mardi 24 décembre 2019

Propos centristes. France – Réforme des retraites; lutte contre le gaspillage; grèves et actions illégales de la CGT et l’extrême-gauche; lutte contre le terrorisme…

Voici une sélection, ce 24 décembre 2019, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

● Emmanuel Macron (Président de la République)
- Nous sommes à un tournant de la lutte contre le terrorisme au Sahel : il nous faut en clarifier le cadre politique, les modalités et les objectifs. Il est indispensable que les peuples souverains du Sahel rappellent leur détermination à mener ce combat avec notre soutien. Le Sommet que nous tiendrons à Pau le 13 janvier prochain, avec les chefs d’État des pays du Sahel, a pour ambition d’apporter ces clarifications. En luttant contre le terrorisme dans cette région d’Afrique, c’est aussi la France et l’Europe que nous protégeons.
- L’action que nous menons en Afrique, avec nos partenaires africains, européens et internationaux est une action globale, qui repose sur le triptyque : diplomatie, défense, développement.
- L’efficacité de l’action internationale de la France et la qualité de nos relations avec nos partenaires repose toujours sur l’investissement personnel de chacun - diplomates, militaires, acteurs du développement - et sur cette connaissance intime de l’Afrique qu’ils cultivent.
- Grâce à l’engagement de nos troupes de la force Barkhane, nous avons pu neutraliser au Sahel trente trois terroristes, faire un prisonnier et libérer deux gendarmes maliens retenus en otage. Fier de nos soldats qui nous protègent.
-J’ai souhaité engager la France dans une réforme historique et ambitieuse de la coopération entre l’union économique et monétaire ouest africaine et notre pays. Nous le faisons pour la jeunesse africaine. Ayons le courage d’avancer, de bâtir un partenariat décomplexé avec nos partenaires. Avec la réforme du Franc CFA, nous faisons un grand pas pour écrire une page nouvelle de notre relation avec l’Afrique.

● Gouvernement
[Nota: dans ce gouvernement, certains membres ne sont pas centristes; nous retranscrivons cependant leurs propos en rapport avec leur fonction parce qu’ils font partie selon nos critères d’une équipe qui suit une politique globalement centriste]

Jean-Yves Le Drian (ministre des Affaires étrangères)
- Le moment est venu de renforcer les liens entre l'Europe et l'Amérique latine. L'Amérique latine est un continent cher à la France. On y a une présence historique au niveau culturel et au niveau des valeurs notamment grâce à la Révolution française.

