vendredi 7 juillet 2017

Actualités du Centre. De Rugy, président de l’Assemblée, se définit comme «réformateur»

François de Rugy
Ancien membre d’EELV, François de Rugy avait créé avec Jean-Vincent Placé, l’UDE (Union des démocrates et écologistes) ainsi que le parti Ecologistes!.
Il désirait, comme Placé, quitter un parti qui avait pris un tournant vers l’extrême-gauche et se positionner au centre de l’échiquier politique tout en demeurant écologiste.
Son entreprise n’a guère eu de succès comme sa candidature lors de la primaire du PS.
Mais son engagement modéré ne lui a pas permis de soutenir Benoit Hamon, le vainqueur de la primaire qui a multiplié les dérives gauchistes et irresponsables.
Il s’est alors rapproché d’Emmanuel Macron et a été investi par La République en marche pour les législatives.
Elu président de l’Assemblée nationale comme candidat LREM, il explique son engagement auprès du nouveau président de la république et se définit lui-même comme «réformateur».
Extraits.
- Vous êtes passé des Verts à la majorité socialiste, avant de rejoindre LRM après avoir été candidat à la primaire de la gauche, en vous engageant à en soutenir le vainqueur. Vous vous êtes ainsi taillé une réputation d'opportuniste…
Comme tous les députés, j'ai la légitimité du suffrage. Si j'ai été élu trois fois député, c'est parce que, à trois reprises, les électeurs m'ont accordé majoritairement leur confiance. Lors du dernier scrutin, dans ma circonscription, j'ai obtenu une majorité plus large encore qu'aux élections précédentes. Que chacun regarde devant sa porte. Le mouvement En marche! a à peine plus d'un an d'existence; par définition, ses membres n'y appartenaient pas il y a un an. Ce qui nous rassemble, c'est d'avoir un projet commun. Ailleurs, j'ai l'impression que c'est surtout d'avoir un passé commun.
- Comment vous définissez-vous? Ecologiste? Progressiste? Macroniste?
Réformateur. Si vous regardez mon parcours politique, j'ai toujours été porté par l'idée que l'on pouvait changer les choses par l'action politique et institutionnelle, que c'est en se plaçant au cœur des institutions qu'on peut changer les choses, pas en étant à la marge, dans la protestation, dans l'opposition systématique. C'est une constante dans mes choix. Réformer l'Assemblée nationale, c'est une idée que je porte depuis longtemps. Je ne l'ai pas découverte en accédant à cette responsabilité.
- Comment et à quelle hauteur la proportionnelle va-t-elle être introduite pour l'élection des députés?
La baisse du nombre de députés est un changement majeur. Il n'est pas courant qu'une Assemblée comptant un grand nombre de députés nouveaux, avec un groupe largement majoritaire, décide de réduire fortement la taille de ses effectifs. Mais on a été élu pour le faire, on va le faire.
Cela implique mécaniquement une refonte des circonscriptions. Parmi les solutions possibles, il y a le regroupement des circonscriptions par deux et d'avoir en complément une centaine de députés élus à la proportionnelle. Dans cette hypothèse, les Français auraient deux voix aux élections législatives: une voix pour leur député de circonscription, pour garder ce lien territorial, et une voix pour les listes proposées à la proportionnelle.

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