lundi 7 octobre 2019

Propos centristes. France – Attentat préfecture de police de Paris ; GPA ; retraites ; incendie Lubrizol…

Voici une sélection, ce 7 octobre 2019, des derniers propos tenus par des centristes dans les médias ou sur les réseaux sociaux en France.

● Gouvernement
[Nota: dans ce gouvernement, certains membres ne sont pas centristes; nous retranscrivons cependant leurs propos en rapport avec leur fonction parce qu’ils font partie selon nos critères d’une équipe qui suit une politique globalement centriste]

Edouard Philippe (Premier ministre)
- [Attentat préfecture de police Paris] Je voudrais d'abord exprimer mon émotion aux familles des victimes et à leurs collègues, ainsi que ma gratitude au très jeune policier qui est intervenu pour son grand courage et son professionnalisme. S'agissant des faits, il y a une enquête, avec des perquisitions et des investigations techniques. Ce n'est que quand elles auront avancé – nous souhaitons tous que ce soit le plus rapidement possible – que nous pourrons reconstituer le parcours du meurtrier et surtout y voir totalement clair sur le moment où sa radicalisation est devenue perceptible.
- [Attentat préfecture de police Paris] Le risque zéro n'existe pas, c'est vrai ; mais c'est notre responsabilité de ne jamais accepter d'éventuels défauts et de toujours resserrer les mailles du filet. Pour tous les services de renseignement, la détection des menaces internes est une priorité absolue. En particulier, aucun signal de radicalisation ne peut être méconnu ni rester sans réponse. En accord avec le président de la République, j'ai saisi l'inspection des services de renseignement [ISR]. Elle dira, d'une part, si les outils de détection et de signalement étaient en place à la DRPP [direction du renseignement de la préfecture de police] et s'ils ont bien fonctionné. D'autre part, j'ai demandé qu'elle mène une revue en profondeur des procédures de détection, de signalement et de traitement des processus de radicalisation dans l'intégralité des services de renseignement impliqués dans la lutte contre le terrorisme. Le tamis va être très fin.
- Les services de l'Etat ne sont pas à l'abri des processus de radicalisation. Dès octobre 2017, dans la loi de sortie de l'état d'urgence, nous avons renforcé nos outils de détection. Le service national des enquêtes administratives de sécurité a réalisé plus de 300.000 enquêtes en 2018. Dans la police, ces dernières années, une vingtaine de situations ont donné lieu à des mesures pour écarter des personnes dont le comportement n'était pas compatible avec leurs fonctions. Mais nous voulons continuer à resserrer les mailles du filet : c'est précisément l'objet des missions confiées à l'ISR.
- J'ai toute confiance en Christophe ­Castaner, qui a fait état de ce qu'il savait au moment où il s'est exprimé. Il est dans le rôle du ministre de l'Intérieur dans de telles circonstances. L'enquête se déroule et c'est à présent la justice qui en rend compte. Je prends ces sujets très au sérieux, mais ne comptez pas sur moi pour répondre à des polémiques politiciennes.
Après l'incendie de l'usine Lubrizol à Rouen, la communication gouvernementale n'a-t‑elle pas été défaillante?
- [Incendie Lubrizol Rouen] peut toujours mieux faire mais, avant de parler de communication, parlons des faits. Les pompiers, les salariés de l'usine, les forces de l'ordre ont remarquablement réagi. Grâce à eux, on a évité une catastrophe bien plus grave. Le feu a touché les zones de ­stockage mais pas les zones de production. En douze heures, l'incendie a été maîtrisé, sans faire aucune victime. Et depuis, le préfet, les autorités sanitaires, le rectorat, les élus : tout le monde est sur le pont. Notre souci de transparence a été immédiat. Notre première ­priorité a été de mesurer le mieux possible l'impact sur la qualité de l'air. Le jour même, le ministre de l'Intérieur était à Rouen. Puis j'ai demandé aux ministres de l'Environnement, de la Santé, de l'Education, de l'Agriculture de se rendre sur place et de dire tout ce que nous savions, sans rien cacher des incertitudes.