Nicole Belloubet (ministre de la Justice)
- [Féminicides] [Des résultats] sont mesurables, mais il ne faut pas imaginer que nous puissions obtenir des résultats immédiats. Je le souhaite, je suis mobilisée pour cela, mais le risque zéro n’existe pas. Nous allons d’abord nous doter d’outils nouveaux avec les deux propositions de loi en cours de débat au Parlement. La première, adoptée par le Parlement le 18 décembre, permettra de délivrer plus facilement et en plus grand nombre des ordonnances de protection, dont le champ a par ailleurs été élargi. Ensuite, il s’agit de mettre en place le bracelet anti-rapprochement, qui s’est avéré très efficace en Espagne. Nous avons aussi, dans ce texte, élargi la possibilité d’attribuer un téléphone grave danger. Une deuxième proposition de loi, qui sera débattue en janvier, propose de nouvelles mesures comme la pénalisation du harcèlement moral ou sexuel conduisant au suicide, le retrait de l’autorité parentale dans le cadre d’un féminicide… Tout ceci nous permettra d’être plus efficaces. Des outils nouveaux mais surtout des pratiques nouvelles pour qu’il n’y ait plus aucune faille dans la prise en charge de ces femmes. Je demande aux procureurs et aux magistrats de travailler étroitement ensemble, mais également avec les forces de l’ordre et les associations.
- [Féminicides] Il faut optimiser la coordination de tous les acteurs, grâce notamment à la mise en place de filières de l’urgence qui pourront, dans les gros tribunaux, se traduire effectivement par la création de chambres spécialisées. Mais ce n’est pas possible partout.
- Le budget de la justice est en hausse. Entre 2018 et 2022, il aura augmenté de près de 25 %. À titre d’exemple, en 2019, nous avons pu créer 100 postes de magistrats supplémentaires et 284 greffiers. Il n’y a jamais assez, c’est certain, pour la justice, mais des efforts ont été faits et je pense qu’il s’agit davantage d’une question d’organisation que de moyens. Il n’y a aucune modification de la carte judiciaire. Tous les tribunaux restent, partout. Il y a un changement de nom et d’organisation puisque les tribunaux d’instance vont devenir des tribunaux de proximité, composantes des tribunaux de grande instance qui seront désormais des tribunaux judiciaires. Il n’y a aucune fermeture. Je suis très attentive à la proximité de la justice, à la justice du quotidien.
- Il n’y a aucune modification de la carte judiciaire. Tous les tribunaux restent, partout. Il y a un changement de nom et d’organisation puisque les tribunaux d’instance vont devenir des tribunaux de proximité, composantes des tribunaux de grande instance qui seront désormais des tribunaux judiciaires. Il n’y a aucune fermeture. Je suis très attentive à la proximité de la justice, à la justice du quotidien. Dans les tribunaux de proximité, on pourra par exemple juger tout ce qui concerne les affaires familiales post-divorce pour lesquelles auparavant il fallait se rendre au tribunal de grande instance. Je souhaite aussi qu’il y ait un conciliateur de justice dans chaque maison France services –il y en aura 460 labellisées au 1erjanvier – pour davantage de proximité.
- Nous avons un système en France où le gouvernement est responsable devant le Parlement et c’est le gouvernement qui développe une politique pénale, par exemple en matière de violences faites aux femmes. C’est moi qui dis au procureur de la République de conduire de manière prioritaire une politique dans le domaine des violences conjugales, comme dans la lutte contre la radicalisation. Je donne des instructions générales. En revanche, je ne donne aucune, strictement aucune instruction individuelle dans telle ou telle affaire. Jamais. C’est interdit et ça ne me viendrait même pas à l’esprit car pour moi l’indépendance de la justice est sacrée. La cour de justice de l’Union européenne vient de rappeler que l’indépendance des magistrats du Parquet n’était pas remise en cause par le fait qu’ils se situaient dans une chaîne hiérarchique et que le ministre de la Justice pouvait leur adresser de instructions générales de politique pénale. Cela étant dit, nous souhaitons renforcer les garanties statutaires des magistrats du Parquet en révisant la Constitution et en y intégrant qu’ils ne soient plus nommés que sur avis conforme du Conseil supérieur de la magistrature.

Florence Parly (ministre des Armées)
- Recueillement du Président de la République hier à Niamey avec son homologue Mahamadou Issoufou. Hommage aux militaires nigériens tombés en opérations récemment. L'armée nigérienne paie un lourd tribut dans sa lutte contre le terrorisme. La France est aux côtés du Niger.
- Cette nuit dans la région de Mopti au Mali, les militaires de l'opération Barkhane ont porté un sérieux coup à des combattants terroristes : 33 ont été neutralisés et de nombreux équipements (pick-up, canon anti-aérien, mitrailleuses, motos) ont été saisis. L’opération a également permis de libérer deux gendarmes maliens retenus en otage. Le combat de Barkhane contre les groupes terroristes se poursuit, en appui et en coopération avec les forces maliennes.
- Réussite des tirs d'expérimentation, l’armée française dispose désormais de drones armés. Protecteurs pour nos troupes et efficaces face à l'ennemi, ces drones contribuent à la modernisation de nos armées. L’arrivée des drones armés ne signifie pas un changement de doctrine. Les règles d’engagement des drones armés sont les mêmes que celles des avions de chasse. Ils continueront à être opérés depuis le théâtre de l’opération concernée. En 2020, 6 drones supplémentaires en capacité d'être armés seront livrés aux forces françaises.

