jeudi 29 juin 2017

Actualités du Centre. Quand l’UDI ne sait plus où elle est

Lagarde, bien parti pour être le fossoyeur de l'UDI
Avec 18 députés, l’UDI avait réussi à ne pas sombrer mathématiquement parlant lors des dernières élections législatives.
C’est autre chose au niveau politique.
Incapable de savoir où elle est alors qu’un président centriste est à l’Elysée, la confédération qui se réclame du centre-droit est en constante ébullition pour dénoncer tout et son contraire, se fâchant même avec ses alliés, Les républicains constructifs, le lendemain de la constitution d’un groupe commun à l’Assemblée nationale, menaçant même de faire scission!
On comprend que n’étant plus qu’un cartel électoral où certains des élus veulent soutenir Emmanuel Macron quand d’autres attendent tous les jours les faux-pas du président de la république pour le critiquer et l’enfoncer, la formation centriste tente d’exister en multipliant les propos et les prises de position qui n’ont d’écho que chez ceux qui cherchent des voix qui s’en prennent au nouveau pouvoir pour un éventuel buzz médiatique.
Pourtant, ce n’est pas en parlant fort que l’UDI sera un parti fort.
Jean-Christophe Lagarde qui, en 24 heures, s’en est pris tous azimuts à Emmanuel Macron, à La République en marche, au gouvernement d’Edouard Philippe, à ses alliés de droite avec une hargne qui le fait plutôt ressembler à un énervé énervant qu’à un homme politique clairvoyant et responsable semble être toujours à la recherche du beurre et de l’argent du beurre sans avoir aucune ligne directrice politique.
Ses acolytes, tels Philippe Vigier ou Yves Jégo multiplient également les déclarations aussi fracassantes que leur impact est nul.
Résultat, après n’avoir eu aucun de ses membres au gouvernement (alors qu’il y a des MoDem, des LREM, des PS, des LR et des PRG…), l’UDI s’est fait remettre à sa place de petite formation sans envergure à l’Assemblée nationale où tous les postes qu’elle espérait conquérir (une vice-présidence de l’Assemblée, une présidence de la commission des finances et des places de choix dans d’autres commissions) ont été dévolus à d’autres, notamment à ses «amis» de Les républicains constructifs.


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