vendredi 28 décembre 2018

Actualités du Centre. L’Europe, dernier espoir de l’UDI

Affiche européenne de l'UDI
Comme il a été dit ici maintes fois, il n’est pas question de remettre en cause l’engagement pro-européen de l’UDI et sa volonté d’aller vers une Union européenne de plus en plus fédérale.
C’est même le seul et dernier marqueur qui donne une originalité à la formation centriste engluée dans un anonymat où elle s’enfonce et dans une opposition de moins en moins constructive d’une majorité présidentielle qui, globalement, défend le même type de société et de projet politiques.
L’équivoque entre le discours et la volonté européenne, perceptible au Mouvement démocrate avec un François Bayrou jonglant constamment avec un discours «gaullien» et «giscardien» n’est pas de mise ici.
Pour autant, l’investissement du parti présidé par Jean-Christophe Lagarde dans ce combat n’est pas aussi idéaliste qu’il le parait.
L’UDI veut se créer une niche politique pour lui permettre de rebondit électoralement lors du prochain scrutin européen de mai 2019 et a mis le paquet sur cette stratégie qui est à la fois à hauts risques et son dernier espoir d’exister dans le paysage politique national.
C’est aussi le cas de Lagarde qui est désormais, non seulement, le président de la formation centriste mais aussi son image unique tant dans les médias où il se rend à toutes les invitations possibles que dans le seul tract et la seule affiche produits nationalement par l’UDI depuis longtemps où c’est son visage en gros plan qui appelle à voter pour elle lors des prochaines européennes.
De même, elle veut faire oublier le piteux épisode de l’élection présidentielle où, après avoir affirmé qu’elle aurait un candidat, elle s’est ralliée à différents candidats de droite lors des primaires de LR (Sarkozy, Juppé, Fillon, Le Maire) avant de se mettre en rang derrière un Fillon discrédité et au discours radical face à un Macron au discours centriste.
Cependant, l’espoir est pour l’instant infime puisque les sondages donnent entre 2% et 3% des intentions de vote à la liste qui sera menée par Lagarde lui-même.
Alors, pour défier le destin, ce dernier rabâche son pitch européen à qui veut bien le lui demander et à ceux qui veulent bien l’écouter.
Ce serait un peu pathétique si l’enjeu n’était aussi important et le discours intéressant et souvent juste.
L’UDI et Jean-Christophe Lagarde ne se sont pas trompé de combat et de l’importance qu’il revêt pour la France.
En revanche, il semble bien s’être fourvoyés dans la stratégie suivie.


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