- [Incendie Lubrizol Rouen]  Nous vivons une époque curieuse où la parole publique, comme celle des experts, est mise en cause. Aujourd'hui, lorsque vous êtes aux responsabilités, on ne vous croit plus, on vous juge illégitime. En démocratie, ça devrait être le contraire! Nous avons fait le choix de la transparence totale : nous répondons à toutes les questions ; le préfet tient des conférences de presse tous les jours. Les interrogations sont légitimes, le doute aussi. Je suis né à Rouen, comme tous les Havrais j'y ai de nombreux amis, j'ai vu les conséquences de l'incendie, spectaculaire, je suis bien placé pour comprendre les inquiétudes. Je ne vais pas renoncer à dire tout ce que nous savons et à reconnaître ce que nous ne savons pas pour complaire aux complotistes et aux marchands de peur.
- [Incendie Lubrizol Rouen]  Je m'engage pour le gouvernement, pas pour les deux entreprises concernées par l'incendie, Lubrizol en particulier. Sa direction a été trop absente dans la communication. C'est une grande entreprise, implantée à Rouen depuis longtemps. J'aurais aimé la voir plus prompte à s'engager pour accompagner ­financièrement les riverains qui ont subi des dommages. Nous l'avons dit à ses dirigeants, et l'entreprise semble le prendre en compte puisqu'elle vient d'annoncer des mesures. Cela doit se traduire très rapidement sur le terrain et j'y veillerai.
- [Incendie Lubrizol Rouen]  Tous les résultats disponibles sont publiés, et la bonne nouvelle c'est qu'à ce stade ils sont rassurants. Mais nous voulons faire toutes les analyses nécessaires, et certaines prennent du temps – notamment le repérage des dioxines. Mon engagement, c'est que tout soit rendu public. Tout. Cette semaine, nous allons créer un comité pour la transparence, incluant les élus, les associations environnementales, les médecins, les agriculteurs et les industriels, pour suivre dans la durée les données ­concernant l'environnement et la santé. Parallèlement, les enquêtes – judiciaire et ­administrative – diront pourquoi et comment l'incendie est arrivé.
- [Convention citoyenne sur le climat] [Il faut ] d’autres façons d'aborder l'écologie et, surtout, d'impliquer les ­Français. Il faut sortir du dialogue traditionnel entre le gouvernement et des associations très investies mais qui ne représentent pas nécessairement la diversité des points de vue. La transition écologique, c'est l'affaire de tous les Français. Elle ne doit pas être imposée d'«en haut». Chacun peut avoir des solutions pratiques à proposer. Cette convention débouchera sur des propositions, qui pourront être adoptées par voie réglementaire ou législative, voire par référendum, le président de la République a évoqué cette option. Car l'objectif est d'agir. Il y a eu le temps de la prise de conscience : «la maison brûle», comme avait dit Jacques Chirac à Johannesburg dès 2002. Ensuite il y a eu les objectifs, ambitieux et indispensables, mais pas toujours très concrets : c'est facile de dire qu'on sera vertueux dans vingt ans! Maintenant, il faut trouver des solutions pour faire changer les comportements, pour préparer le monde de demain. C'est la responsabilité de notre génération.
- Il y a dans le pays de l'inquiétude – on le voit à Rouen comme sur la transition écologique, la santé, la sécurité. Pour retrouver de la sérénité, nous devons définir le modèle que nous voulons construire : que sera, demain, la prospérité française dans un monde sans carbone, avec des transformations démographiques considérables, des tensions géopolitiques fortes? Je comprends les angoisses des Français. Pour y répondre, je ne dis pas que tout va bien mais je m'efforce, sous l'autorité du Président, de préparer les conditions de la prospérité de demain, qui ne seront pas les mêmes qu'hier. C'est pour construire cette prospérité que nous investissons dans l'éducation, l'enseignement supérieur, la santé, l'écologie, la police, l'armée.
- Le métier de ­paysan a toujours été difficile, mais je n'ai jamais vu un paysan se plaindre de la difficulté de son métier. En revanche, aujourd'hui, ceux qui l'exercent se sentent attaqués et incompris. On leur dit en quelque sorte qu'en faisant leur métier ils seraient responsables de tous les maux comme si la France se retournait contre eux. C'est inacceptable, pour eux comme pour moi. Dans leur immense majorité, les agriculteurs sont des acteurs de la transition écologique. Il faut donc les accompagner. Et ne pas toujours leur donner tort ou tomber dans des surenchères inutiles, par exemple sur la question des zones sans pesticides. Encore une fois, faisons confiance à la science.