Bruno Le Maire (ministre de l’Economie et des Finances)
À la suite de la décision d'Emmanuel Macron et d’Alassane Ouattara [président de la Côte d’Ivoire], j’ai signé aujourd’hui l'accord mettant fin au Franc CFA en Afrique de l’Ouest. C’est un pas historique qui ouvre une nouvelle ère dans les relations entre la France et le continent africain.

Elisabeth Borne (ministre de la Transition écologique et solidaire)
- Le libre exercice du droit de grève n’est pas un droit à envahir, à bloquer, à intimider les voyageurs. Le quotidien de ceux qui ont besoin se déplacer est déjà suffisamment difficile pour ne pas leur faire subir de telles actions inadmissibles, que je condamne.
- Nous sommes déterminés à renforcer la protection de la santé des populations riveraines de zones de traitement des cultures par des produits phytopharmaceutiques, ainsi que celle des exploitants agricoles. Le Gouvernement entend aussi faciliter le dialogue entre agriculteurs, riverains et élus locaux. Avec ce dispositif, la France se dote d’un cadre national pour la protection des riverains et devient un des premiers pays européens à instaurer de telles mesures.

Agnès Buzyn (ministre de la Solidarité et de la Santé)
La santé des agriculteurs et des riverains est un bien que nous nous devons de préserver. Il nous faut dès aujourd’hui, et sur la base des données scientifiques, agir et prendre des mesures de précaution pour limiter l’exposition aux produits phytosanitaires. Nous devons également faire progresser les connaissances et mener les études nécessaires pour mieux connaître l’exposition des riverains.

Didier Guillaume (ministre de l’Agriculture)
Les agriculteurs sont fermement engagés dans la transition agro-écologique et la réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires. Le dialogue entre agriculteurs et non-agriculteurs est plus que jamais nécessaire. Il doit se construire sur la base d’éléments étayés et argumentés scientifiquement. Le dispositif proposé s’appuie sur l’état des connaissances scientifiques actuellement disponibles.

Gérald Darmanin (ministre des Comptes publics)
- Le budget 2020 finance les priorités du Président de la République et du gouvernement: l'écologie, l'éducation et la sécurité.
- Le Conseil constitutionnel a validé l’essentiel du budget de la sécurité sociale pour 2020. Parmi les mesures : la prime Macron est reconduite l'an prochain ; les pensions en dessous de 2000 € seront revalorisées conformément aux engagements du Président de la République.
- Le gouvernement est engagé dans la lutte contre le tabac illicite, ennemi de la santé des Français et du réseau des buralistes. Désormais, les acheteurs de tabac à la sauvette seront punis d’une contravention allant jusqu’à 135 euros.
- Le budget 2020 est celui de la baisse des impôts pour les Français. Un budget qui baisse l’impôt sur le revenu de 5 milliards d'euros, qui supprime totalement la taxe d'habitation pour 80% des Français et qui poursuit la défiscalisation des heures supplémentaires.
- Dans le budget 2020, le gouvernement renforce fortement la lutte contre la fraude fiscale.

Muriel Pénicaud (ministre du Travail)
- Nous aidons les commerçants et les salariés dont les grèves menacent le chiffre d’affaires et l’emploi: j’ai demandé aux préfets d’autoriser plus d’ouvertures le dimanche sur volontariat des salariés et avec les compensations financières prévues pour eux par la loi.
- Nous soutenons les entreprises et salariés durement touchés par la grève et contraints de suspendre leur activité, en finançant le chômage partiel.

Adrien Taquet (secrétaire d’Etat à la Protection de l’enfance)
- Parce que l’équilibre vie professionnelle/ vie personnelle est primordial pendant les 1000 premiers jours [de l’enfant], les entreprises ont un rôle à jouer dans le soutien aux parents.
- La présence du conjoint favorise un environnement sécurisant pour l'enfant pendant les 1000 premiers jours [de l’enfant]. Dans le sport comme partout, l'amélioration des congés parentaux doit permettre de mieux répondre aux besoins de l'enfant.

