mardi 29 novembre 2011

L’Humeur du Centriste. Papy Giscard fait de l’allergie au Centre!


On le savait rancunier, on le savait satisfait de sa personne et on le savait peu amène vis-à-vis des centristes depuis qu’il avait quitté l’UDF (sa création) après un bide politique retentissant pour rejoindre les rangs de la droite classique, sa famille d’origine, où il se sent sans doute bien mieux.
Mais, on pensait que l’âge lui aurait apporté une certaine sagesse et une plus grande ouverture d’esprit, voire une plus grande humanité.
Eh bien pas du tout.
Au contraire.
Une nouvelle fois, trente ans après sa défaite à la présidentielle de 1981 face à François Mitterrand, plus de dix ans après que ses derniers espoirs de retrouver l’Elysée aient disparu corps et bien, Giscard vole dans les plumes du Centre et de ceux qui veulent le représenter.
Lors de son passage dans le Grand Journal de Canal Plus, il a affirmé, péremptoirement, qu’«aujourd’hui il n’y a pas d’incarnation du centre. Il y a des hommes qui sont au centre, mais qui ne l’incarnent pas». (sous entendu, moi je l’incarnais)
Et, le bougre ne s’est pas arrêté là.
Et il n’y est pas allé de main morte.
«Je n’ai pas de dauphin»; il n’y a «pas de grande famille au centre»; «la pensée du Centre a disparu». De son temps il y avait «des gens qui travaillaient ensemble» à l’inverse d’aujourd’hui.
N’en jetez plus!
Si on le comprend bien, depuis qu’il n’est plus dans l’arène politique, personne n’a la stature d’incarner le Centre, ni même le droit de le représenter ou d’en parler. Sauf… lui!
Cela rappelle son peu de soutien à Raymond Barre en 1988 (qui lui avait volé sa place) et son soutien encore moins grand à François Bayrou en 2002 et 2007 (qu’il considère comme un traitre).
Le voici à nouveau peu amène vis-à-vis du président du Mouvement démocrate et peu charitable envers celui du Nouveau centre, Hervé Morin, remarquant (sans ironie, bien sûr!) qu’il lui sera «difficile» de «passer de 1 à 50» (sachant que les sondages créditent Morin de 1% des intentions de vote).
Giscard, pour se faire élire et pour pouvoir faire face aux gaullistes puis au RPR de Jacques Chirac pendant son septennat, a eu besoin des centristes. Cela aurait été gentil de sa part de ne pas l’oublier et de renvoyer l’ascenseur.
Cela aurait été une attitude d’une certaine noblesse, pas celle que l’on achète pour rajouter une particule à son nom de roturier. N’est-ce pas monsieur Giscard… d’Estaing?!

Le Centriste

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