- [Malaise au sein de la police]On demande énormément à nos policiers. La sécurité quotidienne, mais aussi la lutte contre le terrorisme, le maintien de l'ordre face à des manifestations violentes qui les épuisent. La mise en cause systématique de leur sérieux professionnel les a profondément choqués. Moi aussi. Nous avons pris en compte la question des effectifs : nous aurons 10.000 recrutements de policiers et de gendarmes sur le quinquennat, dont 2.000 en 2020. Mais on peut aussi améliorer ­l'organisation du travail de la police. Et il y a une question de considération qui relève de tous : les Français ne doivent pas hésiter à montrer leur confiance dans leur police et dans leur gendarmerie.
- [Malaise au sein de la police]- Nous corrigeons les défauts d'investissement du passé ou les heures supplémentaires non payées. La Police nationale bénéficie d'un budget en hausse pour la troisième année consécutive. (…) Mais je le répète, et je peux le dire précisément parce que nous augmentons les budgets, il n'y a pas que des questions budgétaires ; il y a les conditions de travail, les cycles horaires – une expérimentation de nouveaux cycles de travail a été lancée en septembre, avec l'accord de l'ensemble des organisations syndicales –, l'organisation, le management… : c'est l'ensemble de ces questions que nous traitons.
- Depuis le début du quinquennat, nous avons ajouté 6 milliards d'euros au budget des hôpitaux ; nous revalorisons aussi les salaires (…). Mais je mesure très bien la pression qui s'exerce sur les professionnels de santé. Là aussi, il n'y a pas que la question des crédits. Il faut, avec ces moyens supplémentaires, transformer les organisations ; c'est ce que fait Agnès Buzyn avec la réorganisation des urgences, avec le déploiement des hôpitaux de proximité, avec la réforme du financement qui met fin à la course à l'activité, avec l'évolution des métiers et des compétences. Aux urgences, une infirmière pourra bientôt faire des points de suture : c'est une mesure gagnante pour tout le monde. Nous serons aux côtés des professionnels dans ces transformations et nous continuons à dialoguer avec eux pour améliorer leurs conditions de travail et leur donner les moyens de répondre aux besoins de la population.
- [Réduction du déficit] Ce n'est pas du tout un virage, et ce n'est même pas une pause. Nous allons faire adopter un budget qui prévoit un déficit de 2,2% du PIB – c'est le plus bas depuis vingt ans! Et on le fait en baissant les impôts! Ceux qui nous accusent de ne pas faire baisser la dette sont ceux qui l'ont fait monter de 60% à presque 100% du PIB quand ils étaient aux affaires, tout en augmentant les impôts. Non seulement j'assume ce que nous faisons, mais j'en suis fier.
- Nous avons décidé de répondre à l'exaspération fiscale légitime des Français : suppression de la taxe d'habitation pour 80% des foyers, baisse des deux premières tranches de l'impôt sur le revenu pour 17 millions de Français, défiscalisation des heures ­supplémentaires. C'est 10 milliards d'impôts en moins en 2020. Mais nous n'oublions pas les entreprises, avec une nouvelle baisse de l'impôt sur les sociétés, que nous ramènerons à 25% en 2022.
- Ma priorité, c'est la revalorisation du travail, dans un pays où le chômage reste élevé malgré l'amélioration en cours. Mieux former, mieux inciter, mieux rémunérer : nos efforts vont dans ce sens. Nous voulons que le travail paie davantage. Ceux qui travaillent doivent avoir un avantage réel sur les autres. Le pouvoir d'achat, il vient d'abord du salaire!
- Je mets en œuvre les engagements pris par le président de la République devant les Français. Nous partageons entièrement l'objectif de la revalorisation du travail et celui de la transformation du pays. Ce que nous décidons engage l'argent des Français, c'est ce qui nous impose à tous le sérieux.