Amélie de Montchalin (secrétaire d’Etat aux Affaires européennes)
Nous allons examiner toutes les politiques européennes, en regardant si elles répondent aux attentes des citoyens qui veulent plus de réactivité, plus de souveraineté, plus de solidarité.

Cédric O (secrétaire d’Etat chargé du numérique)
- Les Français avec une petite retraite seront les premiers bénéficiaires de cette réforme. Il faut prendre en compte le fait que 25% des Français partent actuellement à la retraite après 64 ans avec le système des retraites actuel. Nous voulons corriger cette injustice.
- Nous ne voulons pas de la capitalisation. C'est pour cela que nous proposons un système des retraites universel équilibré, sans baisser les cotisations et augmenter les impôts.

Agnès Pannier-Runacher (secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie et des Finances)
- J’appelle solennellement les banques à faire preuve de bienveillance avec les commerçants qui rencontrent des difficultés de trésorerie : que les frais ne s’ajoutent pas aux frais !
- Une amende record pour Google prononcée par l’Autorité de la concurrence car les règles s’appliquent à tous, petits ou grands ! Elles sont la garantie d’une concurrence loyale et protègent entreprises et consommateurs des abus de position dominante.
- Point de situation sur l’activité commerciale avec les organisations professionnelles. Les artisans et commerçants sont inquiets, nous sommes à leurs côtés. En privilégiant nos commerces de proximité pour les achats de fin d’année, nous contribuerons à les aider à passer ce cap!

Geneviève Darrieussecq (secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Armées)
Il avait vécu une des pires atrocités de notre histoire. Un des derniers rescapés du massacre d'Oradour-sur-Glane nous a quittés. Artisan de la reconstruction du village, il a écrit de nombreux livres pour maintenir la mémoire des martyrs. Monsieur Albert Valade : adieu et merci.

Marlène Schiappa (secrétaire d’Etat à l’Egalité hommes-femmes et à la Lutte contre les discriminations)
- Twitter choisit de maintenir des comptes diffusant des contenus violents, haineux, sexistes, antisémites, homophobes, racistes, malgré des milliers de signalements et des plaintes! Twitter doit enfin prendre ses responsabilités.
- Il y a à peine quelques années, on parlait de drames passionnels dans les médias. Personne ne se scandalisait du nombre de femmes tuées, entre 130 et 150 par an. Le Grenelle des violences conjugales a participé à cette prise de conscience.
- Tout mon soutien aux femmes courageuses qui témoignent via #JaiEteViolée Vous n’êtes jamais responsable d’avoir vécu des violences sexuelles. Jamais.

Laurent Nunez (secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’intérieur)
Le Gouvernement agit pour renforcer le continuum de sécurité. Il se concrétise, chaque jour, par de nouveaux partenariats noués entre État et collectivités, y compris en matière d’intelligence économique.

Sibeth Ndiaye (porte-parole)
Je viens du syndicalisme étudiant, j'ai toujours considéré que le syndicalisme c'était la transformation sociale. C'est-à-dire faire des compromis pour avancer, et c'est ce qu'a fait le gouvernement sur la réforme des retraites.

● LaREM
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ou de gauche ne sont pas retranscrits]

Nous avons adopté la loi AntiGaspillage hier soir. Cette loi met fin à des pratiques absurdes de gaspillage, apporte des solutions concrètes contre l'obsolescence programmée, simplifie l'information du consommateur et améliore la collecte des déchets.

