vendredi 6 septembre 2019

Actualités du Centre. Rapprochement en cours entre l’UDI et la majorité présidentielle

L’université d’été de l’UDI, qui se tient à Port Barcarès jusqu’au 7 septembre, a de nombreux invités… de la majorité présidentielle.
Que ce soit Patrick Mignola, président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale, Laetitia Avia, députée LaREM de Paris, Gérald Darmanin, ministre des Comptes publics ou encore Marc Fesneau, ministre MoDem des Relations avec le Parlement, ils font tous fait le déplacement pour dire qu’il existe bien des proximités entre eux et le parti dirigé par Jean-Christophe Lagarde.
En écho, ce dernier et ses troupes disent la même chose avec cette petite coquetterie d’affirmer leur indépendance et leur volonté de n’être les «vassaux» de personne.
Mais force est de reconnaître qu’il ne restait plus beaucoup d’espace à l’UDI pour garder concrètement cette indépendance.
Non seulement le Mouvement radical et Agir avaient rejoint de fait la majorité présidentielle en faisant liste commune avec celle-ci lors des élections européennes (et en ayant des ministres au gouvernement) mais, de l’autre côté, c’est l’ennemi mortel de Lagarde, Hervé Morin, qui, pour ne pas sombrer et disparaître avec ses maigres troupes de Les centristes (appellation fallacieuse pour ce micro-parti bien caler à droite désormais) qui s’était déjà adossé à LR.
Et les 2,5% (et 566 057 voix) obtenus aux élections européennes – première élection où la formation centriste allait seule au combat – ont bien montré aux leaders de l’UDI qu’il fallait bien faire alliance quelque part pour avoir une chance d’exister politiquement.
Les prochaines municipales de 2020 ont aussi joué dans le sens d’un rapprochement avec LaREM et le MoDem car l’UDI a un certain nombre de sortants qu’elle ne veut pas sacrifier sur l’autel de son «indépendance»...
Bien entendu, Jean-Christophe Lagarde a assuré que son parti gardait totalement cette «indépendance» et que, pour ces municipales, il y aurait des listes communes avec tous ceux (hormis les extrêmes) qui le voudraient bien.
Mais le discours agressif envers Emmanuel Macron et le Gouvernement a été mis (pour l’instant?) en sourdine.
C’est plutôt les convergences qui sont mises en avant comme sur la réforme des retraites et l’alliance à Paris pour les municipales avec la précision importante de Lagarde qui n’exclut pas, dans une interview au Parisien, de voter le prochain budget à l’Assemblée et qui a salué à Port Barcarès, le «changement de méthode» d’Emmanuel Macron.
Si ce rapprochement devait se confirmer et aboutir à une véritable alliance, la majorité présidentielle, avec l’apport également du Mouvement radical et d’Agir, deviendrait réellement celle de tout l’axe central (regroupant les libéraux de droite et de gauche ainsi que les libéraux sociaux du Centre), tous les progressistes attachés à la défense de la démocratie républicaine libérale.


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