dimanche 10 juillet 2016

Actualités du Centre. François Bayrou vante l’équilibre

Le Centrisme n’est pas un lieu d’entre-deux où l’on mixerait des idées venues de gauche avec des idées venues de droite.
C’est un espace politique qui prône le juste équilibre défini comme une bonne et pertinente répartition harmonieuse.
Il s’agit alors de mener une politique intègre où se réalise le compromis mais où n’ont pas leur place la compromission et l’instabilité.
Le Centrisme du juste équilibre inclut évidemment quelques équilibres fondamentaux comme l’équilibre des pouvoirs, c’est-à-dire l’harmonie entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, l’équilibre économique, c’est-à-dire l’harmonie entre l’offre et la demande, l’équilibre budgétaire, c’est-à-dire la concordance entre les dépenses et les recettes du budget annuel de l’Etat et il se bat pour le meilleur équilibre naturel possible afin de préserver l’environnement.
Il convient d’affirmer sans aucune ambiguïté que le juste équilibre n’est pas le juste milieu.
La politique du juste équilibre ne souhaite pas se trouver au milieu, par définition, de deux extrêmes.
D’une part parce que ce positionnement de principe est contraire au pragmatisme du Centre mais également parce que le Centrisme ne se définit pas par rapport aux extrémismes.
Il est une pensée politique à part entière qui se définit par elle-même.
Et cette politique originale se définit comme une recherche constante et systématique d’un juste équilibre de la société et de la personne dans la société.
Si les leaders centristes français rechignaient à parler d’équilibre auparavant, on trouve ce mot beaucoup plus souvent dans leurs bouches désormais.
Ainsi, dans une interview qu’il vient de donner au site internet Atlantico, François Bayrou explique qu’«Une crise se caractérise par une perte d'équilibre».
Il se définit comme appartenant «à ceux qui cherchent à reconstruire un équilibre» en citant L'Ecclésiaste qui dit, «toute demeure divisée contre elle-même périra».
Et de poursuivre: «Je connais la vie: je sais très bien que les passions sont plus fortes que la raison, et que les passions noires l'emportent sur les passions blanches. Mais je sais aussi que ce dont le pays a besoin, c'est le contraire: de l’équilibre, de la compréhension mutuelle, du rassemblement».
De même, il fait un sort à cette idée que le Centre serait un lieu sans saveur: «Rassembleur, cela ne veut pas dire terne, ou gris. Voilà pourquoi il faut mettre toutes les ressources disponibles au service du nouvel équilibre : l'émotion, l'engagement, la passion, le rire, la tendresse, la colère, le caractère irréductible».



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