Stanislas Guerini (délégué général), Gilles Le Gendre (président du groupe à l’Assemblée nationale), Patrick Mignola (président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale) & François Patriat (président du groupe au Sénat)
[Tribune sur la réforme des retraites] La réforme des retraites que nous souhaitons porter est un nouveau pacte de société. C’est une refondation de notre protection sociale sans équivalent depuis soixante-dix ans. Avec trois objectifs : créer un système universel plus juste, plus lisible, plus équitable qui remette au centre la solidarité nationale.
Nous voulons faire de ce projet un modèle de justice sociale où chaque euro cotisé, chaque heure travaillée ouvre les mêmes droits, pour tous, et faire preuve de responsabilité en restaurant la confiance indispensable dans un régime durable, soutenable financièrement.
Comment tolérer que notre système actuel, œuvre du Conseil national de la Résistance, ignore la réalité du monde du travail du XXIe siècle et entretienne des inégalités de droits entre des Français qui exercent un même métier ? Comment accepter, en 2019, que les femmes aient une retraite en moyenne inférieure de 42 % à celle des hommes ? Que les agriculteurs, les chauffeurs VTC, les commerçants ou les caissiers de supermarché à temps partiel restent au bord de la route avec de si faibles pensions après toute une vie de travail ?
Nous l’affirmons : cette réforme est un progrès social majeur qui défend le principe de répartition où les générations qui travaillent cotisent pour payer les retraites de ceux qui ont travaillé et savent que les générations suivantes les aideront à leur tour. Tous les Français y sont attachés. Syndicats, patronat, élus de toutes les familles politiques, monde associatif, nous sommes tous d’accord sur ce point.
Fidèles aux valeurs fondatrices qui ont prévalu à la mise en place de notre système, nous voulons désormais apporter une nouvelle pierre à notre pacte social et construire un système adapté aux nouvelles précarités que la France de 1945 ne pouvait pas anticiper. Un système adapté aux nouvelles trajectoires de carrières, bien moins linéaires que celles de nos aînés, un système responsable et adapté à la réalité démographique du pays, où nous avons désormais 1,7 cotisant actif pour 1 retraité, contre 4 pour 1 en 1960.
Notre réforme s’inscrit résolument dans cette continuité, grâce à un système plus juste, où chacun cumulera des points, même en cas de périodes d’interruption d’activité ; un système responsable qui ne soit pas structurellement en déficit, afin de redonner confiance aux jeunes générations, qui pensent injustement qu’elles n’auront pas de retraites. Voilà l’engagement que nous avions pris, voilà la transformation que nous souhaitons.
Ce système protégera mieux car il protégera plus. Nous prendrons en compte la situation des mères de famille, déjà pénalisées dans leur carrière. Demain, elles bénéficieront d’une bonification de 5 % de leur pension dès le premier enfant, ce qui représente 43 % des familles aujourd’hui. Nous pensons aussi à ceux qui effectuent des tâches pénibles, caristes ou infirmières de nuit, qui pourront partir plus tôt à la retraite grâce à des critères de pénibilité plus justes.
Le temps est donc venu de construire un système universel de retraites.
Ce changement n’est possible que dans le respect du dialogue social. C’est pourquoi nous souhaitons confier aux partenaires sociaux une gouvernance inédite, fondée sur la confiance, celle-là même qui a présidé aux concertations depuis deux ans et animera notre action jusqu’à la mise en œuvre de la réforme.
Fermes sur les principes et le cadre du nouveau régime, nous savons qu’il reste des éléments d’enrichissement. Nous sommes souples sur les modalités et à l’écoute pour construire, avec les partenaires sociaux, des compromis qui dépassent les crispations.
Au total, cette réforme est l’occasion inespérée de redonner vie à notre démocratie sociale, essoufflée depuis trop longtemps.

Gilles Le Gendre (président du groupe à l’Assemblée nationale)
- Dans un pays mature et raisonnable, quand un projet ne met pas d'accord tout le monde, la 1re chose ne consiste pas à faire grève, mais à discuter, négocier.
- Notre vision de l’écologie est celle des changements concrets, au quotidien: fin des emballages plastiques à usage unique, interdiction de détruire les invendus non alimentaires, indice de durabilité contre l’obsolescence programmée

Aurore Bergé (porte-parole)
- [Présence de responsables de LFI dans des manifestations sauvages et des blocages] Soutenir les grévistes ne saurait se confondre avec le soutien à des actions illégales. Quand on vote la loi, on la respecte, même quand elle ne nous convient pas. La prochaine étape, vous participez à couper l'électricité ?
- [Culture] Pour que les gens sortent, il faut que la proposition soit forte. Ça implique aussi un lien. Je crois que c’est propre à la France, à sa densité de salles, il faut continuer à faire des films qui répondent à ça, et ont une place à côté des blockbusters.

