mercredi 9 mai 2018

Actualités du Centre. La totale incohérence d’un nouveau groupe «centriste» à l’Assemblée nationale

L'Assemblée nationale
Or donc, un nouveau groupe serait en cours de constitution à l’Assemblée nationale comme nous l’avions relaté récemment.
Il réunirait, pêle-mêle, des députés La république en marche déçus (deux), des députés du Mouvement radical social-libéral (deux), quelques anciens députés radicaux demeurés à l’UDI ainsi que ceux de Les centristes d’Hervé Morin (comme Charles de Courson ou Philippe Vigier) qui, pourtant, ont quitté le parti dirigé par Jean-Christophe Lagarde mais se trouvent toujours dans le même groupe (UDI, Agir et Indépendants).
Sans oublier quelques députés non-inscrits.
Tout ce beau monde fait difficilement quinze députés (nombre requis pour fonder un groupe).
Surtout, il n’a aucune cohérence politique malgré ce qu’en disent ses promoteurs mais aussi certains médias.
Ainsi, Le Monde estime qu’il, devrait être situé au centre-gauche.
Un total contresens lorsque l’on sait que Les centristes d’Hervé Morin se targuent, non seulement, d’être au centre-droit mais très proche de la droite libérale et de la frange de LR incarnée par Valérie Pécresse!
De même, ils ne sont absolument pas dans l’optique d’un soutien à Emmanuel Macron.
En revanche, les ex-députés radicaux de gauche qui sont en grande partie à la base de cette initiative se revendiquent du centre-gauche et sont souvent proches des positions des socialistes.
Eux non plus ne se voient pas dans un soutien constant au Président de la république.
Pour agrémenter le tout, les deux députés LREM qui sont de la partie sont d’anciens écologistes d’EELV dont le positionnement était souvent plus à gauche que le PS.
Sans oublier que la député socialiste qui vient de quitter le PS pour Génération écologie, Delphine Batho, celle qui fustigeait Hollande et Valls pour leur social-libéralisme, se dit également intéressée…
Mais où se trouverait ce groupe selon certains de ceux qui s’attèlent à le mettre sur pied?
Dans la majorité présidentielle mais avec un soutien parfois critique et surtout pas dans une attitude frondeuse.
C’est la raison pour laquelle ils ont fermé la porte au seul député LREM qui a voté contre la loi sur l’immigration, l’ancien socialiste Jean-Michel Clément.
Car, selon les rédacteurs de la charte du groupe, celui-ci aurait comme objectif de «faire réussir le pays et le président de la république».
Pas facile quand la majorité de ceux que l’on veut y intégrer ne le partage pas.


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