- [Déception et l'inquiétude des cadres] Quand on baisse les cotisations sociales sur les salaires, qu'on développe la formation, qu'on supprime la taxe d'habitation, qu'on baisse l'impôt sur le revenu, on ne défavorise pas les cadres, au contraire. Moi, je ne mène pas une politique pour telle ou telle catégorie. J'essaie de mener une politique pour la France en n'oubliant personne.
- [Réforme des retraites] Notre réforme sera juste et redistributive : nous voulons corriger les inégalités du système actuel, entre les hommes et les femmes et entre les Français selon leur statut. Certains cadres enchaînent des activités de salarié et d'indépendant. Ils changent plus souvent d'entreprise. Aujourd'hui, ces changements de statut sont très mal pris en compte et pénalisants. Avec un système universel, ces problèmes disparaissent. Je rappelle par ailleurs que les droits acquis seront préservés et que la transition vers le régime universel sera progressive.
- [Réforme des retraites] Nous sommes prêts à négocier sur tout, même si les principes fondamentaux de la réforme sont connus. Nous voulons un système universel, par répartition, par points. Nous voulons un système à l'équilibre pour que les Français aient confiance en sa pérennité. Nous savons aussi que, compte tenu de l'augmentation de l'espérance de vie, il faudra travailler plus longtemps, comme partout en Europe.
- [Réforme des retraites] Je prends la contestation au sérieux, sans désinvolture. Mais peur, non. Je crois au dialogue social. J'ai annoncé que j'étais prêt à négocier pour que la réforme préserve les droits acquis et les espérances légitimes. Mais je ne crois pas que les Français acceptent de subir des blocages qui auraient pour objet de conserver des régimes particuliers qui n'ont plus lieu d'être.
- [Réforme des retraites] Un système universel ce n'est pas un système uniforme. L'objectif est qu’un euro cotisé produise les mêmes droits pour tous, dans chaque métier. Mais il faudra évidemment prendre en compte les spécificités de certains métiers en matière de dangerosité ou de pénibilité. C'est aussi une question de justice sociale.
- [Réforme des retraites] La réforme sera décidée d'ici l'été mais ne sera intégralement en vigueur que bien longtemps après. Pour toutes les transformations fortes, qui touchent à la vie des Français, il faut accepter des périodes de transition longues. Nous visons un projet de loi fixant le cadre général et les garanties avant l'été prochain. Une fois que le futur système sera connu et voté, il faudra travailler régime par régime pour mettre en place les transitions progressives vers le nouveau régime universel. Nous avons du temps. Prenons-le.
- [Débat sur l'immigration à l'Assemblée nationale] L'objet de ce débat, c'est de définir une stratégie en matière d'immigration. Nous voulons examiner l'ensemble des données du problème, de la question des pays d'origine jusqu'à celles de l'intégration ou du retour. Lorsque des étrangers viennent en France parce que nous le voulons ou qu'ils en ont le droit, il faut que tout se passe bien. Pour cela, nous devons faire en sorte que ceux qui n'ont pas vocation à rester n'entrent pas sur notre sol ou en repartent. Sur ce sujet comme sur beaucoup d'autres, je raisonne en termes de droits et de devoirs.
- [Reconduite à la frontière les immigrés illégaux] La marque du président de la ­République et de ce gouvernement, c'est de ne pas accepter la fatalité. Nous avons changé les choses et expliqué aux pays d'origine que s'ils ne reprenaient pas les personnes reconduites, nous pourrions réviser notre politique de visas. Et nous avons obtenu des résultats : en un an, le nombre de laissez-passer consulaires, qui nous permettent de reconduire un étranger en situation irrégulière, a augmenté de 60% pour les principaux pays concernés.
- [Quotas d'immigration] Ce n'est pas un mot tabou. Des quotas n'auraient pas de sens pour les demandeurs d'asile ou pour le regroupement familial. En revanche, on peut débattre de nos besoins de main-d'œuvre étrangère. Par ailleurs, il faut se fixer des objectifs ambitieux pour l'accueil des étudiants.
- Un Premier ministre peut rester en fonction aussi longtemps qu'il a la confiance du président, le soutien de la majorité et l'envie de continuer. Il me semble que les trois conditions sont toujours réunies.