Sylvain Maillard (député)
- Cédric Villani est en train de rompre avec LaREM. Il s'allie avec les opposants politiques du Président, qui sont contre la police municipale, contre les JO, contre l’ouverture dominicale, contre la Laïcité mais pour les blocages et les ZAD! N'est ce pas trahir les marcheurs?
- Le gouvernement propose l’âge pivot. Ce qui permettra aussi à 220 000 personnes/an de partir à 64 ans contre 67 ans aujourd’hui. Mais si les syndicats proposent une autre solution garantissant l’équilibre budgétaire des retraites, Edouard Philippe prendra !
- Avant la réforme des retraites, nous avons fait la réforme de l’apprentissage et de la formation professionnelle. Le défi que nous devons relever c’est aussi celui des reconversions professionnelles, de l'emploi des séniors.

Marie-Christine Verdier-Jouclas (députée)
7 citoyens sur 10 sont POUR le régime universel des retraites et la fin des régimes spéciaux ! Je reçois beaucoup de messages de soutien de Français qui disent que cette réforme est juste et qu'il ne faut pas lâcher.

François de Rugy (député)
Sarah Halimi est morte défenestrée. L’auteur de ce crime - Il a reconnu les faits - est déclaré pénalement irresponsable, pour cause de bouffées délirantes à la suite de prise de cannabis. Si c’est l’application de la loi, alors il faut changer la loi.

Benjamin Griveaux (député)
- Les Parisiens ne se sont jamais vraiment déterminés sur un échiquier gauche-droite, ils ont cru en des personnalités qui portaient des équipes.
- [L'enjeu de l'élection municipale] est de faire en sorte que Paris ne devienne pas, à l'image de certaines métropoles mondiales, une ville-musée.
- Paris perd de son attractivité auprès de ceux qui y travaillent ou qui voudraient y travailler demain : la pollution, la saleté et la congestion sont des motifs récurrents d’insatisfaction. Résultat : plus de 8 cadres sur 10 souhaitent quitter Paris.
- Je veux redonner à Paris cette liberté et ce goût d’entreprendre: en dotant Paris – et le Grand Paris – d’une véritable stratégie de développement, soutenue et soutenable, en accompagnant les porteurs de projets entrepreneuriaux.

