mardi 30 juillet 2013

L’Humeur du Centriste. Les centristes au point désespérément mort

Quand on fait le bilan des partis centristes en cette fin juillet, on s’aperçoit que le principal buzz médiatique les concernant vient du dérapage verbal de Gilles Bourdouleix (qui n’est même pas centriste!) sur le fait qu’Hitler n’aurait pas assez tué de gens du voyage!
De quoi rendre neurasthénique les leaders et les militants centristes…
Des partis centristes toujours au point désespérément mort.
Et, pourtant, le Mouvement démocrate et l’UDI avaient de quoi attirer l’attention entre des socialistes en perdition dans les sondages et la guerre des chefs à l’UMP.
François Bayrou – beaucoup – et Jean-Louis Borloo – un peu – ont bien essayé d’occuper le terrain. En vain.
L’union ou unité nationale de l’un (Bayrou), l’union «républicaine» de l’autre (Borloo) – afin que tous les partis politiques s’unissent derrière un programme plus ou moins ambitieux – ont fait un flop.
De même que le «contre-gouvernement» de l’UDI, un gadget mis en place en son temps (après les présidentielle de 2007) également par le Mouvement démocrate et qui n’avait produit aucun effet, lui non plus.
Pour une raison simple, ni le MoDem, ni l’UDI ne sont le parti principal d’opposition, le seul qui puisse avoir un «shadow cabinet» (appellation d’origine britannique de ce contre-gouvernement) crédible est l’UMP.
Charles Amédée de Courson a été le seul à sauver l’honneur avec sa présidence de la commission parlementaire sur le cas Cahuzac. Et encore, il doit sa toute nouvelle notoriété aux comportements délictueux d’un ministre socialiste! Enfin, c’est toujours bon à prendre.
Quoiqu’il en soit, les partis centristes se doivent d’entamer une réflexion de fond cet été pour comprendre pourquoi ils ne parviennent pas à intéresser plus que ça les Français et savoir quoi faire afin d’acquérir cette crédibilité nécessaire pour les convaincre de les suivre et de voter pour eux en 2014, lors des municipales et des européennes, ce qui n’est pas gagné si l’on en croit les sondages.
Sinon, les échecs électoraux de ces dernières années se répèteront tel un cycle infernal sans fin.

Centristement vôtre


Le Centriste