mercredi 7 octobre 2020

Vues du Centre. Trump, celui qui permet aux crapules de se regarder dans une glace

Par Aris de Hesselin et Alexandre Vatimbella 

Dans cette rubrique, nous publions les points de vue de personnalités centristes qui ne reflètent pas nécessairement ceux du CREC. Ces points de vue ont pour but d’ouvrir le débat et de faire progresser la pensée centriste.
Aris de Hesselin est un avocat international, centriste et un européen, défenseur d’une mondialisation humaniste.
Alexandre Vatimbella est le directeur du CREC.

Donald Trump

De retour à la Maison blanche après son séjour à l’hôpital dû au covid19, Donald Trump, qui n’est pas encore guéri, s’est empressé de retirer son masque et de minimiser la dangerosité du virus – qu’il a encore une fois de plus qualifié faussement de moins grave que celui de la grippe –, une nouvelle insulte aux plus de 210.000 morts que l’épidémie a causé aux Etats-Unis, beaucoup d’entre eux de sa faute puisqu’il a constamment et sciemment minoré sa virulence tout en refusant de prendre les mesures appropriées pour protéger les Américains.

Voilà donc un nouvel épisode de la saga funeste de ce personnage malsain qui permet aux crapules de se regarder avec fierté dans une glace.

Parce que, oui, le comportement de Trump depuis qu’il a été officiellement investi en tant que président étasunien en janvier 2017, est un constant outrage à sa fonction et à son devoir de gouverner son pays de manière responsable en donnant, le plus possible, le bon exemple à ses concitoyens et les assurant le plus possible de son empathie.

En étant incapable de remplir cette mission et, surtout, en montrant le pire de ce que l’humain peut être, il est devenu l’icône de toutes les canailles, les fripouilles et les voyous comme les suprémacistes blancs, les membres des milices armées d’extrême droite, les propagateurs de fake news, les homophobes, les escrocs, etc., les déculpabilisant s’il en était besoin.

Il suffit de regarder la hargne et la haine de ceux qui assistent à ses meetings qui menacent et insultent constamment les journalistes qui les couvrent, tout en reprenant en cœur les slogans ignominieux de leur héros sur tout et n’importe quoi, pour comprendre que Trump rend possible à toute la laideur humaine de s’extérioriser et se déverser en flots ininterrompus.

Il suffit d’écouter les mensonges et d’observer les actes délictueux de tous ceux qui l’entourent, un certain nombre d’entre ayant fini derrière les barreaux, pour comprendre qu’il libère les pulsions véreuses et malhonnêtes qui peuvent s’exprimer sans aucune continence et décence.

Il suffit de s’immerger dans les médias et les blogs des éditorialistes qui le soutiennent pour éprouver comment Trump a fait oublier à tous ceux qui se sont changés en simples propagandistes de ses élucubrations et promoteurs de ses thèses les plus répugnantes, leur simple déontologie professionnelle et fait ressortir leurs vices les plus profonds.

De tout temps il a existé de tels individus hideux qui ont surfé sur nos côtés obscurs, le plus exécrable demeurant Adolph Hitler qui a permis à son peuple d’être le complice consentant du pire criminel du XX° siècle voire de tous les temps.

Les soldats nazis qui tiraient une balle dans la tête de petits enfants apeurés étaient encouragés par les appels à la haine et au meurtre de leur führer, laissant libre cours à leur barbarie et à leur dépravation qui étaient louées par leurs supérieurs.

Trump n’est pas Hitler mais le processus psychologique est le même.

Trump encourage les pires instincts crapuleux.

Un exemple parmi tant d’autres: quand il prétend lors de la campagne de 2016 qu’il pourrait tuer n’importe qui dans les rues de New York sans être inquiété et qu’il récolte que des vivas de ses supporteurs puis qu’il soit ensuite élu avec près de 63 millions de voix (46,1% des suffrages), montre que l’on n’est guère éloigné des propos et des agissements des assassins de bas étage à la croix gammée (que certains fans de Trump arborent lors de leurs manifestations) que ceux qui le louent ou qui votent pour lui, légitiment.

S’il y avait encore un doute sur la crapulerie de Trump, son comportement et ses propos depuis qu’il est sorti de l’hôpital le balaierait immédiatement.

Il n’a rien appris de la maladie, bien au contraire.

Mais ceux qui l’espéraient étaient bien naïfs…

Bien sûr, cette situation qui a, comme nous l’avons vu, des précédents dans l’Histoire posent des questions profondes qui vont bien au-delà de sa personne et des énergumènes qui le suivent.

De même, la dérive du Parti républicain vers l’extrême droite depuis plusieurs décennies a permis l’élection d’un Trump.

Cependant, l’on sait et l’on est quotidiennement témoins que les crapules ou les comportements crapuleux de gens dits «normaux» sont confortés à sortir du bois par des encouragements venus de Trump.

D’où l’absolue nécessité de «vote him out» (de le mettre dehors en votant Biden) pour mettre un coup d’arrêt à cette montée de l’abomination et du fanatisme qui sont le plus souvent l’apanage de mouvement de foule où l’hystérie se mélange à la lâcheté crasse.

Pour empêcher les crapules de faire main basse sur la première puissance mondiale quatre ans de plus.

 

Aris de Hesselin et Alexandre Vatimbella

 

 

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