samedi 8 septembre 2018

Actualités du Centre. Malgré les affirmations de Lagarde, il n’y a pas de «nouvelle» UDI

Jean-Christophe Lagarde tente de faire croire sans cesse que l’UDI est un parti «du centre et de la droite de progrès» (c’est ce qui est inscrit sous son logo) qui se positionne entre Macron et Juppé.
Mais les contradictions permanentes qui ressemblent plus à de l’opportunisme qu’à une politique équilibrée, démontre, qu’après l’échec de 2017 (sans candidat à la présidentielle, la formation a soutenu un François Fillon très peu centriste), la formation créée par Jean-Louis Borloo avance sans cesse masquée sans avoir changé d’un iota son tropisme droitier et sa fonction d’appendice de la Droite.
Bien sûr, l’UDI n’a pu soutenir la dérive radicale de Laurent Wauquiez (mais continue à être son alliée zélée au Conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes!) qui parle et agit comme Marine Le Pen.
Pour autant, cela ne l’empêche pas de travailler «beaucoup ensemble» et «main dans la main», dixit le lieutenant de Lagarde, Hervé Marseille, avec le président du Sénat, Gérard Larcher (invité à l’université d’été de l’UDI), mais aussi avec les membres «fréquentables» de LR comme Valérie Pécresse ou Xavier Bertrand et quelques autres.
On peinerait à chercher et à trouver un pendant avec certains membres de LREM, même avec d’anciens UDI qui ont rejoint la majorité présidentielle.
Les derniers propos du président de l’UDI vont dans ce sens.
Sur CNews, Jean-Christophe Lagarde a encore tenté de démontrer que la ligne de l’UDI était claire et responsable sans y parvenir.
Car si le président du parti de centre-droit et de droite se veut pondéré et équilibré en affirmant soutenir le pouvoir en place sur certains dossiers et le critiquant sur d’autres, il faudrait une explication politique qui explique le pourquoi de l’un et de l’autre.
Or, ce n’est pas le cas.
A chaque fois le politicien prend le pas et toujours dans le même sens.
Ainsi des critiques sur la personne d’Emmanuel Macron sont de plus en plus présentes, comme si le baromètre du positionnement politique de Lagarde er de l’UDI était la cote de popularité du président de la république dans les sondages…
Les exemples de l’incohérence de cette jonglerie perpétuelle sont nombreux.
Un des plus caractéristiques (à part celui cité plus haut de Wauquiez avec lequel on prétend qu’on ne s’alliera jamais tout en étant son allié au niveau régional), vient de l’«affaire» Benalla où Lagarde prétend qu’il refuse l’instrumentalisation politicienne qui en est faite tout en louant le travail de la commission d’enquête du Sénat dirigée par un très proche de Fillon, Philippe Bas, qui a revendiqué d’en faire un tribunal politique contre la macronie dans les médias…
Certains diront que tout cela n’est pas étonnant vu les antécédents politiques du président de l’UDI où prime la volonté de pouvoir et d’exister à tout prix sur la scène politico-médiatique.
D’autres que cela n’a guère d’importance vu que cette dernière n’est plus qu’un cartel électoral dont l’avenir s’écrit en pointillé.


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