lundi 12 juin 2017

Législatives 2017. Les faux arguments contre la victoire de LREM

Emmanuel Macron
On peut comprendre le désarroi dans lequel se retrouvent aujourd’hui tous les opposants à Emmanuel Macron après le premier tour des élections législatives.
Et si la victoire d’hier doit être validée dimanche prochain par La République en marche, l’évidence montre que celle-ci est autant la défaite de LR, du PS, du FN et de FI, dans la droite ligne de la présidentielle avec un effet multiplicateur.

Néanmoins, à part quelques remises en cause ici ou là – qui seront bien entendu de mises le 18 juin au soir lorsque l’on connaîtra exactement le nombre députés pour chaque parti –, c’est avant tout dans la critique facile, voire primaire, que les adversaires du camp présidentiel ont versé avec des arguments souvent fallacieux. Parfois, dans une même phrase, on pouvait reprocher les exacts contraires à la formation macroniste..

Ainsi, comment parler, en même temps, de «parti godillot» qui sera aux ordres de l’Elysée et de l’impossibilité de pouvoir gérer la future majorité à cause soi-disant de fortes dissensions qui existeront nécessairement à l’intérieur de LREM du fait de la diversité des futurs députés qui viennent de tous les horizons politiques?!

On entend également beaucoup parler de l’inexpérience de ces députés ainsi de leur provenance d’univers professionnels divers ce qui, non seulement, les amènerait à privilégier leur domaine d’intervention mais à prêter une oreille bienveillante à tous les lobbyistes, notamment ceux de leur métier d’origine.

Une condescendance et un procès d’intention assez indignes de ceux qui n’ont souvent pas démontré leur qualification, leur indépendance et même, pour certains, leur honnêteté quand ils étaient au pouvoir ou avaient un mandat d’élu.

Et que signifie l’argument selon lequel ils viennent de la société civile et n’auraient donc pas la formation nécessaire pour être un représentant de la nation?

Cela veut dire que les «vrais» politiques naissent dans une «société politique»?!

Cela veut dire que le monde politique est révervé aux «vrais» politiques?!

Cela veut dire que ces «vrais» politiques ont, a priori, une compétence plus grande qu’un membre de la société civile?

La vie politique semble enseigner que la preuve n’est pas évidente à établir…

Quant à l’abstention qui ne donnerait pas la légitimité démocratique à la future Assemblée nationale, ceux qui ne sont pas venus voter ont validé a priori le résultat puisqu’ils ne se sont pas déplacés de leur propre initiative.

En outre, tout système démocratique s’est toujours basé sur ceux qui participent à son fonctionnement et il ne peut en être autrement.

Mais cette abstention dit aussi autre chose, que les partis qui sont au fond du trou parce qu’ils ont perdu leurs électeurs ou que ceux-ci ne se sont pas déplacés, en sont les premiers responsables.

S’ils avaient réussi à mobiliser leurs électeurs, ils n’en seraient pas là.

Quant au nombre très important de députés de La République en marche dans la futur Assemblée nationale, il n’y a généralement que ceux qui trouvent qu’ils n’en ont pas assez qui font des reproches à ceux qui en ont beaucoup mais qui se garderaient bien de les faire s’ils étaient dans la situation inverse…

Et puis, cela semble venir en totale opposition avec la critique que LREM ne serait qu’un rassemblement de personnes n’ayant pas les mêmes opinions!

Si tel est le cas, alors il n’y a pas à craindre un manque de pluralisme…

Quant à l’argument que cela permettra au gouvernement de gouverner avec une majorité confortable et de faire passer ses réformes, on cherche en vain où cela pose un problème…



Alexandre Vatimbella






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