mardi 23 mai 2017

Actualités du Centre. Raffarin: qui a intérêt à l’échec du président? Les extrémistes, pas la France!

Emmanuel Macron & Jean-Pierre Raffarin
Comme la majorité des personnalités politiques qui se reconnaissent dans l’axe central et dans des références centristes, Jean-Pierre Raffarin se veut dans un comportement constructif vis-à-vis d’Emmanuel Macron.
Dans une interview au Figaro, l’ancien premier ministre de Jacques Chirac estime ainsi que pas un démocrate ne peut souhaiter l’échec du nouveau président de la république et affirme qu’il faudra collaborer avec lui quel que soit le résultat des prochaines législatives.
Extraits de ses propos:
- Emmanuel Macron «semble prendre très vite la dimension de sa fonction. Les premiers messages sont plutôt bienvenus: l’Europe, La Défense, le rassemblement… A l’étranger, la France reprend des couleurs. Cependant, soyons attentifs, on en reste à la promesse des symboles, il faut attendre le passage à l’action!»
- Le gouvernement  «doit être aujourd’hui ‘l’usine des réformes’ que le président a promise pour les premiers mois de son mandat. Le temps joue contre lui. Il ne faut donc pas se tromper de priorités. L’emploi et la sécurité sont les attentes principales des Français. Les textes sur le Code du travail et la simplification de la vie des entreprises, la programmation militaire et le renforcement du renseignement devraient être placés en urgence. L’usine doit tourner à bloc.»
- Le projet LR-UDI «reste cohérent sur l’essentiel: l’emploi, la sécurité et la laïcité contre l’islamisme. Notre atout comparatif est la baisse des impôts. Mais tout n’est pas à rejeter dans le projet Macron.»
- «D’abord, qui a intérêt à l’échec du président? Les extrémistes, pas la France! Ensuite, la meilleure manière d’aider Emmanuel Macron est d’élire au Parlement des députés de Droite et du Centre qui libéreront le président de la part socialiste de son héritage, qui le soutiendront sur les bons projets et qui corrigeront les mauvais. C’est ce que j’appelle être constructif.»
- Voter la confiance au gouvernement: «Cela dépendra de qui sera premier ministre et quels seront ses engagements. Mais dans l’intérêt de la France, il ne faut rien s’interdire.»
- Un compromis avec Macron «ne paraît pas trop difficile, encore faut-il que nous pesions fortement à l’Assemblée nationale. Les législatives seront déterminantes.»


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