Christophe Castaner (ministre de l’Intérieur)
- [Attentat préfecture de police Paris] Je me suis immédiatement rendu à la préfecture de police, dès que j'ai eu connaissance du drame. Avec le procureur de la République de Paris, nous n'avons écarté aucune hypothèse. Aucun signe de radicalisation n'était consigné dans son dossier administratif, c'est ce dont j'ai fait état.
- [Attentat préfecture de police Paris] La saisie de l'inspection des services de renseignement par le Premier ministre doit permettre de resserrer les mailles du filet, à tous les niveaux de hiérarchie, dans tous les services. S'il y a eu des fautes, nous les corrigerons.
- [Attentat préfecture de police Paris] Évidemment, il y a eu de failles puisqu’une femme et trois hommes sont morts. C’est insupportable. Et aujourd’hui encore, je pense aux familles, aux proches des victimes qui sont dans la peine et la douleur. Nous sommes à leurs côtés.

Florence Parly (ministre des Armées)
- La France, cyberpuissance, c’est désormais une réalité. La fabrique de champions du cyber que nous construisons aujourd’hui dans le bassin rennais sera là pour porter nos ambitions.
- La cyberdéfense est une priorité absolue du ministre des Armées. Nous y consacrons 1,6 milliard d’euros entre 2019 et 2025. 4 000 cyber combattants seront sous les drapeaux en 2025.

