mercredi 1 octobre 2008

Actualités-France

Le Nouveau Centre veut être « l’aiguillon social et réformiste » de la majorité


Le Nouveau Centre (NC) a affiché sa volonté d'être l'"aiguillon social et réformiste" de la majorité, mardi à Beaune (Côte-d'Or), dans un contexte de crise qui a conduit le Premier ministre François Fillon à réitérer son appel à l'unité nationale. Lancées lundi soir par un dîner qui a réuni une dizaine de ministres, ces rencontres parlementaires ont été dominées par la tourmente financière, après le plan de sauvetage de plus de 6 milliards d'euros annoncé dans la matinée par Paris, Bruxelles et Luxembourg pour sauver le « bancassureur » franco-belge Dexia. "Cette crise est la plus profonde que le monde ait connue depuis les années 30", a déclaré le chef du gouvernement, qui a clôturé la journée. "La situation réclame du sang-froid et de la ténacité. Elle réclame aussi l'unité nationale". Le président du Nouveau Centre, Hervé Morin, ministre de la Défense, venait d'appeler les parlementaires de son parti (23 députés, 8 sénateurs, une députée européenne) à apporter au gouvernement "un appui irréprochable dès lors qu'il s'agit de réformes utiles au pays". Car "c'est en poursuivant le rythme des réformes que nous atteindrons les alizés porteurs", a-t-il affirmé. Les responsables du NC ont en particulier rappelé leur soutien de longue date à la réforme de l'Etat - "le meilleur moyen de lutter de façon pérenne contre les déficits" - et à "la fusion des départements et régions". En réponse à l'appel de M. Fillon, Maurice Leroy, porte-parole du NC, a déclaré à l'AFP qu'il souhaitait que le président de la République, "garant de l'unité nationale", reçoive "à l'Elysée les dirigeants de toutes les formations politiques" représentées au Parlement. Dans la matinée, le député Nicolas Perruchot avait souhaité que Nicolas Sarkozy "s'exprime devant tous les parlementaires dans les heures qui viennent sur la crise". François Sauvadet, président du groupe NC à l'Assemblée (23 députés), a insisté sur la nécessité de continuer, "y compris dans ce contexte de récession", la lutte contre les déficits publics. Tout en défendant le "partenariat" avec l'UMP, il a réaffirmé la volonté du Nouveau Centre d'assumer sa "différence", et d'être davantage pris en compte par son partenaire de la majorité, dont il veut être "l'aiguillon social et réformiste, face aux conservatismes de gauche comme de droite". "La loi du nombre ne peut, à elle seule, s'imposer dans nos groupes parlementaires", a-t-il affirmé, appelant le groupe UMP à "jouer collectif". Argument entendu par François Fillon, qui a promis d'aider à "maintenir les équilibres, et faire en sorte que chacun se sente écouté et respecté". Le NC, a rappelé M. Sauvadet, veut une présidence de commission à l'Assemblée. "Et si on ne l'a pas, ça va chauffer", a-t-il prévenu. Le chef de file des députés UMP, Jean-François Copé, avait, lors du dîner lundi, proposé aux députés du Nouveau Centre de travailler "main dans la main", notamment sur la réforme des collectivités locales. Mais une présidence de commission NC, "c'est compliqué", avait-il dit à la presse. "J'ai beaucoup de candidatures au sein du groupe (UMP)".

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