mardi 18 août 2020

L’Editorial du CREC. La principale menace sur la démocratie vient… des Etats-Unis!

Tous les jours, Donald Trump attaque la démocratie.

Tous les jours il bafoue les règles démocratiques.

Tous les jours il se moque des valeurs et des principes démocratiques.

Tous les jours il prétend que la prochaine élection présidentielle (qu’il devrait perdre) sera corrompue et malhonnête.

Tous les jours il prétend que l’on ne pourra pas connaitre qui a véritablement gagné.

Tous les jours il fait en sorte de prendre des décisions et de supprimer des budgets pour que les élections ne puissent se tenir correctement.

Et il vient d’affirmer à nouveau que s’il perd cette élection c’est parce qu’elle aura été «truquée».

Tous les jours il refuse de lutter efficacement contre la covid19 car cela lui donne la possibilité de faire pression pour annuler les élections – ce qu’il a déjà proposé – au motif qu’il est impossible de les organiser pendant une telle crise épidémique qu’il a lui-même permis d’être aussi paroxystique.

Rappelons que du fait de son inaction, il l’a transformée en catastrophe sanitaire.

Deux chiffres: les Etats-Unis représentent 3% de la population mondiale et recensent 25% du total des morts dans le monde dus à la covid19!

Et si l’on trouve le vaccin avant le scrutin du 3 novembre, il pourra prétendre que c’est grâce à lui et faire oublier les milliers de morts dont il est responsable et profiter de l’éventuelle dynamique électorale en sa faveur que cette découverte créera.

Donald Trump agit comme un ennemi de la démocratie et un voyou.

Donald Trump est le président des Etats-Unis.

C’est du jamais vu dans le berceau de la démocratie moderne.

Pour moins que cela, un tel personnage aurait été destitué et mis en prison.

Mais ce n’est pas le cas.

Oui, la principale menace sur la démocratie vient des Etats-Unis.

Une affirmation qui semble plus qu’improbable, une affabulation venue de cerveaux dérangés.

Non pas que Trump soit plus dangereux que le chinois Xi, le russe Poutine, le turc Erdogan, le vénézuélien Maduro et autres autocrates et dictateurs de la planète mais il est à la tête d’un des phares du monde libre, première puissance mondiale et sa victoire fragiliserait, plus qu’en 2016, la démocratie dans le monde entier, laissant une faille béante dans laquelle ne manqueront pas de s’engouffrer tous ses ennemis intérieurs et extérieurs.

Telle est donc la réalité du moment en espérant qu’elle ne sera pas celle de demain, celle du 4 novembre au matin.

Oui, nous sommes en présence d’un personnage d’une extrême dangerosité pour la démocratie et pour qui vont voter (ou vont soutenir toutes ses décisions même celle d’annuler les élections) des millions d’Américains qui, pour une grande partie d’entre eux, le suivent les yeux fermés et les oreilles bouchées.

Voilà qui fait froid dans le dos et rappelle des précédents dans l’Europe du XX° siècle que personne ne veut revivre.

Oui, en tant que centristes, humanistes et démocrates nous sommes plus qu’inquiets de ce qui se passe actuellement aux Etats-Unis et nous sommes étonnés qu’il y ait si peu de réactions et de prises de conscience en France.

Oui, ce serait un véritable séisme apocalyptique si Trump parvenait à ses fins en détruisant la démocratie américaine.

Et oui nous ne pensons pas être trop alarmistes ou fantasmagoriques mais justes lucides.

Comme le représentant de Californie, Adam Schiff, celui qui mena avec succès la procédure de destitution de Trump à la Chambre des représentants avant la parodie de procès au Sénat dominé par les radicaux républicains qui acquitta Trump:

«Y a-t-il jamais eu un président aussi dénué de scrupules, si nu dans son ambition de voler une élection? Trump est tellement terrifié de perdre qu'il va détruire tout le système avec lui. Notre service postal. Nos élections. Notre démocratie même. Sa dépravation est sans limite.»

C’est pourquoi la mobilisation doit être puissante et sans aucune faiblesse.

Parce que, comme le dit l’ancien président Bill Clinton, «s'il y a jamais eu un moment pour protéger cette belle expérience que nous appelons une démocratie, c'est maintenant.»

Et l’ancien candidat à la candidature démocrate lors des primaires, Pete Buttigieg, pose la question ultime en jeu lors du scrutin du 3 novembre prochain: «la démocratie est-elle sérieuse ou pas?»

 

 

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