JeanYves Le Drian (ministre des Affaires étrangères)
Notre politique commerciale et d'investissement doit ouvrir de nouveaux marchés pour nos entreprises, mais elle doit aussi protéger nos intérêts stratégiques et répondre à l'ensemble des aspirations de nos concitoyens en termes d'équité et de développement durable.

Jean-Michel Blanquer (ministre de l’Education)
- [Journée mondiale des enseignants] Merci à tous les Professeurs qui, au quotidien, en France et dans le monde, accomplissent la plus fondamentale des missions, celle de la transmission: Merci!
- L’éducation artistique et culturelle est essentielle pour notre école, pour la vie de nos élèves.

Agnès Buzyn (ministre de la Solidarité et de la Santé)
- [Fraudes à la Sécurité Sociale] Notre système de protection sociale est un bien commun. Ma responsabilité est d'assurer qu'il soit bien utilisé. Je prendrai toutes les mesures nécessaires pour améliorer les contrôles et lutter contre ces fraudes inadmissibles.
- Notre engagement contre la GPA est tout aussi ferme que notre engagement pour la PMA. Nous sommes pleinement mobilisés contre la GPA qui met en péril la non-marchandisation du corps et la dignité du corps humain.
- Les débats au Parlement se sont tenus dans une atmosphère de très grand respect et de sérénité, et j'en suis fière. Chaque sensibilité a pu s'exprimer, et nous avons écouté ce qu'a voulu la majorité des députés : l'ouverture de la PMA à toutes les femmes.
- [Incendie Lubrizol Rouen] Je dis aux Rouennais qui nous écoutent: nous ne savons pas encore tout,mais aujourd'hui la grande majorité des prélèvements qui ont été faits ont des résultats rassurants.Nous n'avons aucun intérêt à cacher quoi que ce soit:nous partagerons la totalité de ce que nous savons.
- [Journée nationale des aidants ] Toutes les personnes qui accompagnent leurs proches malades, en situation de handicap ou de dépendance, sont des acteurs essentiels d'une société inclusive, qui prend soin des plus vulnérables et que je veux soutenir. nous présenterons bientôt des mesures pour mieux les accompagner. Les aidants doivent bénéficier d'une protection sociale à la hauteur de leur engagement, pour que leur solidarité ne devienne pas source de vulnérabilité.

Marc Fesneau (ministre des Relations avec le Parlement)
- Il faut qu’on puisse poser les termes du débat sur l’immigration, des flux migratoires, du droit d’asile, de l’intégration, de l’harmonisation au niveau européen. C’est bien de pouvoir le faire sans être en période de crise et en des termes apaisés.
- Nous traitons tous les sujets prioritaires pour les Français. Il y a des sujets migratoires, regardons-les. Aucun sujet n’appartient à aucun camp. Il y a eu de nombreuses lois en 30 ans sur l’immigration. Il faut évaluer les dispositifs existants et les ajuster.
- [Attentat préfecture de police de Paris] Nous vivons dans un monde contradictoire. Christophe Castaner s’est exprimé dès jeudi, y compris pour rendre hommage aux victimes. On presse la parole politique afin qu’elle s’exprime immédiatement, et quand elle le fait avec les éléments qu’elle a, on le lui reproche.

Adrien Taquet (secrétaire d’Etat à la Protection de l’enfance)
- Le fait que la parole des experts et des politiques soit suspectée par défaut est inquiétant pour la démocratie. À Rouen, nous faisons la transparence sur tout ce que nous savons dès que nous le savons. Et nous assumons de le dire quand nous ne savons pas encore.
- L'extension de la PMA n'ouvre pas la voie à la GPA. Ce gouvernement y est fermement opposé au nom d'un principe essentiel en droit qui s'appliquera pour les gouvernements suivants : la protection contre la marchandisation du corps de la femme.

Brune Poirson (secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la Transition écologique)
La France a demandé aujourd’hui au Conseil des ministres de l’Environnement une législation pour que ne puissent plus être vendus sur le sol européen des produits qui ont engendré de la déforestation ailleurs dans le monde.

Laurent Nunez (secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Intérieur)
- J'ai entendu les propos de messieurs Eric Ciotti ou Guillaume Larrivé. J'ai œuvré pour les services de renseignement, à la tête de la DGSI, et je considère que ces personnes ne sont pas qualifiées pour nous donner des leçons. Ils polémiquent. Nous, nous sommes en responsabilité.
- La tragédie qui a touché la préfecture de police endeuille le ministère de l'Intérieur tout entier. Je veux à nouveau dire mon soutien et ma solidarité aux familles et aux proches des victimes, mais aussi à l'ensemble des personnels de la préfecture de police de Paris dont j'ai fait partie.

● LaREM
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ou de gauche ne sont pas retranscrits]

- La loi Bioéthique porte l'intérêt supérieur de l'enfant. L'ouverture de la PMA aux femmes seules, c'est l'aboutissement d'un projet parental réfléchi, préparé et accompagné.
- Non, la loi Bioéthique ne bouleverse pas le droit à la filiation. Elle permet aux femmes de devenir simultanément, dès la naissance, les mères de l'enfant.
- La GPA ne sera pas autorisée en France. C'est une ligne rouge.

