samedi 31 octobre 2015

L’Humeur du Centriste. Rama Yade ou l’ultime opportuniste carriériste

Il n’y a pas grand-chose à dire sur les idées politiques de madame Rama Yade et ceci depuis longtemps, en fait, depuis qu’elle prétend faire de la politique.
Alors, pourquoi parler d’elle et lui faire de la publicité au moment où elle se fait exclure du Parti radical.
Parce qu’elle est, avec quelques autres, l’exemple ultime de l’opportunisme carriériste.
Une maladie bien connue de l’espace qui se trouve au centre de l’échiquier politique.
Elle n’est évidemment pas la première à en être atteinte et malheureusement pas la dernière.
Mais enfin voici une personne dont la seule finalité était d’exister à tous prix dans les médias et à se faire élire quelque part, voire partout.
Si elle a bien réussi à séduire les journalistes qui lui ont tendu généreusement leurs micros et qui l’ont même bombardée éditorialiste dans plusieurs médias, les électeurs (et les responsables politiques) ont été beaucoup plus réticents à lui dérouler le tapis rouge.
A part Nicolas Sarkozy qui l’a faite ministre par le simple fait du prince comme il l’a fait pour Rachida Dati ou Nadine Morano, montrant ainsi d’ailleurs plus de sexisme que d’adhésion à la cause féminine et, peut-être, Jean-Louis Borloo, elle a laissé de marbre le monde politique qui se demande encore où est son positionnement, voire, tout simplement, si elle en a un.
Je rappellerai pour l’anecdote que lorsque Borloo a créé l’UDI, elle refusait l’appellation centriste avant de l’accepter par la suite, jouant à la girouette en la matière uniquement pour des raisons d’ambition personnelle.
Mais à force d’être partout et nulle part, elle a lassé beaucoup de monde.
Surtout sa paranoïa constante où chaque fois qu’on ne la reconnaissait pas à la valeur qu’elle estime avoir, elle criait au complot contre sa personne, des élections municipales à l’élection à la tête du Parti radical en passant par les élections régionales.
Peut-être que madame Yade va rebondir quelque part (peu importe où, ce n’est pas ce qui l’importe le plus) en politique ou dans les médias.
Peut-être que sa carrière est devant elle plutôt que derrière.
Son inconsistance n’est pas rédhibitoire dans la société dans laquelle nous vivons pour réussir.
Mais quand un(e) opportuniste se prend le bouillon, c’est néanmoins toujours une bonne nouvelle pour la politique, la vraie.
Même si ce plaisir est passager.

Centristement votre.

Le Centriste



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