vendredi 21 février 2020

Vues du Centre. Présidentielle USA 2020 – Haro sur le «méchant» Bloomberg!

Par Aris de Hesselin

Dans cette rubrique, nous publions les points de vue de personnalités centristes qui ne reflètent pas nécessairement ceux du CREC. Ces points de vue ont pour but d’ouvrir le débat et de faire progresser la pensée centriste.
Aris de Hesselin est un avocat international, centriste et un européen, défenseur d’une mondialisation humaniste.

Michael Bloomberg lors du débat au Nevada
Si Michael Bloomberg se demandait ce qu’est l’opposition à un candidat centriste assumé, il vient d’être mis au courant et de manière on ne peut plus claire!
Lors du débat d’il y a deux jours au Nevada des prétendants démocrates à la présidentielle, qui était le premier auquel il participait suite à ses très bons scores dans les sondages, il a été la tête de turc des cinq autres candidats avec les outrances de ceux de gauche, Bernie Sanders et Elizabeth Warren, qui l’ont érigé en «méchant» (tout politique a besoin de son méchant…), le critiquant quasiment plus que Donald Trump!
Ce qui, encore une fois, révèle bien cette alliance objective qui unit si souvent Gauche et Droite quand il faut s’attaquer à un centriste.
Plus étonnant mais pas moins compréhensible ont été les attaques des candidats qui veulent occuper l’espace centriste sans se dire formellement centristes comme Amy Klobuchar, Pete Buttigieg et même Joe Biden.
Il faut dire que, pour eux, la menace Bloomberg est encore plus directe sur leur candidature puisqu’il est en plein sur leur terrain d’élection aux sens vrai et figuré de l’expression.
A cela s’ajoute des médias tout aussi unanimes contre l’ancien maire de New York et qui n’ont pas manqué de se délecter du soi-disant «désastre» de sa prestation lors du débat et de l’«explosion» de son «mythe».
Et comme il est haï par Donald Trump, on peut dire qu’il a très peu d’amis si ce n’est aucun dans l’establishment politico-médiatique…
A-t-il alors une chance de devenir président des Etats-Unis?
Sa prestation peu charismatique au Nevada ne plaide pas en sa faveur.
En revanche, être détesté par tous les autres candidats et critiqué par l’ensemble des médias ne semble plus rédhibitoire depuis… l’élection de Trump!
Même s’il est aux antipodes des idées et des agissements de l’actuel occupant de la Maison blanche, cet ostracisme peut jouer en sa faveur si elle ne le détruit pas.
Mais ce qui reste sa principale force et sa montée dans les sondages, ce ne sont pas ses milliards ni même ses millions déjà dépensés pour lancer sa candidature comme le prétendent ses contempteurs, non, c’est son positionnement au centre, les grandes lignes de son programme, son bon bilan en tant que maire de New York et les bons résultats de son activisme contre les armes à feu, pour le droit à l’avortement ainsi que sa lutte contre Trump et l’extrême-droite du Parti républicain, notamment en finançant les campagnes de candidats centristes, surtout démocrates mais aussi républicains et «independents».
Sera-ce suffisant pour s’imposer lors des primaires démocrates puis pour battre Donald Trump, c’est difficile à dire alors qu’il va avoir un véritable mur d’hostilités devant lui.
En même temps, s’il parvient à passer au travers, il démontrera qu’il est bien capable de s’installer dans le bureau ovale en janvier 2021.

Aris de Hesselin


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