Stanislas Guerini (délégué général)
- Ceux qui disent que la GPA figurera dans le texte mentent. Elle est et restera interdite. Ne tombons pas dans le piège de ceux qui instrumentalisent le débat pour remettre en cause la grande avancée sociétale que nous vivons avec la PMA pour toutes.
- Ma responsabilité, c'est de faire en sorte que les extrémistes n’arrivent jamais au pouvoir pour mettre en place leurs idées folles sur l'immigration. C'est pour ça que nous, humanistes, devons aborder la question migratoire sans tabou, ni totem.
- J'attends du débat sur l'immigration qu'il permette d'objectiver les choses. Nous devons poser les grandes lignes d'une stratégie migratoire. Il faut une approche plus transversale en abordant les questions de logement, d'emploi, de santé.
- Christophe Castaner est dans son rôle et a donné tous les éléments dont il disposait. Je m'inquiète de voir des responsables LR se faire l'écho du RN en mêlant leurs voix à celle de l'extrême droite pour des raisons politiciennes. La droite républicaine est perdue.

Pierre Person (délégué général adjoint)
Qu'est ce que le progressisme local ? Un rassemblement des acteurs politiques et citoyens, au-delà des clivages. Un projet écologique, inclusif et solidaire pour redonner du souffle à nos territoires.

Gilles Le Gendre (président du groupe à l’Assemblée nationale)
- Il faut une remise à plat complète de notre politique d’immigration. Les mesures exceptionnelles ne sont pas les plus efficaces, il faut des mesures de fond issues d’un diagnostic complet. L’approche interministérielle du gouvernement sur le sujet est saluée par le Groupe.
- J'approuve totalement la décision de Christophe Castaner de procéder à des signalements automatiques dès qu’il y a un soupçon de radicalisation. C’est une prise de conscience collective et individuelle qu’il faut impulser dans les services.
- La menace terroriste est en train de muter, elle devient individualisée. Il faut analyser la transformation de cette menace et y apporter les réponses adaptées. Comme demandé par le Premier ministre hier, nous devons être beaucoup plus vigilants face à ces risques.
- Nous sommes extrêmement clairs. Nous ne voulons lancer aucun signal qui puisse laisser planer le moindre doute sur notre refus absolu de la GPA.
- [Attentat préfecture de police Paris] C'est quelque chose de bouleversant, mais c'est quelque chose qui doit échapper à l’instrumentalisation politique.

Benjamin Griveaux (député)
- Il y a des enfants qui dorment dans la rue, dans la plus belle ville du monde. La protection de l’enfance, c’est la responsabilité du maire de Paris. Je vous le dis, il n’y aura pas un enfant qui ne sera pas mis à l’abri si je suis maire de Paris.
- Sans classe moyenne, Paris mourra. Je ne veux pas faire de Paris une ville musée réservée aux touristes.
- Il faut structurer le marché du logement intermédiaire [à Paris]. Les 500 millions d'euros par an investis dans le logement social, il faut en réserver une part pour le logement intermédiaire sinon on chasse les familles.
- Le maire de Paris est le maire de tous les arrondissements, des quartiers populaires qui ont été abandonnés par une majorité dites de gauche.
- Chaque semaine, le Conseil parisien de l’urgence climatique fera une proposition concrète. Première proposition : au moins une rue-jardin piétonne dans chacun des 240 micro-quartiers parisiens.

●MoDem
Patrick Mignola (président du groupe à l’Assemblée nationale)
Notre responsabilité est de traiter des questions migratoires sans obsession, sans confusion mais sans omission.