Jean-Baptiste Moreau & Stéphane Travert (députés)
 [Tribune sur le non-respect de la loi Egalim par certaines enseignes de la distribution]
Il y a un an, la loi Egalim, traduction des Etats généraux de l'alimentation, était promulguée. Avec deux objectifs : mieux répartir la valeur pour que chaque maillon de la filière agroalimentaire, à commencer par les agriculteurs, puisse vivre dignement de son travail ; et garantir une alimentation saine, sûre, durable et accessible à tous.
De premiers succès ont été engrangés. La transition agricole et alimentaire est lancée : 6.000 exploitations supplémentaires se sont par exemple converties au bio l'an dernier pour s'adapter à la demande. Concernant la rémunération des producteurs, certains acteurs du secteur tracent un chemin vertueux. C'est le cas notamment dans la filière laitière.
Par leurs pratiques, ces acteurs ont brisé le pacte de confiance qui sous-tend la réussite de la loi Egalim
Mais les résultats ne sont pas encore satisfaisants. Les agriculteurs peinent aujourd'hui à voir les effets concrets de la loi Egalim, notamment parce que la contractualisation sur la base des coûts de production entre l'agriculteur et son premier acheteur s'est encore peu mise en place. Nous devrions pouvoir en observer les effets lors des négociations commerciales de cet hiver.
En attendant, il est urgent de mettre fin à la guerre des prix qui tue notre modèle agricole en faisant croire aux consommateurs que certains produits peuvent être gratuits ou à un prix anormalement bas. Nous avons adopté deux grandes mesures : l'encadrement des promotions en valeur et en volume pour interdire l'offre "1 produit identique offert pour 1 acheté", et le relèvement de 10% du seuil de revente à perte. Mais certains distributeurs s'ingénient à contourner la loi. Leur parade : le produit gratuit est très légèrement différent du payant. L'augmentation du seuil de revente à perte n'a d'autre part pas permis de rétablir les marges des agriculteurs. L'argent semble tantôt s'être égaré, tantôt avoir trouvé le chemin des cartes de fidélité des grandes enseignes plutôt que celui des poches des paysans.
Par leurs pratiques, ces acteurs ont brisé le pacte de confiance qui sous-tend la réussite de la loi Egalim. Ils se sont assis sur les principes de la charte d'engagement qu'ils ont signée le 14 novembre 2017 pour relancer la création de valeur et la répartir équitablement au sein des filières agroalimentaires françaises.
Des sanctions financières doivent être imaginées, plus fortes, plus contraignantes
Il est temps de cesser l'hypocrisie et les campagnes marketing fallacieuses : nul n'est besoin d'afficher fièrement des éleveurs de vaches ou de volailles sur les emballages avec des slogans publicitaires vantant la juste rémunération des agriculteurs quand par-derrière les produits sont achetés sous la pression et au rabais.
La peur doit changer de camp. Ce n'est plus au producteur de craindre pour son avenir ou aux entreprises de subir la pression de la guerre des prix. Mais à tous ceux qui dans la filière abusent et font leur marge sur le dos à la fois du producteur et du consommateur.
Des sanctions financières doivent être imaginées, plus fortes, plus contraignantes si le sens de la responsabilité continue de faire défaut. Nous demandons à la DGCCRF de renforcer ses contrôles et de prononcer des sanctions dissuasives à l'égard de ceux qui ne respectent pas les règles. Nous oserons montrer du doigt ceux qui se moquent de la loi et de la demande des citoyens pour un modèle agricole et alimentaire plus vertueux.
Nous souhaitons aussi, en lien avec le gouvernement, réfléchir à la création d'un fonds qui pourrait être alimenté par les enseignes et affecté à l'accompagnement des agriculteurs dans la transition écologique. L'objectif : engager plus directement les industriels et les distributeurs dans la survie de notre modèle agricole et dans son adaptation au défi climatique. L'avenir de notre agriculture et de notre alimentation en dépend.

●MoDem
Nathalie Avy-Elimas (députée)
- Le nouveau système de retraites, c’est moins d’inégalités ! Moins d’inégalités pour les femmes, qui ont aujourd’hui une retraite inférieure de 42% à celle des hommes ! Moins d’inégalités pour les agriculteurs, par exemple, qui auront une retraite minimum garantie!
- Pour parvenir à l’équilibre, plusieurs possibilités : baisse des pensions : inenvisageable ! Augmentation des cotisations : cela créerait une baisse de pouvoir d’achat. Travailler un peu plus longtemps : c’est la solution la plus raisonnable, tout en prenant en compte la pénibilité.
- Le nouveau système sera très favorable aux femmes. Dans le schéma actuel, la plupart des femmes doivent attendre 67 ans pour partir en retraite car elles ont interrompu leurs carrières du fait de leurs enfants. Aujourd’hui, elles pourront partir dès 64 ans! 
- Il est faux de dire que la pénibilité n’est pas prise en compte ! Il est évident que nous n’avons pas tous les mêmes conditions d’emploi. L’âge pivot peut très bien prendre en compte toutes ces spécificités, c’est d’ailleurs ce qu’a proposé le groupe MoDem.
- Bien sûr que la main est tendue. Elle l’est d’ailleurs depuis 18 mois ! Le gouvernement a mené et continue de mener des négociations avec l’ensemble des partenaires sociaux. L’âge pivot est un motif de crispation? Alors discutons!

Isabelle Florennes (députée)
Le nouveau système universel de retraites doit permettre d’intégrer la question de la cessation progressive d’activité et de l’emploi des seniors. Les discussions doivent se poursuivre sur ces sujets avec les partenaires sociaux.


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