jeudi 16 janvier 2014

L’Humeur du Centriste. Les virages centristes se terminent souvent dans le fossé ou dans le mur!

Or donc François Hollande aurait engagé un «virage social-démocrate» voire un «virage centriste» lors de se conférence de presse du 14 janvier avec son «pacte de responsabilité» et sa nouvelle politique économique de l’offre (donner des marges de manœuvre aux entreprises) alors qu’il aurait privilégié jusqu’à présent une politique de la demande (donner des moyens supplémentaires aux consommateurs).
Ce «tournant libéral» du chef de l’Etat mettrait à mal les lignes partisanes et les alliances politiques avec des centristes et des modérés de droite sensibles au nouveau discours alors que la droite dure resterait «droite dans ses bottes».
Ainsi, de Jean-Louis Borloo à Jean-Pierre Raffarin en passant évidemment par le «hollandais déçu» François Bayrou, les centristes ont expliqué que François Hollande allait dans la bonne direction.
Du coup, certains commentateurs se sont empressés de saluer le coup de maître du président de la république qui serait soit tactique (récupérer l’électorat modéré pour sa prochaine candidature à l’Elysée en 2017), soit politique (un renversement d’alliance entre un PS enfin social-démocrate assumé et une Alternative centriste).
Sans répondre sur le fond – cela ne sera possible qu’avec le temps – ce virage centriste en rappelle d’autres comme ceux de François Mitterrand en 1983 et 1988 ou celui de Jacques Chirac en 2002.
Sans oublier toutes les petites inflexions centristes que tous les présidents et premiers ministres de gauche et de droite ont pris à un moment ou à un autre de leurs mandats depuis que la V° République existe.
Le problème est que ces virages et ses tournants se terminent le plus souvent en queue de poisson dans le fossé ou dans le mur!
D’abord parce que la Gauche ou la Droite ne deviennent jamais le Centre, elles restent Gauche et Droite, donc sur des positions idéologiques qui ne sont pas celles du Centre.
Ensuite parce qu’un virage centriste n’a de chance de perdurer que si les partis centristes sont assez puissants pour empêcher la Gauche et la Droite de lorgner vers leurs tropismes naturels.
Or, souvent, lors de ces virages susmentionnés, les centristes n’étaient pas dans une position de force ainsi que c’est le cas actuellement.
Enfin et surtout parce que gouverner au centre n’est toujours pour la Gauche et la Droite que la matérialisation que leurs clientélismes idéologiques ne sont que du bavardage inapplicable concrètement mais que, lors de chaque élection, il faut aller conquérir son électorat traditionnel qui, lui, attend ces signes partisans pour se reconnaître dans les partis ou les candidats de leurs camps respectifs.
Alors le fossé et le mur sont là où se retrouvent souvent les centristes qui se sont laissé duper…
Bien sûr, nous connaissons la solution pour que ces virages centristes soient pérennes: que le Centre soit assez fort pour le diriger lui-même!

Centristement vôtre


Le Centriste

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