Sarah El Hairy (porte-parole)
[Tribune En France, réfléchir à la place de l’argent n’est pas toujours évident] Autant les pays de culture anglo-saxonne entretiennent un rapport assez naturel à l’argent, autant la culture hexagonale hésite souvent à placer le sujet au cœur des débats. Culture protestante d’un côté, culture catholique de l’autre. Or, l’argent n’est pas seulement le nerf de la guerre, il peut aussi être le cœur névralgique d’actions positives, tournées vers les autres. C’est toute l’idée de la philanthropie, qui vise à organiser la générosité, pour réduire les inégalités sociales. Étymologiquement, le terme vient du grec philanthrôpos, de philo qui signifie, et anthrôpos qui signifie. Ainsi, fondamentalement, la philanthropie signifie l’amour de l’humain, de l’Humanité. Avant même d’être élue parlementaire, la question de la philanthropie m’intéressait et m’intriguait. Comme une énigme à élucider : comment tant d’idées fausses pouvaient-elles contrarier une entreprise aussi nécessaire ? [Il faut] réinventer une philanthropie à la française, qui doit allier transparence, hybridation des ressources et réponses au besoin de financement de ces structures d’intérêt général. On fait souvent grief aux donateurs de suivre aussi, dans leur action, leur intérêt. Ces reproches sont apparus nettement après l’incendie de la cathédrale de Notre-Dame. Mais il n’y pas forcément de contradiction. On trouve, chez le philosophe Alain, cette phrase : «Il faut se rappeler ce que dit Comte de la vanité, à savoir qu’elle est un commencement de charité. C’est sentir par sympathie, c’est se dresser à éprouver ce qu’on doit aux autres d’éprouver.» La philanthropie n’est pas exactement synonyme de charité, car il n’y a pas nécessairement de dimension religieuse. C’est d’humanisme qu’il est question. Dans la philanthropie, il entre de la sympathie, mais aussi une réflexion économique, structurée, sur les effets visés. C’est le cadre de l’action qui doit être repensé. Il s’agit d’évaluer les structures juridiques qui permettent aux associations, et surtout aux fondations, d’œuvrer et de rayonner. Le cas des fondations abritées sera notamment examiné. C’est toute l’architecture de notre modèle social qu’il faut considérer, avec attention. Dans les pays où l’Etat-providence a été fort, comme chez nous, la philanthropie entre moins dans la culture du pays que dans des pays à l’économie plus ouvertement libérale. Or, la générosité des Français est une réalité : 22 millions de bénévoles participent à des actions associatives et plus de 5,2 millions de Français font un don chaque année.  Le problème n’est pas dans l’intention, ou dans la pureté de l’acte de donner. Il tient à la structure du modèle social, où certains freins entravent les bonnes volontés. Interroger les structures statutaires est essentiel. C’est ainsi que l’on pourra renforcer la confiance dans ces organismes d’intérêt général. Les règles de droit des libéralités et des successions feront également l’objet de notre réflexion. Là encore, les bons leviers doivent être actionnés pour que l’argent irrigue la société dans la direction la plus juste.

Vincent Bru (député)
- Je propose de créer un haut-commissariat aux Migrations, qui assurerait la stratégie et la mise en place d'une nouvelle politique migratoire basée sur les principes d’humanité, d’intégration et d’efficacité.

Nathalie Avy Elimas (députée)
[Journée nationale des aidants] Ce jour doit permettre de sensibiliser la société au rôle essentiel des aidants. En matière de politiques publiques, aussi, nous devons aller encore plus loin, en leur ouvrant de nouveaux droits. Soyons solidaires !

●UDI
[Nota: dans ce parti, les propos de ses membres qui ne sont pas centristes et se considèrent de droite ne sont pas retranscrits]

Jean-Christophe Lagarde (président)
- [Attentat préfecture de police de Paris] Ceux qui réclament la démission de Christophe Castaner sont de mauvaise foi! La Préfecture de Police est un État dans l’Etat depuis Napoléon! Deux changements sont nécessaires : normaliser la préfecture de police de Paris ; une loi pour écarter préventivement les fonctionnaires radicalisés


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