mercredi 5 juillet 2017

Actualités du Centre. L’UDI reste dans Les constructifs mais se rêve désormais en parti pivot!

Jean-Christophe Lagarde
Après avoir menacer de quitter les députés LR qui ont décidé d’être dans une relation de soutien critique au gouvernement et au président de la république, l’UDI a fait machine arrière malgré les propos pour le moins agressifs et comminatoires de son président, Jean-Christophe Lagarde.
Il faut dire que la confédération centriste n’a plus vraiment les moyens d’une ambition d’indépendance et encore moins de diktat à d’éventuels alliés, fussent-ils moins nombreux en députés qu’elle.
Come le révèle un document publié par Le Point, les caisses sont vides et le projet politique inexistant.
Du coup, l’UDI se rêve désormais en parti pivot capable d’agréger autour d’elle tout le centre-droit et le centre-gauche, c’est-à-dire tout l’espace central hormis La République en marche, c’est-à-dire, selon les calculs de Lagarde, environ 150 députés (l’UDI en compte dix-huit actuellement).
Cette soudaine ambition démesurée montre que la formation créée par Jean-Louis Borloo est en plein désarroi, inventant au jour le jour une stratégie pour ne pas sombrer et disparaître de la scène politique que ce soit par les coups de boutoir extérieurs, les défections et les haines internes.
Car on se demande bien au nom de quoi l’UDI aurait une quelconque légitimité à prendre la tête d’un rassemblement proche de la majorité présidentielle alors même qu’elle a lutté de toutes ses forces contre Emmanuel Macron et soutenu un François Fillon plus proche des thèses radicales de la Droite, voire de la droite extrême avec le soutien de l’association Sens commun.
Cependant, ces contradictions ne semblent pas gêner les leaders de la formation de centre-droit et surtout pas son président dont on a du mal à saisir le positionnement partisan, si jamais il en à un, voire une quelconque ligne directrice pour son action…
Ainsi, alors qu’il ruait dans les brancards contre les députés «constructifs» de LR et parlaient de reprendre son indépendance, après la réunion de groupe Les constructifs-UDI, il a expliqué sans rire que:
«Nous avons refixé les règles de vie commune. Nous ne sommes pas issus de la même culture. Chez nous, à l’UDI, il n’y a pas quelqu’un qui décide et les autres qui suivent. Mais personne n’a remis en cause notre volonté de vivre en commun. Notre objectif reste bien de construire un mouvement politique de centre-droit, de centre-gauche et progressiste».
Et quelques heures après, lors d’une réunion d’un bureau exécutif de l’UDI où il manquait les deux-tiers des membres, il a fait adopté une motion qui affirme qu’une «recomposition (politique) autour de nos valeurs est possible» et qui le mandate pour transformer son «mouvement politique en force politique nouvelle, élargie, renforcée et fidèle à notre projet et notre socle de valeurs», sans aucune référence à ses «amis» Les constructifs.
Tout cela sent la fin de vie politique et les tentatives opportunistes pour sauver l’insauvable semblent vouer à l’échec.
Déjà, au Sénat, le groupe UDI-UC a repris son ancien nom d’Union centriste…


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