compagnies aériennes de faire un effort, ce qu’elles sont nombreuses à accepter.
Beaucoup reste encore à accomplir. Nous connaissons la situation difficile, parfois même angoissante, dans laquelle demeurent encore des milliers de ressortissants français en attente d’une solution de retour vers le territoire national. C’est pourquoi notre mobilisation est et restera entière, ainsi que celle des ambassades, des consulats généraux français dans l’ensemble de notre réseau diplomatique et des agences locales d’Air France, pour résoudre ces problèmes en lien avec les autorités locales et pour proposer des solutions de retour à l’ensemble des voyageurs français encore à l’étranger.

Sibeth Ndiaye (porte-parole)
Partout où nous constatons que les mesures de confinement ne sont pas suffisamment respectées, nous ne voyons aucun inconvénient à aller plus loin.

● LaREM
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ou de gauche ne sont pas retranscrits]

Stanislas Guerini (délégué général)
Il est 20h. L'heure de redire aux soignants, aux caissiers, aux livreurs, aux pharmaciens, aux chauffeurs de taxi, aux éboueurs, aux boulangers et à toutes celles et ceux qui sont en première ligne pour nous: merci.

●UDI
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ne sont pas retranscrits]

Jean-Christophe Lagarde (président)
- Un marché couvert est souvent bien plus sécurisé sur le plan sanitaire qu'un centre commercial. Quand les Maires ont fait le boulot, ces marchés doivent pouvoir rouvrir. C'est essentiel pour nos agriculteurs, les personnes âgées et notre santé.
- [Boris Johnson décide le confinement des Britanniques] Quand on se souvient que ce blaireau disait à sa population qu’il n’y avait pas de problème il y a moins de 3 semaines...mais qui s’en souvient? Ses idiots d’électeurs? Hélas non!

Daniel Leca (secrétaire général)
Et si les starlettes, youtubers, politiques et autres anonymes incompétents laissaient les spécialistes s’exprimer sur la chloroquine? C’est insupportable de voir des «badges» Facebook fleurir pour apporter un soutien au Pr. Raoult. On ne rejoue pas le dernier PSG/OM!!

Thierry Benoit (député)
Dans le prolongement des actions engagées par Bruno Le Maire, j'attire l'attention sur l'utilité d'offrir un report possible d'échéances de prêt, sans pénalités, pour les particuliers et les entreprises.


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